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Une finale pour repenser les relations entre la France et l’Algérie ?

Ce vendredi, les Fennecs vont affronter le Sénégal en finale de la CAN. Si d’Alger à Oran, tout le monde va retenir son souffle, en France aussi, cette soirée se révélera sûrement unique. Et si le foot nous offrait enfin l’occasion de repenser et redéfinir l’histoire commune et le présent partagé entre les deux pays ?

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Des voitures brûlés, des magasins dévastés, un drame mortel, beaucoup de bruits sur les réseaux sociaux et dans la fachosphère, jusqu’à des rumeurs de préparation d’attentats... Les festivités populaires et spontanées qui ont accompagné les qualifications successives de l’Algérie en quarts puis en demies n’ont souvent été traitées et interprétées que sous l’angle des débordements, et ont d'ailleurs été ressenties de part et d’autre de la Méditerranée comme un immense gâchis. Le préfet du Rhône a ainsi dégainé, avant la finale, un arrêté qui proscrit la vente d’alcool à emporter, la détention ou le transport de carburant dans des récipients et l’utilisation de feux d’artifice sur la voie publique. Paris sera également un peu en état de siège, avec un imposant dispositif policier.

Garde partagée


Ces violences, qui sont devenues malheureusement routinières chez nous au moindre rassemblement (de la Manif pour tous aux gilets jaunes), ne doivent pas occulter ce qui constitue peut-être la leçon essentielle à retirer de ces cortèges drapés de vert et blanc et des bars kabyles bondés. La France et l’Algérie ont désormais trop d’enfants en garde partagée – 4 millions dans l’Hexagone, dont la moitié de binationaux – dont un certain Kylian Mbappé pour mémoire -, pour continuer à se regarder continuellement en chien de faïence. Au-delà des images pittoresques d’une CAN, grande fête à distance et par procuration des diverses communautés africaines dans l’Hexagone, le cas de l’Algérie engage forcément quelque chose de plus profond, de plus dur, et, qui sait, de plus déterminant.



Le passé commun, complexe, dramatique, imbriqué de la France et de l’Algérie, des scories du colonialisme à l’actuelle frayeur du «  grand remplacement islamo-quelque chose » , se réécrit peut-être sous nos yeux et en assourdissant un peu nos oreilles de pétards. Le football y a toujours joué un rôle crucial. De l’équipe du FLN en 1958 et ses « déserteurs » des Bleus (Rachid Mekhloufi et ses camarades), à la figure iconique d’un Zinédine Zidane, fils d’ « émigré » négligé par la patrie de ses parents, devenue la personnalité préférée des Français par l’extrême onction d’une Coupe du monde, sans oublier ce France-Algérie interrompu par l’envahissement du terrain : les ravins, les sommets et les chutes ne manquent pas.


Rien ne fut et ne sera jamais simple. Les polémiques autour des déclarations jugées ambiguës de Karim Benzema ou le choix cornélien de Nabil Fekir éclairent encore les blessures, les fêlures et les suspicions cachées dans les choix individuels et ce que ces derniers révèlent. Les drapeaux algériens ne seront jamais acceptés dans nos rues comme ceux du Portugal, qui avaient envahis la ville lumière un soir de finale à l’Euro au point de se demander si Ronaldo n'évoluait pas à domicile. Un joueur binational algérien sera toujours bien autre chose qu’un franco-belge ou luxembourgeois.

La CAN, la France et l’Algérie


Pourtant, le parcours de la sélection dirigée par Djamel Belmadi, natif de Champigny-sur-Marne, permet peut-être d’éclairer différemment désormais cette réalité. Il a toujours existé dans le foot un discours intégrateur des enfants de l’immigration algérienne au sein du creuset tricolore à crampons. Avec 14 binationaux et le cas emblématique d’un Andy Delort, voilà que nous découvrons, non sans fierté après tout, à quel point la France et son foot contribuent à la réussite de celui de l’Algérie. À quel point cette équipe, en route vers un exploit attendu depuis 1990, est aussi un peu la nôtre, parce qu’elle reflète également une histoire partagée depuis 1962. De même, les manifestations place de la République à Paris, en solidarité avec ce qui se passait « là-bas  » , démontrait que nous ne pouvions restés indifférents, que cela nous concernait aussi un peu.


Enfin, de fait, la manière et l’intensité dont cette CAN fut vécue, accaparée, par une frange, parfois extrêmement jeune, de l’immigration d’origine algérienne conduit à repenser notre rapport à cette problématique de double affiliation. Le foot en constituera forcément de plus en plus l’expression la plus tangible dans nos rues et sur le web. Peut-être l’occasion, surtout, à travers cette ferveur populaire, de donner sens et direction à ce couple franco-algérien. Une construction collective où se mélangent les choix personnels, professionnels et les identités cumulées. L’occasion, également, d’admettre qu’un destin croisé n’efface rien, que l’on peut tenir un drapeau algérien un soir, et le bleu-blanc-rouge le lendemain (cela fonctionne aussi pour les gifs sur Twitter ou Instagram). Tout cela ne reste que du foot, c’est-à-dire quelque chose de très, très important. À nos politiques de se saisir positivement de cet instant, et pas seulement de l’impératif du maintien de l’ordre.

Par Nicolas Kssis Martov
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