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Valérien Ismaël : « On a montré que le foot autrichien est d’un très bon niveau »

À 43 ans, Valérien Ismaël va vivre son premier match de Ligue Europa dans le costume d’entraîneur, ce jeudi soir contre Rosenborg (18h55). C’est au LASK, vice-champion d’Autriche en titre, que l'ancien du Werder Brême et du Bayern Munich a choisi de se relancer. Avec un projet de jeu précis, alliant pressing et possession.

Fin août, après avoir réalisé l'exploit de sortir le FC Bâle, vous avez été éliminé de la course à la Ligue des champions par le FC Bruges. C'est un regret ?
On a fait un très beau parcours en Ligue des champions cet été, que ce soit lors des tours préliminaires ou les play-offs. On a joué quatre matchs de très haut niveau, même si au match retour contre Bruges, en première mi-temps, on a énormément souffert. En étant à 0-0 à la mi-temps, on avait quand même l’espoir de passer et jouer la C1. Ce qui reste après cette double confrontation contre Bruges, ce sont les décisions arbitrales qui nous ont un peu fait mal. La première avec la VAR, car un hors-jeu n’a pas été revisionné sur l’action du penalty. Et au retour, il y a le carton rouge. Ce sont deux faits de match qui ne nous ont pas aidés dans le déroulement de ce play-off.

C’est donc plus de la frustration que des regrets ?
Non, il n’y a pas de frustration. On est fiers de ce qu’on a fait, fiers de notre parcours, des matchs qu’on a joués. L’équipe a montré qu’elle était capable de jouer à ce niveau, de tenir tête à n’importe quelle équipe. Et c’est ce qui nous rend, d’un côté, très fiers, même si de l’autre, il y a une grosse déception parce qu’on a le sentiment d’être passés à côté de quelque chose. Ça ne s’est pas joué à grand-chose.

La qualification en C1 était un objectif fixé par vos dirigeants en début de saison ?
Non, du tout. L’objectif avait déjà été atteint la saison dernière avec la victoire de Chelsea contre Arsenal, ce qui a permis au LASK de se retrouver au minimum dans la phase de groupes de la Ligue Europa. En fait, en interne, on voulait surtout aller chercher l’improbable tout en sachant que l’objectif principal avait déjà été réalisé. C’est aussi pour ça que l’équipe est rentrée dans ces qualifications pour la Ligue des champions sans aucune pression.

Puis après avoir éliminé Bâle, tout était possible.
Oui, c’est surtout la reconnaissance de notre travail, la reconnaissance pour cette équipe et ses qualités.
« Au LASK, je savais que je n’allais pas redémarrer à zéro, mais plutôt à 60-70% de la qualité initiale de ce groupe. »
Cette qualification était quelque chose d’historique pour le club. Surtout, ça a renforcé l’idée selon laquelle nous étions sur la bonne voie pour travailler et évoluer à ce haut niveau, en sachant tout ce qu’il faut apporter pour réaliser un exploit comme celui-là. Après, on voit qu’à ce niveau-là, ça se joue sur des détails. Des détails que tu peux parfois maîtriser. Et des détails comme des décisions arbitrales, que tu ne peux absolument pas influencer.


En Autriche, on connaît le Red Bull Salzbourg, Sturm Graz ou le Rapid Vienne. Mais assez peu LASK, un club qui a connu plusieurs crises financières et descentes aux enfers. Quelle place occupe le club dans le paysage footballistique autrichien ?
En effet, c’est un club qui a connu beaucoup de hauts et de bas, et beaucoup plus de bas que de hauts d’ailleurs. Depuis 2013, le président et un consortium d’investisseurs ont repris le club et une dynamique s’est créée. Ils ont repris le club en 3e division, ils l’ont fait remonter en 2e, puis ensuite parmi l’élite. Lors de la première saison, le club a terminé 4e et l’année dernière 2e. Maintenant, c’est la continuité qui doit primer. C’est un club très simple et très sérieux, un club qui a une vision et qui se donne les moyens d’avancer, puisque la reconstruction du stade va démarrer l’été prochain. Les piliers pour l'avenir sont déjà fixés. D’un point de vue sportif, c’est un club qui a une identité de jeu, un système de jeu basé sur l’offensive, sur un pressing intense. Sur une très très grosse intensité pendant les 90 minutes.

C’est ce qui vous a motivé à rejoindre ce club ?
Dans un premier temps, c’est surtout cette idée de jeu basée sur l’offensive - idée que je pratique aussi - qui m'a poussé à signer ici. Sachant que l’équipe allait rester à 90% la même, ça me convenait. Je savais que pour moi, la chose la plus difficile est d’imprégner ma philosophie. Donc c'était le projet parfait. Tu as toujours besoin de temps, puisque tous les joueurs ne sont pas en pleine forme. Là, au LASK, je savais que je n'allais pas redémarrer à zéro, mais plutôt à 70% de la qualité initiale de ce groupe. Puis bien sûr, avec au minimum la Ligue Europa à disputer et, au maximum, la Ligue des champions, le projet était intéressant. Au niveau privé aussi d’ailleurs, car c’est à deux heures de route de ma famille.

Vous évoquez le projet de jeu initial du LASK. Avant le barrage contre Bruges, un journaliste sportif autrichien disait à un confrère belge que vous travaillez de la même façon que votre prédécesseur Oliver Glasner, parti à Wolfsbourg cet été.
Oui et non. Disons que l’idée de jeu de presser très haut était là chez mon prédécesseur. Mais la différence, c’est que lui, c’était le pressing sans la possession. L’idée, c’était plutôt de remettre le ballon le plus vite possible dans le camp adverse. Donc, pendant 90 minutes, il n’y avait pas de temps de repos. Moi, j’ai rajouté la possession du ballon à ce pressing intensif.
« Il y a eu le plaisir de passer au Bayern Munich avec Felix Magath. Là, évidemment, tu mets l’adversaire sous pression tout le temps. »
Après, il y a des phases de jeu où tu ne peux pas presser pendant 90 minutes, tu dois récupérer aussi. Il y a plusieurs façons de récupérer. Soit tu restes en bloc bas et tu laisses le ballon à l’adversaire, donc tu réduis les espaces et tu es très près de ton but. Ou alors tu cherches à avoir la possession du ballon, ce qui te permet de faire courir l’adversaire et de récupérer des actions. C’est ça la différence dans ma philosophie, c’est d’imprimer la possession du ballon, couplé à un pressing intense. Et c’est ce que j’ai vu ce week-end lors de notre victoire contre Sturm Graz. Pour moi, c’était le meilleur match de la saison, car justement, on a vu que les deux philosophies se sont rencontrées.


Cette philosophie de jeu est un héritage de votre passage en Allemagne ?
Oui, bien sûr. Quand j’étais au Werder Brême, on a été champions avec une très belle philosophie de jeu sous les ordres de Thomas Schaff, car on avait une grosse possession du ballon. Puis après, il y a eu le plaisir de passer au Bayern Munich avec Felix Magath. Là, évidemment, tu mets l’adversaire sous pression tout le temps. Surtout, il y a cette balance entre mettre l’adversaire sous pression et récupérer grâce à la possession du ballon. Ces deux clubs ont implanté dans mon esprit ce qui m’a vraiment donné envie de dire : « Je veux proposer la même chose avec mes équipes. » À l’époque, j’avais très bien fait ça quand j’entraînais les U23 de Hanovre et ceux de Wolfsbourg. Ça s’est très bien passé parce que bien sûr, j’avais le temps. Mais après, quand tu reprends des équipes où tout est nouveau, tu as besoin de temps. Donc forcément, quand les résultats ne viennent pas tout de suite, souvent, les dirigeants n’ont pas la patience suffisante. C’est toujours frustrant parce que, quand on croit à sa philosophie, on sait que c’est possible. Avec LASK et son projet, je savais que l’équipe avait déjà intégré dans son esprit une partie de ma philosophie de jeu.



Vos échecs sur les bancs de Nuremberg et Wolfsbourg s’expliquent par le peu de temps dont vous disposiez pour mettre en place votre philosophie de jeu ?
Oui, il y a eu beaucoup de choses. À Nuremberg, j’avais 38 ans, j’étais un jeune entraîneur, c’était ma première saison à la tête d'une équipe première. Bien sûr, c’est un club avec une grosse tradition, mais un club qui venait de descendre de Bundesliga et qui était en reconstruction.
« Le Red Bull Salzbourg influence la manière de jouer et voir les choses. Car comme Leipzig, c’est une équipe qui met beaucoup d’intensité dans les courses et le pressing. »
Plein de joueurs partaient, plein de joueurs arrivaient, et tu avais six semaines de préparation pour redémarrer quelque chose. Donc forcément, si tu n’as pas tout de suite les résultats, l’ambiance tourne très très vite au vinaigre. À Wolfsbourg aussi, c’était une situation difficile. En fait, il y avait une équipe qui avait cette qualité de possession, mais un peu moins cette idée d’effort dans le pressing. Mais c’était aussi une situation difficile à récupérer. C’était beaucoup plus un problème mental. D’ailleurs, après mon passage, les autres entraîneurs ont eu beaucoup de difficultés aussi. Ça a duré deux ans avant que le club puisse se relever.

Le football autrichien ressemble autant qu'on le pense à son voisin allemand ?
Oui, il y a beaucoup de similitudes. Mais je dirai que cette différence se fait surtout avec la présence du Red Bull Salzbourg, qui influence un peu la manière de jouer et voir les choses. Car comme Leipzig, c’est une équipe qui met beaucoup d’intensité dans les courses et le pressing, ils ne laissent jamais l’adversaire tranquille. Ils ont cette vitesse de jeu et d’exécution qui s’implante un peu partout maintenant. Quand vous jouez contre Dortmund, c’est le parfait exemple d’une équipe capable de pratiquer deux philosophies : le pressing et la possession. C'est ce qu'a implanté Jürgen Klopp en Angleterre avec Liverpool.


En championnat, vous êtes second, à cinq points derrière le Red Bull Salzbourg. C'est possible d’aller les chercher ou ils sont intouchables ?
Non non, ils sont beaucoup trop loin, car les moyens financiers sont totalement différents. Chez nous, on essaye de travailler dans la continuité et donc de se stabiliser dans le haut du classement. Qu’on soit 2e ou 5e, ce n’est pas le plus important. Le plus important, c’est de rester dans le top 6. Quand on fait une excellente saison, c’est plutôt 2e, mais pour le titre, on voit que c’est difficile. Il y a beaucoup plus de moyens à Salzbourg, notamment dans la durée, ce qui permet d’avoir un effectif très gros.

C’est un problème pour le rayonnement européen du football autrichien ?
Non, car avec notre parcours en Ligue des champions, on a aussi montré que le foot autrichien est d’un très bon niveau.
« Le Sporting a une valeur de 180 millions d’euros, un joueur qui en vaut 55, et le PSV a une valeur de 200 millions. »
Il y a des équipes qui ont un gros potentiel. Que ce soit le Rapid Vienne, l’Austria Vienne ou Sturm Graz, ce sont de gros clubs qui ont des moyens et de beaux stades. Normalement, il y a de quoi faire dans ce championnat, même si le Red Bull Salzbourg est vraiment en avance. On le voit encore cette année. Mais ça ne veut pas dire que, quand on va rencontrer Salzbourg, on ne va pas tout faire pour les battre. Même si à la fin de la saison, ils doivent finir avec des points d’avance, à la fin de la première phase, on les affronte encore deux fois et on veut leur tenir tête pendant deux fois 90 minutes.

En Ligue Europa, vous êtes tombés avec le PSV Eindhoven, Sporting Portugal et Rosenborg. C’est un groupe sacrément relevé.
Après nos matchs contre Bâle et Bruges, c’est un peu un groupe pour nous. Si on fait la différence entre les clubs, le Sporting a une valeur de 180 millions d’euros, un joueur qui en vaut 55, et le PSV a une valeur de 200 millions. Rosenborg, c’est une équipe qui joue chaque année l’Europe et qui a été abonné à la Ligue des champions. C’est une grande équipe en Norvège. Donc on voit contre qui on joue. On est le petit poucet de ce groupe, mais on est un petit poucet qui sait montrer les dents. C’est ce qu’on veut faire dans la compétition. Notre devise, c’est d’être à 100%, à la limite de tout donner, que ce soit en Coupe d’Autriche, en championnat ou sur la scène européenne.

Vous ne délaisserez donc pas l’Europe au profit du championnat ?
Non, car on est dans un premier temps contents d’être là. C’est une super chance pour l’équipe, le club et moi, afin d’engranger de l’expérience. On a vu qu’on était capables, sur un match, de tenir tête à tout le monde. Et la croyance qu’on l’a déjà fait nous pousse à aller de l’avant.

Par Maxime Renaudet
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