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Valbuena, pitre malgré lui

Un jour, Mathieu Valbuena a mis un but de légende sur une pelouse légendaire, puis il est retombé sur les fesses. Depuis, le milieu de terrain de l’Olympique de Marseille a ce don de faire rire malgré lui, à coups de chutes et de caleçons colorés. Jusqu’à nous en faire oublier, parfois, qu’il est un joueur génial.

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Ça a le mérite d’être dit : Mathieu Valbuena « n’est pas là pour faire rire la France » . Piqué au vif après que sa désormais légendaire sortie du stade Vélodrome, suite à la défaite de l’OM face à Nancy, a fait le tour de l’Hexagone, le milieu de terrain phocéen a soulevé un problème de taille en affirmant « qu’il n’était pas le clown de service » . Et il a raison, Petit Vélo. Car à la différence du clown, le natif de Bruges n’a pas pour but d’amuser la galerie. Au vrai, l’hilarité générale souvent provoquée par Mathieu Valbuena n’est autre que la naissance d’un nouveau type de comique. Quelque part entre le comique de situation, le comique de gestes et la satire, le numéro 28 est un personnage de Molière à lui tout seul. Valbuena, c’est l’histoire du clown malgré lui qui fait rire un certain public, mais pleurer les défenses. Car derrière le nez rouge se cache un immense joueur. Ne l’oubliez jamais.

8 passes décisives, 4 sorties comiques

Le footballeur Mathieu Valbuena n’est pas né de la plume d’un dramaturge, mais c’est tout comme. Bercée par l’enthousiasme de Thierry Gilardi, c’est un soir d’octobre 2007 que la France du foot découvre celui qui a été élu meilleur joueur du National en 2006. Déjà, la réalisation technique est splendide – cette frappe enroulée qui, depuis, a eu beaucoup de petites sœurs – déjà, le rire est à l’ordre du jour : Mathieu Valbuena retombe sur les fesses un peu n’importe comment. Une légende est née. Celle d’un joueur génial de qui on ne cessera jamais vraiment de rigoler et dont on préfèrera souvent évoquer les pitreries volontaires ou subies que de surligner des prestations majuscules et la progression crescendo. Il faut dire qu’avec quatre faits d’armes comiques pour huit passes décisives en 2012-2013, Petit Vélo est peut-être sur la meilleure saison de sa carrière. Avec toujours, en toile de fond, ce don d’être drôle sans vraiment le vouloir. Comment oublier ce match à Sochaux où, accompagné par un « enfant » qui n’a d’enfant que le nom, il passe lui-même pour le petit qui donne la main au joueur ? Comment oublier ce gadin monumental au moment de fêter son but face à Nice ? Et puis il y a cet épisode, moins involontaire, des mômes qui foutent leurs doigts sales sur la Lamborghini blanche. Mais bon, à une époque où on râle quand le petit neveu met ses mains pleines de doigts gras sur l’écran de l’iPhone 5, à quoi bon lui en vouloir ? Et pourquoi l’empêcher d’aimer la couleur, lui qui aime mettre des caleçons bariolés, hein ? Comme il l’a récemment confié à L’Équipe Mag, Mathieu a envie que l’on « parle de lui en bien  » . Et pour cela, il se donne tout le mal du monde sur le terrain. Mais ça, tout le monde a l’air de s’en foutre.

« Celui-là, il fait le beau »


Mathieu Valbuena n’est pas vraiment un sportif people. En fait, il n’est pas assez glamour et trop « kéké » pour rejoindre Beckham, Zlatan et autres en haut de l’affiche. Pourtant, il fait partie de ces sportifs dont les prestations sur le terrain sont souvent reléguées au second plan, même si elles sont parfois monstrueuses. Quiconque suit l’Olympique de Marseille depuis le début de la saison sait que le milieu de terrain de poche est le meilleur élément du troisième de Ligue 1 en 2012-2013 et peut-être depuis plus longtemps encore. Quiconque regarde quelques matchs de l’équipe de France se rend bien compte que Valbuena, en plus d’être le seul à pouvoir réellement jouer en dix chez les Bleus, est toujours l’un des meilleurs joueurs offensifs de l’équipe de France, même quand il ne joue qu’une poignée de minutes. Mais là encore, Valbuena souffre de son image. Au vrai, sa présence en bleu emmerde des gens qui n’ont pas envie de le voir porter ce maillot-là, avec son air fier. Mais pourquoi ? Parce que pour être moins « bling-bling » , et pour « rouler moins voyant  » , Petit Vélo a troqué son Hummer contre une Porsche Cayenne ? Ou parce que, comme à l’entraînement lors de ses premières saisons à l’OM, il est une cible facile, un mec que l’on a « envie de se payer » ? Aujourd’hui, en plus de faire rire la France, Mathieu Valbuena lui fait plaisir. Une lucarne par-ci, quelques gros matchs par-là, et surtout, de l’enthousiasme à revendre. Il n’y qu’à le voir parler du match contre l’Espagne avec des étoiles dans les yeux à L’Équipe Mag, pour comprendre que lui, «  entré en jeu milieu axial, comme je l’aime ! » , n’est pas que le rouleur de mécanique que l’on veut qu’il soit. Ou qu’il est, un peu, quand même. « Quand je me vois marcher à la télé, je n’aime pas. Je me dis "Eh ben, si je ne le connaissais pas, celui-là, je trouverais qu’il fait le beau." Mais bon, je suis comme ça.  » Et c’est pour ça qu’on l’aime, au fond.

Par Swann Borsellino
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