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Varrault : « Je ne dors pas foot, je ne mange pas foot »

Cédric Varrault a fêté son 38e anniversaire le 30 janvier dernier, ce qui fait du défenseur dijonnais un des joueurs les plus âgés encore en activité en Ligue 1, carrière qu’il devrait stopper à la fin de la saison. Il n’a connu que quatre clubs au niveau professionnel, un cas assez rare à ce niveau. Samedi soir, Varrault croisera Nice, où tout a commencé pour lui, en 1999-2000...

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C’est donc décidé, vous allez arrêter à la fin de la saison ?
Je suis en tout cas parti dans cette idée. J’avais prolongé mon contrat d’un an la saison dernière, avec ensuite une probable reconversion au DFCO. Dijon, c’est une ville où je me sens bien. Ma femme et mes enfants apprécient d’y vivre, nous y avons noué des amitiés. Partir relever un autre challenge à 38 ans, ce n’est pas facile. Je suis plutôt en train de préparer ma reconversion. Je ne m’imagine pas à rester sans rien faire. Je prendrai deux bons mois de vacances après la fin de la saison. J’ai déjà commencé ma formation pour passer mes diplômes d’entraîneur. Je n’en suis qu’au début, mais je vais m’orienter vers ça. Une chose est certaine, jouer me manquera...

Durer jusqu’à 38 ans, cela demande-t-il d’énormes sacrifices et une hygiène de vie hyper stricte ?
Quand je suis arrivé à l’OGC Nice, j’arrivais du Rapid de Menton. Je ne sortais pas d’un centre de formation, j’avais obtenu mon bac, je pense que je conservais alors une certaine fraîcheur. Je faisais un peu attention, mais pas plus que ça. On m’avait prévenu : pour espérer durer, il faut bien s’étirer, bien s’hydrater, bien récupérer. J’aimais bien sortir de temps en temps, après les matchs, mais sans excès. Puis j’ai eu quelques petites blessures quand j’ai eu 25 ans et, à partir de là, j’ai été plus attentif à certaines choses, comme les étirements, les abdos... Mais j’aime bien la vie : je réside dans une région où il y a du bon vin, de la bonne bouffe. Je me connais bien, je sais me gérer. Avec les années, c’est normal.

Faut-il aussi être un dingue de foot pour jouer au haut niveau pendant presque vingt piges ?
J’adore le foot. C’est une passion. Mais je ne pense pas qu’à ça. Je ne dors pas foot, je ne mange pas foot. Je ne regarde pas tous les matchs qui sont diffusés à la télé. J’ai d’autres centres d’intérêt : je m’intéresse à la politique, à l’actualité, à d’autres sports, comme le tennis, notamment.

« Gernot Rohr avait été nommé entraîneur. Je me souviens de ses causeries d’avant-match. Il savait nous piquer. C’est un vrai meneur d’hommes. Il nous motivait comme jamais. C’est vrai qu’à l’époque, on jouait de manière assez physique. Mais on avait d’autres qualités. »

Vous êtes né à Blois, mais vous avez une pointe d’accent méridional...
(Rires.) Je ne suis pas resté longtemps à Blois. Mon père, qui était cadre chez EDF (sa mère était enseignante, ndlr), a été muté à Marseille. Et je suis arrivé à Nice quand j’avais douze ans. J’ai donc pas mal bougé quand j’étais jeune. Mais c’est vraiment à Nice que j’ai passé le plus de temps. J’ai commencé à jouer avec les pros, lors de la saison 1999-2000. Un seul match, grâce à Guy David, l’entraîneur de l’époque. Mais je n’ai signé professionnel qu’en 2001. Car la saison suivante, le club avait été racheté par des Italiens, dont le président de l’AS Roma (Franco Sensi, ndlr). Le coach s’appelait Sandro Salvioni. On avait connu un championnat difficile en terminant quinzièmes en Ligue 2. Moi, j’avais joué douze matchs. En 2001-2002, on obtient le droit de remonter en L1, sauf qu’il y avait des problèmes financiers. La DNCG refuse l’accession, avant de la valider. Les Italiens étaient partis quelques mois plus tôt, et ce sont des repreneurs marseillais et corses qui avaient racheté le club. Le président s’appelait Robert Cassone. Nous, joueurs, on suivait tout ça, sans être vraiment au courant de tout. C’était une période assez agitée. Mais l’arrivée de Maurice Cohen, un président qui a fait beaucoup de bien à l’OGCN, a changé les choses. C’est devenu plus posé.


Lors du retour des Aiglons en Ligue 1, vous déchirez tout. À tel point que l’équipe fait la course en tête pendant plusieurs mois !
Oui. Gernot Rohr avait été nommé entraîneur. Je me souviens de ses causeries d’avant-match. Il savait nous piquer. C’est un vrai meneur d’hommes. Il nous motivait comme jamais. C’est vrai qu’à l’époque, on jouait de manière assez physique. Mais on avait d’autres qualités. Il y avait une équipe intéressante, avec Kaba Diawara, Bigné, Abardonado, Grégorini, Cobos, Pitau... Et quelques jeunes joueurs niçois. Le club avait aussi recruté Everson, ce Brésilien qui s’était révélé en L1. On termine à la dixième place, alors que tout le monde nous renvoyait en Ligue 2 la saison suivante, et onzième en 2003-2004. Rohr m’avait installé sur le côté gauche de la défense, et j’étais devenu titulaire, avec toujours au minimum trente matchs par saison.

« À Sainté, quand tout va bien, c’est génial. Quand c’est plus compliqué, ça devient chaud. Parfois, tu attends une ou deux heures avant de sortir du stade. »

Après l’intérim Gérard Buscher, à la fin de l’exercice 2004-2005, c’est Frédéric Antonetti qui s’installe sur le banc niçois...
Il m’a assez rapidement confié le brassard de capitaine. Quand on a 25 ans, c’est une belle marque de confiance. Antonetti est arrivé avec sa réputation d’entraîneur exigeant, et c’est quelqu’un avec qui j’ai aimé travailler. Le club continuait à se structurer et nous avions même atteint la finale de la Coupe de la Ligue, contre Nancy (1-2), après avoir sorti Bordeaux (2-1) et Monaco (1-0). C’est aussi à Nice que j’ai rencontré Florent Balmont, qui est aujourd’hui au DFCO et qui est devenu un de mes amis dans le foot.


Pourquoi avez-vous décidé de quitter Nice en juin 2007 pour rejoindre Saint-Étienne ?
Cela faisait presque neuf ans que j’étais à Nice. Il fallait voir autre chose. Un an plus tôt, j’avais failli partir à Bordeaux. Saint-Étienne aussi s’était déjà manifesté. Nice avait refusé. Mais cette fois-ci, mes dirigeants étaient d’accord pour que je parte. Et puis, Saint-Étienne, ce n’est pas n’importe quel club. La première saison, d’ailleurs, tout se passe bien : on termine à la cinquième place et on décroche une qualification en Ligue Europa, avec Laurent Roussey comme coach.

C’est ensuite que ça s’est gâté...

Oui. Les deux années suivantes, on termine à la dix-septième place. Il y a même une saison (2008-2009) où on se sauve à la dernière journée, grâce à un succès 4-0 contre Valenciennes, et à d’autres résultats favorables. Je me souviens du contexte assez pesant : les supporters stéphanois étaient à cran, il y avait des CRS autour du stade, au cas où ça se passe mal... Quand je suis venu ici, je connaissais la passion des gens pour le club. Quand tout va bien, c’est génial. Quand c’est plus compliqué, ça devient chaud. Parfois, tu attends une ou deux heures avant de sortir du stade. J’ai déjà vu les supporters envahir le terrain d’entraînement. À Nice aussi, les supporters sont passionnés. Moi, cela ne m’a jamais posé de problèmes. Même en Grèce, où certains supporters sont carrément fanatiques, je ne me suis jamais senti en danger.

« Pendant trois ans, le DFCO a lutté pour la montée, avant de la décrocher en 2015-2016. L’objectif, c’est de structurer le club et de l’ancrer en L1. Moi, je suis là pour aider. »

Même au Panionios Athènes, où vous avez joué un an (2010-2011) ?
C’est beaucoup plus calme qu’au Pana, à l’Olympiakos ou au PAOK Salonique... Mais ils sont à fond derrière leur équipe. La Grèce, j’ai vraiment bien aimé. À défaut de parler grec couramment, même si j’ai appris quelques mots, j’ai perfectionné mon anglais... Et puis, culturellement, c’était intéressant : Athènes, c’est une ville que j’ai appris à apprécier. C’est vrai que j’ai connu quelques soucis concernant le versement de mes salaires. C’était déjà un peu le début de la crise économique dans le pays. Le club ne pouvait plus assumer ses charges et je suis parti. Je voulais vivre une expérience à l’étranger et je ne la regrette pas. J’ai joué dans des stades où régnait une ambiance incroyable, j’ai découvert une autre façon de vivre. J’y ai laissé quelques mois de salaire, mais c’est comme ça...


Vous revenez en France en juin 2011, à Dijon, qui vient de monter en Ligue 1. Jusqu’en mars 2012, le club est dans les clous pour se maintenir. Et puis, tout est parti en sucette, notamment en raison de la guerre interne que se livraient Bernard Gnecchi et Patrice Carteron, alors président et entraîneur...
J’étais content de revenir dans un club, certes promu, qui découvrait la L1, mais assez ambitieux. À 31 ans, j’étais toujours aussi motivé et je voulais aider le DFCO à se maintenir. Jusqu’en mars 2012, comme vous l’avez dit, ça se passe plutôt bien. Et puis, on a compris qu’il se passait des choses entre le coach et le président. On apprenait le plus souvent les choses en lisant la presse. Les joueurs essayaient de se tenir à l’écart, mais souvent, dans ce genre de situations, il y a des répercussions sur le terrain, et c’est ce qui est arrivé. On a fait une mauvaise série, et l’équipe a été reléguée.

C’est François Rebsamen, le maire (PS) de Dijon, sentant que le club était en danger, qui a sifflé la fin de la récré. Carteron a quitté Dijon avec un chèque, Gnecchi a laissé la présidence à Olivier Delcourt, et le DFCO est reparti en Ligue 2 en faisant attention à ses sous. Vous n’avez pas envisagé d’aller voir ailleurs ?
J’ai forcément réfléchi : soit je rebondissais ailleurs, mais ce n’est pas toujours facile de retrouver un bon challenge à 32 ans, soit je m’inscrivais dans le projet du club. J’ai fait ce choix. Car je marche beaucoup au feeling. J’avais de bonnes sensations. Je n’ai pas eu tort : pendant trois ans, le DFCO a lutté pour la montée, avant de la décrocher en 2015-2016. L’objectif, c’est de structurer le club et de l’ancrer en L1. Moi, je suis là pour aider. Cette saison, je joue moins, mais à chaque fois qu’on a fait appel à moi, je pense avoir répondu présent...



Propos recueillis par Alexis Billebault, à Dijon
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