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  1. // Euro 2016
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Un penalty pour changer le destin

À la 72e minute d'Espagne-Croatie, sans le savoir, Luka Modrić a changé le destin de cet Euro. L'arrêt de Danijel Subašić sur ses consignes renverse la compétition et offre une partie de tableau remplie de champions du monde. La Croatie, elle, s'est quasiment taillée une place jusqu'à la finale. En tout cas, elle ne pouvait pas mieux s'y prendre.

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Personne ne s’y attendait, et encore moins Sergio Ramos. Au moment de frapper un penalty donné généreusement par M. Bjorn Kuipers, qui, dans les rangs espagnols, aurait pu penser que l’Espagne allait paumer ? Dans la tête du capitaine à la barbe, tirer à droite, tirer à droite, tirer à droite. L’œil n’était pas assez vigilant, l’esprit pas assez affûté pour se méfier de ce mot glissé à l’oreille de Danijel Subašić par son capitaine Darijo Srna. Pourtant, la consigne venait de plus haut. De la tête pensante madrilène côté croate. D’un coéquipier en club. De Luka Modrić. « Qu’est-ce que m’a dit Srna ? Il m’a dit que Modrić lui avait dit que Ramos tirait toujours les penaltys à droite, racontait le gardien croate au micro de beIN Sports. Donc je l’ai écouté et j’ai plongé à droite. » La suite, c’est un regard perdu des Espagnols, et surtout, une rétrogradation à la deuxième place du groupe D. Un changement qui, mine de rien, pourrait être le bouleversement de la compétition.

L’effet de Srna

Changement d’histoire


Sans le savoir, Luka Modrić a peut-être changé à cette fameuse 72e minute le nom du vainqueur de cet Euro 2016. Lui, blessé à l’aine, qui ne jouait même pas. Par ces simples mots, voilà l’Espagne reversée dans la partie de tableau de la France, de l’Angleterre, de l’Allemagne et de l’Italie. De l’autre côté, la Croatie s’offre un boulevard - toutes proportions gardées - et écope du pays de Galles, de la Pologne et de la Suisse, avant les dernières rencontres de poules. Encore plus fort, si le Portugal venait, par un concours de circonstances, à terminer deuxième de son groupe, la bande à CR7 serait elle aussi reversée dans la partie des « gros » . Un scénario qui pourrait advenir même en cas de victoire des Lusitaniens, si l’Islande venait à battre l’Autriche avec une meilleure différence de buts. En bref, un joyeux bordel orchestré par un chef qui récite d’ordinaire sa partition sur le terrain : Luka Modrić.


En s’offrant le scalp du champion d’Europe en titre – qui n’avait plus encaissé un but depuis 735 minutes ! –, Perisić et consorts s’offrent l’espoir d’endosser de rôle d’outsiders qu’on leur collait avant même le début de la compétition. Et bordel, jusqu’ici, c’est totalement mérité. Au milieu de favoris criant d'inefficacité et de retenue, les Croates balancent du jeu. Des passes vers l’avant, des verticales, des débordements sur les ailes (en tribunes parfois aussi), un vrai numéro 10, des porteurs d’eau en club et héros en sélection… mais surtout une âme. Une âme que la mort du père de Darijo Srna durant Turquie-Croatie aura terminé d’entériner. En plus de jouer avec leurs pieds, les hommes jouent maintenant avec leurs tripes. Et voilà qui pourrait bien en faire la surprise du tournoi, après la Grèce en 2004 et la Russie 2008, pulvérisée 3-0 aux portes de la finale par l’Espagne.

Le coup de fouet qu’il fallait


Au cœur d’un Euro malade de beau jeu qui enregistrait d’ailleurs sa pire moyenne de buts après deux journées depuis 1996 – 1,96 but/match seulement contre 2,87 il y a quatre ans en Pologne au même stade – l’équipe d’Ante Čačić, maître tacticien ce mardi soir avec sa composition de départ, vient de filer un bon coup de crampons dans la fourmilière. Et c’est ce qu’il fallait. Pas besoin de stars pour renverser les monuments, pas besoin de Modrić ou Mandzukić. L’Euro vient de prendre le coup de fouet qu’il attendait. Ici, on se bat avec le cœur, un peu de chance, et aussi des joueurs du Real Madrid. Mais sur le banc. Ironie de l’histoire.



Par Theo Denmat
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