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L'ADN ne s'achète pas, il se construit

Alors que certains dirigeants parisiens avaient appelé à jouer sur l'ADN, le PSG se réveille jeudi matin avec une leçon à retenir : au Parc, Manchester United lui a surtout donné la définition de ce qu'est un club de foot à l'état brut.

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Il y a ces potes, anciens partenaires d’aventure, dans un couloir. Gary Neville est dans le rôle du consultant, Ole Gunnar Solskjær dans celui du chef cuisinier. Ces mecs se marrent, Neville ose : « Tu veux un contrat de combien de temps ? Que demandes-tu comme salaire ? Où souhaites-tu qu’on installe ta statue ? » Solskjær avait aidé à faire tomber le Brésil, à Marseille, en juin 1998. Il était devenu l’assassin au visage d’enfant à Munich, le 26 mai 1999. Et maintenant ? Le Norvégien hausse les épaules et sourit : « C’est juste l’esprit de Manchester United... » Par esprit, entendre ADN : le supporter de football est habitué à assumer les défaites, à les digérer, à appréhender le deuil.


Le joueur de foot, lui, est aussi sur cette voie, ce qu’expliquait magnifiquement Fernando Torres il y a quelques années à So Foot : « Dans la vie, tu perds plus de fois que tu ne gagnes. C’est le cas dans ton travail, en amour, à l’école... La réalité, c’est ça : on passe notre vie à perdre. L’important, c’est de profiter à fond des bons moments. Tu peux perdre, tu peux gagner, mais tu n’as pas le droit de baisser les bras. Il faut toujours se battre. » Où situer le plaisir ? « Le plaisir est beaucoup plus important quand tu t’es battu sans relâche pour quelque chose qui paraissait, au début, inaccessible » , répondait Torres. Pourtant, lundi, en tendant l’oreille, on n’avait jamais entendu Ole Gunnar Solskjær parler de ça : l’inaccessible, l’impossible, l’intouchable.

Le club des contaminés


Parce que le Norvégien sait que l’impossible n’existe pas dans le foot, qu’il y a des jours où les discours ne servent à rien, qu’il faut parfois laisser les joueurs arriver sur le terrain comme on se pointe à l’heure de la récré, soit avec le sentiment d’invincibilité. Il paraît que le PSG n’avait rien à craindre : c’était le danger, malgré les alertes répétées de Thomas Tuchel, et, cette fois encore, une manche retour de C1 a laissé grandir sous nos yeux un monstre. Avant ce PSG-Manchester United, Maxwell avait appelé les Parisiens à jouer avec « l’ADN du club » : c’est justement sur ce point que se situe la méprise, car il n'existe pas.


Mercredi soir, au Parc des Princes, Manchester United est venu écrire l’une des plus belles pages de son histoire, mais a surtout confirmé une chose : un héritage ne s’invente pas, il s’entretient, et il fallait voir Patrice Évra hurler aux côtés de Paul Pogba, Éric Cantona afficher son sourire, mais aussi Louis Saha, Mikaël Silvestre, Sir Alex Ferguson et les autres. Ce club est un virus et rend malade à vie tous les joueurs qui y passent. Sur le terrain, il est sorti vainqueur d’un combat irrationnel avec des contaminés et des types pour qui Manchester United est tout. Tout simplement.

Les pèlerins, la vie et la mort


Après la rencontre, Sir Alex Ferguson est venu embrasser Solskjær, accompagné depuis le début dans sa quête par l’historique Michael Carrick et le dinosaure Mike Phelan, et une question est remontée : soutenus par Teddy Riner et Cyril Hanouna, qu’est-ce que le PSG avait fait pour ses anciens ? Où étaient-ils ? Comment travaille-t-il son héritage ? Est-ce qu’il existe vraiment ou est-ce qu’on l’oublie rapidement une fois qu’on a changé d’écurie ? En arrivant face à la presse, Ole Gunnar Solskjær avouait parler comme un entraîneur, mais aussi comme un « supporter » . Au Parc, c’est une leçon d’héritage qui s’est déballée et impossible de penser que cela n’a eu aucun impact sur les joueurs de l’équipe première : Manchester United a gagné sans trahir ses valeurs personnelles et les a respectées.



Lorsqu’il parle de son nouveau job d’entraîneur, Solskjær est clair : « Le foot, au fond, c’est quoi ? Créer des problèmes à votre adversaire et solutionner ceux qu’il vous pose. Le reste, c’est principalement de la gestion humaine. Nous sommes avant tout des psychologues. » Mais aussi des pèlerins dont la mission est de transmettre l’histoire d’un club. Une image résume parfaitement les premiers mois du technicien norvégien sur le banc : assis sur un terrain, à Dubaï, il fait face à Jesse Lingard et Marcus Rashford, deux gosses pour qui Manchester United est une histoire de « vie et de mort » , et Anthony Martial. La suite est là :


Et elle raconte beaucoup. Gagner, c’est aussi se souvenir. Un ADN ne s’achète pas, il se construit et s’entretient. Fier et orgueilleux, le PSG doit en prendre acte.

Par Maxime Brigand
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