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Uruguay-Portugal : les clés du match

Après avoir bouclé une phase de poules absolue avec trois victoires et aucun but encaissé, l'Uruguay va devoir élever son niveau de jeu pour battre un Portugal qui ressemble de plus en plus à celui de 2016. De quoi s'attendre à un match ennuyeux ? Pas forcément.

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La défense de l’Uruguay est-elle impénétrable ?


L’Égypte, l’Arabie saoudite et la Russie ont beau avoir tout essayé, impossible pour ces trois nations d’inscrire le moindre but à l’Uruguay durant la phase de poules. Seule équipe à n’avoir toujours pas vu ses filets trembler durant ce Mondial, la Celeste est aussi solide que le roc chanté par Nâdiya. Toujours bien placée, jamais dépassée, impériale dans les airs, organisée autour de la paire Diego Godín et José María Giménez – qui ont déjà terminé la saison avec le prix de la meilleure défense des cinq grands championnats européens avec l’Atlético de Madrid –, la défense de l’Uruguay semble impossible à contourner.


Certes, l’opposition durant la phase de poules n’était pas la plus impressionnante. D’autant plus si l’on ajoute l’absence de Salah face à eux et le turnover de la Russie. Mais cela n’empêche pas l’Uruguay d’être sûre de sa force défensive, si l’on en croit les propos du pilier Diego Godín après la victoire face à la Russie : « C'est l'une de nos vertus en tant qu'équipe : nous sommes solides défensivement. » De quoi faire trembler Cristiano Ronaldo et ses petits potes ? Pas vraiment, puisque la dernière équipe à avoir terminé une phase de poules de Coupe du monde avec zéro but encaissé est... le Portugal en 2010. Et cela n’a pas empêché la Selecção de se faire éliminer en huitièmes de finale contre l’Espagne (1-0).


William Carvalho va-t-il pouvoir dicter à nouveau le jeu du Portugal ?


« Je suis une boussole, je cherche toujours à faciliter les choses. Si je dis que l’équipe doit jouer à droite, elle va à droite. Si je dis qu’elle doit jouer à gauche, elle joue à gauche. Je contrôle le rythme du jeu. » Dans les colonnes d'EFE España, William Carvalho est revenu sur son rôle sur le terrain. Et si cela peut paraître un brin présomptueux au premier abord, il n’y a qu’à voir ses matchs face au Maroc ou contre l’Espagne pour s’apercevoir qu’il n’a pas tort. Celui qui compense sa vitesse d’escargot par un placement parfait et une intelligence de jeu maximale dicte clairement le tempo du Portugal.


C’est lui qui récupère les ballons, lui qui lance les offensives, lui qui fait les passes latérales pour poser le jeu et gagner un temps précieux. Problème, face à l’Iran, Carlos Queiroz, qui connaît bien la maison, a décidé de lui coller Sardar Azmoun en marquage individuel. Et tout le mécanisme portugais est tombé en panne, à écouter Fernando Santos : « Nous avons eu le contrôle du jeu jusqu'au moment où Azmoun est passé à un marquage individuel sur William. À partir de là, nous avons été un peu perdus et nous nous sommes retrouvés en difficulté. » De quoi donner des idées à Óscar Tabárez.


Un coup de pied arrêté est-il semblable à un penalty pour l’Uruguay ?


Pas forcément l’équipe la plus sexy de ce Mondial 2018, l’Uruguay n’est de toute façon pas venue en Russie pour enthousiasmer le public, mais pour gagner. Et pour cela, rien de mieux que la bonne vieille méthode de la solidité défensive et de l’efficacité sur coups de pied arrêtés. Un petit jeu auquel la Celeste est reine, à en croire leur premier tour, où leurs cinq buts inscrits ont tous été marqués sur une phase arrêtée. Que ce soit sur corner (deux buts), coup franc direct (un but) ou coup franc indirect (deux buts). Il faut dire que l’Uruguay est bien doté en crânes durs avec la présence de Suárez, Cavani et des deux Golgoths défensifs Godín et Giménez. Et les supporters uruguayens le savent parfaitement. C’est pourquoi la foule s’est embrasée au moment de la faute de l’Égyptien Mohamed Abdel-Shafi, qui offre un coup franc à l’Uruguay à une minute du terme de la rencontre. Coup franc qui sera à l’origine du coup de casque de José María Giménez. Autant dire que le mètre 91 de José Fonte et le mètre 88 de Pepe vont avoir du boulot face à l’Uruguay.


Bernardo Silva va-t-il enfin se débrider ?


Attendu comme le facteur X de ce Portugal 2018 par rapport à celui de 2016, Bernardo Silva est clairement, pour le moment, la déception lusitanienne de ce Mondial. Alors qu’il devait être, grâce à sa patte gauche magique, celui qui permettrait au Portugal d’être plus sexy, le milieu de Manchester City s’est montré très timide face à l’Espagne et au Maroc. Pire, il a enchaîné les erreurs techniques, avec notamment cet embêtant 63% de passes réussies face au Maroc, plus faible total des onze joueurs portugais présents sur la pelouse ce jour-là.


Résultat, c’est depuis le banc des remplaçants qu’il a assisté au bijou de son concurrent direct, Ricardo Quaresma, bien plus mordant et décisif. Face au bloc bas de l’Uruguay, Fernando Santos pourrait redonner une chance à celui qui a manqué l’Euro 2016 en raison d’une blessure à la cuisse afin qu’il retrouve son rôle de distributeur de caviar à CR7 comme il l'évoque au Figaro : « Je joue mon jeu, mais je cherche aussi toujours Ronaldo pour qu’il marque des buts. » Comme lors des qualifications où le Portugal a affiché un jeu léché et offensif. Notamment grâce à la technique de Bernardo Silva, qui avait réussi à installer son popotin sur le poste de piston droit du 4-4-2 de Santos. Mais comme le dit si bien Stéphane Guy, l’Uruguay, c’est pas Andorre, c’est pas les îles Féroé.


La séance de tirs au but est-elle inéluctable ?


Sur le papier, ce huitième de finale est l’un des plus alléchants au casting par le nom des deux nations, le talent de Cristiano ou de Suárez, ou encore le combat physique monstrueux que devraient se livrer les deux équipes. En revanche, les amateurs de beau jeu ne vont pas forcément observer impérativement ce huitième de finale. Entre l’Uruguay qui laisse volontairement le ballon à l’Arabie saoudite et le Portugal qui est légèrement retombé dans ses travers de l’Euro 2016, ce huitième est a priori le mieux armé pour se terminer sur une séance de tirs au but après un match engagé avec peu d’occasions.


De quoi s’ennuyer pour autant ? Le sélectionneur Óscar Tabárez a son avis sur la question : « Je comprends que cela puisse vous préoccuper de savoir si ce match va être ennuyeux, mais cela ne nous passe même pas par la tête. Si c'est ennuyeux et qu'on gagne, on ne se plaindra pas ! C'est vrai qu'il y a de grands joueurs, des équipes compactes, des joueurs d'expérience et il est possible que ce soit équilibré. » Même son de cloche chez son homologue portugais : « Ennuyeux ? Je ne le pense pas, je pense que ce sera un grand match. Les deux équipes vont essayer de gagner avec leurs armes. Maintenant, c'est différent de la phase de groupes : soit on gagne, soit on repart à la maison. Et le Portugal veut gagner. » Et tant pis si cela doit passer par une victoire aux tirs au but au bout de l’ennui.







par Steven Oliveira
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