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Une indolence passagère ?

La défaite des Bleus au Stade de France contre la Colombie laisse un goût amer. En effet, si le résultat et la manière dont il survint à domicile semblent indiquer clairement que nous sommes fort loin d'endosser le rôle de prétendant au titre, la prestation globale (hormis la première demi-heure) fut pire que mauvaise, pour ne pas dire insipide. L'attitude de la plupart des joueurs, voire ce fameux état esprit, eurent surtout de quoi plonger dans une profonde déprime toute une nation de footeux, qui ne pensait pas encore que sa sélection nationale avait déjà accepté un simple statut de figurant.

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Nous allons en devenir nostalgiques à force de vivre ce type de rencontres. Fini, en effet, les polémiques sur les comportements en dehors du terrain, les frasques et les sextapes. Terminé les replays nauséabonds pour savoir qui chante La Marseillaise, barbu ou non. Tout cela rendait la médiocrité du terrain explicable, ou inversement, et permettait de garder éveillé notre capital affectif pour notre équipe de France. Pour le meilleur ou le pire. Or, assagis et polis, montant et descendant dans le bus à volonté, les Bleus n'ont plus d'autres vérités à nous proposer que leurs statistiques et leur jeu.


Et pourtant, il ne s'agit en fait même plus d'évaluer un peu froidement la qualité de cette génération. Car si la plupart des capés sont des seconds couteaux – sauf exception - dans les grands clubs européens au service des « vraies » stars à crampons, qu'elles soient portugaises, espagnoles, anglaises ou sud-américaines, qui, elles, sont déjà en ordre de bataille pour leur campagne de Russie, ils ont malgré tout parfois démontré, notamment lors d'une rencontre en août dernier contre les Pays-Bas qu'on va bientôt croire apocryphe, qu'ils pouvaient fournir un ouvrage de qualité, à défaut de chef-d’œuvre. L'absence de Karim Benzema, traversant une saison plutôt terne au Real, ne constituera pas cette année une excuse.

À la recherche de l'homme providentiel


Alors pourquoi un banal échec en match amical de préparation donne-t-il l'impression d'écrire à l'avance la triste histoire des Bleus en 2018 ? Tout d'abord, parce qu'ils ne jouent pas mal, ils ne se fatiguent même plus à le faire. Ce manque de présence, au sens premier du terme, rejoint une défaillance quasi spirituelle. Corps et esprit ne se retrouvent plus à l'unisson. « Il faut qu'on soit tous au diapason, toute l'équipe dans le même état d'esprit » , entonnait Raphaël Varane, qui en connaît sûrement quelque chose en communion du côté de Madrid. Vous pouvez relire Sartre autant que vous le désirez, en foot l'essence précède souvent l'existence. Le nul contre le Luxembourg en avait fourni une illustration accablante, striée par les dix-sept centres ratés de Kurzawa. Autant de prières inabouties.



À la sortie de la rencontre contre la Colombie, tous les joueurs, et c'est presque le pire, fournirent d'ailleurs tous le même diagnostic, enchaînant les lieux communs sur « l'agressivité » et la « combativité » qui leur avaient tant manqué. Toutefois, personne pour cibler les racines du mal. Les causes presque objectives existent et peuvent être listées. D'aucuns noteront l'absence d'un homme fort, voire providentiel dans l'effectif. La France reste le pays du gaullisme, il lui faut un sauveur quand tout va mal. Un de ceux qui permettent à un pays vaincu et occupé de s'asseoir à la table de la capitulation allemande. D'autres, à l'instar de Didier Deschamps, ont pu recourir au merveilleux concept de « la panne » . C'est pratique, cela se répare. Lui semble toujours chercher les pièces de rechange. En remerciant le ciel qu'Olivier Giroud continue de marquer.

Une leçon, vraiment ?


De fait, les Bleus sont bel et bien devant quelque chose de bien plus abyssal qu'un raté dans la préparation du Mondial. Didier Deschamps toujours, bien plus loquace qu'à son accoutumée, ne cachait pas son sentiment d'impuissance devant l'ampleur du mal-être. « Indépendamment des erreurs, dans les intentions, on n'était pas là, soupirait le sélectionneur. Là-dessus, ils nous ont donné une leçon. Il y a beaucoup de qualité dans ce groupe, mais ça ne suffit pas. Les exigences du haut niveau demandent beaucoup plus. On a peut-être fait preuve de suffisance, mais le haut niveau ne pardonne pas. (...) Qu'on fasse des erreurs... Moins on en fera, mieux c'est. Mais ce qui me gêne le plus, c'est que les intentions n'étaient pas là, et ça, ça doit nous servir de leçon. »


Le constat est froid, méthodique, implacable, et devrait sonner ainsi aux oreilles de ces grands professionnels du ballon rond. Il va vite se heurter à l'aimable résignation qui semblent hanter les Bleus. À chaud, si on ose dire, Blaise Matudi avait ramené tout cela à sa juste mesure. Celle de sa vision de l'équipe et de son statut. « Il faut prendre conscience que ce soir, on n’a pas tout bien fait, reconnaissait le milieu. Mais dire que c'est inquiétant, non, il ne faut pas aller jusque-là. Tout n'est pas à jeter. » Il ne faut pas de faire de faux procès au Bianconeri, il a probablement pleinement conscience de ce qui s'est passé contre la Colombie. Il sait juste d'où part cette équipe de France et qu'elle ne paraît pas en capacité de fournir autre chose que le service minimum.

Une postérité à définir


Des diverses versions des Bleus, cette génération n'a toujours pas trouvé sa spécificité, négative ou positive, parmi ses prédécesseurs. Que cela soit les beautiful losers de 1958, les héros maudits de 1982, les demi-dieux de 1998. Ils ne sont ni dignes des grands, ni non plus tombés au plus bas. Même pas le remord des gâchis de Cantona et Ginola, sans parler d'Anelka ou Nasri. L'heureuse surprise de 2016 n'a laissé en héritage ni patron, Payet écarté et Griezmann refusant le contrat, ni groupe, déjà trop remanié. La qualification semble le contrat de base rempli en temps et en heure. Pour le reste, se dessine une équipe dans la moyenne, qui ne fera ni honte ni honneur.



Par Nicolas Kssis-Martov
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