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Un vendredi à Tchernobyl…

Mes paupières sont lourdes/ Mon corps s'engourdit / C'est pas le chlore / C'est pas la chlorophylle / Tu m'irradieras encore longtemps / Bien après la fin / Tu m'irradieras encore longtemps / Au-delà des portes closes…

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Madame rêve…

La une de L'Équipe-Mag reçu en avance vendredi aprèm ressassait le traumatisme du France-Bulgarie de Kostadinov quand dans les kiosques la bobine de Trifon Ivanov à la une de So Foot apeure toujours le chaland. Deux visions plus lucides que la douce euphorie qui a littéralement envapé la France du foot depuis le tirage des barrages ? « L’Ukraine, c’est du tout bon, c’est le meilleur tirage. » « Le match retour est à la maison. » « Les Jaunes ne nous ont jamais battus. » « On a plus de meilleurs joueurs, et ils jouent dans les grands clubs.  » « On a Ribéry, quasi Ballon d'or, et pas eux. » « On a Deschamps-le-winner qui a l’expérience et le charisme pour savoir aborder ces matchs au couteau » … Mêmes discours tout de suite après la claque : « On perd 2-0 sur un match où on a une possession largement supérieure, plus de frappes, plus d’occasions. » (Didier Deschamps) «  C’est dur à encaisser. Sur la physionomie du match, le 2-0 n’est pas mérité. » (Samir Nasri) « Sur le papier, on est meilleurs qu’eux : on a plus de bonnes individualités. » (Karim Benzema). On arrête là.

Les Bleus (coach, staff et joueurs) se sont saoulés à l’optimisme jusqu’à affirmer dans leurs paroles et dans la compo de départ qu’ils étaient venus à Kiev pour gagner, ou du moins avec la conviction d’en planter au moins un. Résultat : un 2-0 bien sec, soit le meilleur résultat en foot qu’une équipe, l’Ukraine, puisse espérer après son match aller à domicile. Car l’Ukraine a dit non, genre : « Avant de nous battre, faut déjà nous jouer. » Le vrai drame est là : la France a été irréaliste, pas arrogante, pas suffisante, plutôt combative, même pas nulle. Irréaliste. On a juste oublié qu’avec cette équipe de France, on n’a aucune certitude. Que la notion de « progrès » avec Super DD à sa tête était plus qu’aléatoire. Il n’y a qu’à voir son bilan ce matin : 17 matchs, 7 victoires, 4 nuls et 6 défaites. Où était la progression avant le désastre de Kiev ?

La nuit je mens…

Les barrages, c’est une expérience à part où tout peut basculer du bon ou du mauvais côté. Avoir des joueurs bons en clubs ne garantit pas un super rendement en sélection, un sélectionneur aussi gagneur ne garantit pas la transcendance des siens sur le terrain. À la vérité, on ne connaissait pas bien cette équipe d’Ukraine, alors on a décidé d’autorité qu’elle nous était inférieure. On a juste concédé qu’elle état solide derrière et qu’elle avait deux très bons joueurs de couloir, Iarmolenko et « l’autre » dont on prononçait très mal le nom (Ko… no… plianka !) Alors on a bâtit une équipe offensive, c'est-à-dire déséquilibrée. Un 4-2-3-1 avec trois milieux offensifs et un attaquant, plus deux milieux défensifs qui en club sont très portés vers l’avant, Pogba et Matuidi. À la vérité, les deux ont été plutôt pas mal (surtout le juventino). Le problème, c’est qu’ils ne sont pas des vrais numéro 6 occupés à bien nettoyer devant la défense et bien relancer, ce sont plutôt des très bons relayeurs. À la Juve, Pogba est positionné très haut… On a bien Mavuba, un spécialiste à ce poste crucial, mais on le garde au congélo pour Noël. Qui plus est Matuidi a du trop souvent écoper du côté gauche où Évra a encore pris l’eau (même Ribéry a dû venir filer un coup de main). Koscielny voulait un vrai 6 devant sa défense. Il ne l’a pas eu. Ribéry voulait son pote Nasri dans l’axe (pour quel rendement ?), et il a obtenu gain de cause...

Une équipe « offensive » , donc, qui s’est même imprudemment ruée à l’attaque après avoir encaissé le premier but. Et à la vérité, ça a même failli marcher si Samir n’avait pas manqué son face-à-face avec Piatov (65e, la seule vraie action nettement dangereuse en fait). Mais une série de contres prévisibles a logiquement débouché sur des situations périlleuses pour notre axe défensif au point de concéder un péno fatal. Une faute de Koscielny sur Zozoulia et transformation de Iarmolenko (2-0, 82e). Avec Lloris, Koscielny a bien symbolisé tout ce sentiment de « presque » qui englue l’équipe de France. Le Gunner avait été très bon jusque-là, presque invincible et ce, presque jusqu’au bout… Mais sans ce vrai 6 qu’il réclamait il a pris la vague de plein fouet. Il a du jouer le sauveur derrière avant de commettre l’irréparable : il s’est fait expulser, plus lassé d’avoir défendu seul (Abidal avait déjà sombré) que énervé par ce provocateur de Koutcher (91e). Lloris a « presque » arrêté le tir de Zozoulia (0-1) et « presque » repoussé le péno de Iarmolenko (0-2) : depuis ses deux bourdes en Biélorussie (4-2), on aurait du comprendre que Super Hugo n’allait pas éternellement sauver la Patrie. Ses deux « presque » d’hier soir nous l’ont froidement rappelé.

Bleu pétrole…

« Se donner à 200 % » : c’est une phrase à la con qui en foot s’impose aux équipes qui manquent de talent. Et pourtant… Cette Ukraine objectivement pas géniale a bel et bien donné corps (et âme) à cette expression idiote. Les Jaune et Bleu se sont en effet battus comme si leur vie en dépendait, usant parfois de brutalité un peu limite. Encore mieux que la Grèce 2004, vraiment trop monolithique. Mais « se donner à 200 %  » , ça ne marche que si l’organisation tactique même très simple, est en place. Et c’était le cas de l’Ukraine : schéma de jeu basique mais volonté quasi irréelle de déplacer des montagnes. Or, les Bleus n’aiment pas se faire bouger, on l’avait vu à l’Euro 2012 quand les Suédois avaient littéralement marché sur la bande à Lolo Blanc (0-2). Avant le match de Kiev, les Bleus étaient prévenus : l’impact physique et la foi sans doute patriotique (plus la vexation d’avoir été traités par la France d’adversaires « faciles  » ?) des Ukrainiens seraient déterminants… Pour le retour, on attend des Bleus qu’ils se donnent eux aussi à 200%. Comme si ça suffisait ! En plus, on le répète, sans schéma de jeu clair, c’est même contre-productif, surtout face à un bloc resserré qui jouera avec deux buts d’avance et des possibilités de contres mortels. Tactiquement, quand on en arrive là, côté français, à l’option desperado, a la muerte !, c’est qu’on est tombé bien bas.


On en vient donc à cette foutue identité de jeu. En France, elle ne tient qu’à un nom : Ribéry. « Passe la balle à Francky ! » : c’est ça notre schéma de jeu… Problème : quand on le neutralise à trois en bloquant son couloir (et en lui asticotant aussi les chevilles !), les Bleus calent. Même si Ribéry a bien essayé, il a été très bien pris. L’Équipe de ce matin qui souhaite pour mardi des Bleus enflammés « à 200 % » en appelle aussi à Super Francky tout seul pour nous qualifier au SdF ( « on attend de lui qu’il fasse des miracles dont seuls les Ballons d’Or en puissance sont capables » ) Tout faux, les gars ! C’est quand il se prend pour le Sauveur que Lascarface fait n’importe quoi, joue perso, s’énerve et perd son football… Restait le Plan B, hier, Nasri à la baguette, plus axial. Sauf que Samir n’est pas un numéro 10, ni proche de l’attaquant de pointe et ni meneur reculé à la Pirlo. Samir est un relayeur qui aime jouer à gauche en combinant avec son pote Francky et comme il aime bien beaucoup toucher le ballon il décroche dans le rond central… pour marcher sur les pieds de Pogba ! Game over. Les deux couloirs ont bien été bloqués par les Jaunes : pas fou, Fomenko ! Il avait bien vu que les récents matchs des Bleus (Australie 6-0 et Finlande 3-0) avaient beaucoup privilégié l’animation offensive sur les côtés avec débordements et centres vers Giroud… Là, tout était bétonné : à trois Jaunes sur le porteur du ballon, à bâbord et à tribord. Du coup, Giroud (match correct, hier) puis Benz ont été logiquement privés de ballons. Rideau.

Résidents de la République…

Les barrages, on le savait dès le départ. Mal barrés, on s’en doutait un peu. C’est très, très mal engagé. C’est quasi mort. On fera le vrai bilan plus tard, si les Bleus ratent effectivement le Brésil. Mais là rien n’est définitivement foutu. Reste d’abord l’espoir de voir cette Ukraine capable de désunir et plonger à pic, comme il arrive parfois aux fausse équipes fortes à l’apparence monolithique et imbougeable. L’Ukraine est peut-être une fausse « équipe forte » qu’un but encaissé rapidement peut mettre en déroute en une mi-temps ou au terme de prolongations, voire de tirs au but. On ne le sait pas… Aux Bleus de jouer ! Ils sont entre deux eaux, entre qualif et élimination, entre moyen-moyen et moyen-bon. Irradiés mais encore en vie. Pas encore élus, mais pas encore battus. Juste encore résidents de la République ce samedi matin.

Chérif Ghemmour
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