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Une soirée pas comme les autres

Une soirée étrange pour conclure un mois de compétition. Certaines scènes vues au Loujniki ont tutoyé le surnaturel, mais cela rendra cette soirée encore plus inoubliable.

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La scène est presque mystique. Les joueurs de l'équipe de France ouvrent leurs bras, paumes tournées vers le ciel, et lèvent le menton pour regarder tout là-haut. Oui, ce sont bien des trombes d'eau qui sont en train de s'abattre sur le stade Loujniki. Les coups de tonnerre qui ont retenti pendant toute la deuxième mi-temps annonçaient le déluge, mais l'orage a eu la bonne idée d'attendre la fin du match avant d'éclater totalement. C'est donc trempés jusqu'aux os que les Bleus observent l'interminable protocole se dérouler, et patientent avant de lever la Coupe. Sur leurs visages, les larmes se mélangent à la pluie dans une ambiance de fin des temps. En réalité, c'est juste la fin d'une aventure extraordinaire qui les a conduits sur le toit du monde, cinq semaines après leur arrivée en Russie. Les Bleus étaient alors une équipe mystérieuse, insondable, potentiellement capable d'aller au bout, mais aussi de se craquer lamentablement. Après les avoir observés en phase de poules, certains leur prédisaient même un destin funeste. Comment une équipe pas foutue de débloquer un match face au Danemark pourrait-elle faire la peau aux gros poissons de la compétition ? C'était tout vu. Dès que la route s'élèverait, ces Bleus se feraient balayer. Du coup, regarder Lloris et les 22 autres joueurs de l'équipe de France danser derrière le panneau bleu sur lequel est écrit « Champions » en grosses lettres dorées, ça doit faire bizarre à pas mal de monde.

Deschamps, le combo du chef

Sous le signe de l'absurde


Et Didier Deschamps a eu beau afficher une sérénité à toute épreuve depuis le premier jour de la compétition, impossible de se dire que ça ne lui fait pas tout drôle à lui aussi. Ce type dont on disait qu'il ne savait même pas ce qu'était un projet de jeu un mois plus tôt rejoint le Brésilien Mário Zagallo et l'Allemand Franz Beckenbauer au panthéon des hommes qui ont remporté la Coupe du monde en tant que joueur, puis en tant qu'entraîneur. Et à part ça ? La France est championne du monde avec un numéro 9 qui n'a pas marqué un but pour la deuxième fois en vingt ans. Un gamin qui a encore deux ans à passer avec un « A » collé sur le coffre de sa voiture a marqué en finale, et regarde le Ballon d'or droit dans les yeux. Hugo Lloris a fait une boulette absolument horrible à vingt minutes de la fin. N'Golo Kanté a réalisé le pire match de sa carrière en Bleu, et Nzonzi – qui était la plus grosse surprise de la liste de Deschamps en mai dernier – a joué quasiment une mi-temps en finale. La présidente Grabar-Kitarović a pleuré en enlaçant ses joueurs. Le président Macron a serré Modrić dans ses bras en lui chuchotant des mots à l'oreille pendant de longues secondes, et on adorerait savoir ce qu'il lui a dit. Le président Poutine avait la même tête que s'il appuyait sur le bouton nucléaire. Qui est la même tête que quand il prend son petit-déjeuner, ou que quand on lui fait des guilis. Une soirée placée sous le signe de l'absurde. Mais une soirée magique comme la France n'en avait plus vécue depuis très longtemps.



Par Alexandre Doskov, au Stade Loujniki
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