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Un Cheikh tout sauf en bois

Cheikh Ndoye se balade sur les pelouses de Ligue 1 avec son équipe angevine. Avec ses trois buts en neuf titularisations, le milieu défensif sénégalais fait une grosse impression. Incroyable quand on sait que le type prévoyait de finir… menuisier.

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Un dimanche matin d'un tempéré novembre 2009, Cheikh Ndoye chausse ses crampons, fait son sac, puis file à Dakar. Le garçon traîne la patte. À 23 ans, il a enchaîné les stages de détection sans jamais trouver preneur. Pour subvenir à ses besoins, le milieu sénégalais s'est trouvé un job dans la menuiserie à Rufisque, ancienne capitale de l'arachide. « Après coup, il m'avait confié que ce jour-là, il n'avait pas forcément la volonté de venir à cette détection parce qu'il en avait fait beaucoup avant et que ça n'avait rien donné. Il était presque résigné » , confie Laurent Bénier, coach d'Épinal et présent ce fameux dimanche. Aujourd'hui, Cheikh a 29 ans, joue en Ligue 1 et vaudrait, aux dernières nouvelles, pas moins de 15 millions d'euros selon son président, Saïd Chabane. En six ans, tout semble être allé très vite pour l'intéressé malgré un chemin truffé d’embûches.

Pieds carrés


Deux ans plus tôt, en 2007, Salif Diao, ancien de l'épopée sénégalaise de 2002 et joueur de Stoke City, propose à Ndoye un petit essai dans la banlieue bucolique de Manchester. Cheikh s'envole pour Stoke-on-Trent. Mais ses quinze jours passés aux cotés de Delap n'emballent pas les Potters. L'année d'après, le natif de Rufisque troque la brume anglaise pour le vent chaud et sec d'Arabie saoudite. Au pays du pétrole, on souhaite le signer, mais le bougre se pète peu avant sa signature. Le retour à la case départ fait mal. Alors, lors du premier contact avec le joueur, Laurent Bénier sent de suite que le garçon a morflé : « Il avait une grande envie. Une envie incroyable. Et c'est ce qui m'a frappé dès nos premiers échanges. »

Direction donc la Lorraine, à Épinal. Mais Cheikh ne fait pas le voyage seul. Ses compatriotes Christophe Diedhiou et Ibrahima Seck l'accompagnent. En arrivant, les trois découvrent la neige et le froid. «  Arriver en novembre à Épinal, ce n'est évident pour personne. Encore plus pour un Sénégalais  » , rigole Laurent Bénier avant de poursuivre : « Il y aussi le changement de culture, mais moi, je n'avais aucun doute. Malheureusement, ce n'était pas le cas de tout le monde au club. Des gens doutaient de notre projet. Il y avait de gros doutes. Certains se sont permis de lui dire qu'il n'avait pas le niveau CFA... Quand tu viens de débarquer, ça crée forcément des malaises. » Olivier Robin, gardien d'Épinal, dit avoir eu quelques doutes au début : « Ils ont un peu tout découvert en arrivant ici. Tous les joueurs les voyait comme "les pieds carrés" et au fur et à mesure, on a appris à connaître les qualités de chacun. »

« C'est un vrai mitard à l'ancienne  »


Malgré de nombreux partenariats avec Metz, Nancy, Sochaux et Troyes, Ndoye ne trouve pas preneur, au plus grand étonnement de son coach : « C'est décevant que notre partenariat avec des clubs pro comme Nancy, Metz, Sochaux ou Troyes n'ait rien donné pour lui. Les recruteurs venaient tous les jours. Les mecs ne le trouvaient pas assez bon. Ils me disaient toujours qu'il lui manquait si et ça. Ce sont ces mêmes gens qui me disent aujourd'hui, "si on avait su..." Je comprends pas, t'as un milieu défensif qui plante 10-15 buts par saison et ça ne choquait personne ! » Le temps passe, mais le type ne désespère pas. Il fait ménage avec Ibrahima Seck et Christophe Diedhiou. Ce dernier se rappelle les grands festins préparés par le « trio des mafés et des tieb bou dien  » . « On se chambrait beaucoup en wolof. Mais sur le terrain, Cheikh ne rigolait pas, et il n'y avait qu'un mot en wolof qui comptait, c'était "dougono", qui veut dire : "Le but est rentré." »


Cerise sur le gâteau, en 2014, les trois honorent leur première sélection chez les Lions de la Téranga. L'ancien jouvenceau de l'Inter Milan, Ibrahima M'Baye, ne tarit pas d'éloges sur le nouveau venu : « Ndoye ? Attends, tu parles bien de Cheikh ? Oui, c'est un bon gars, mais il ne rigole pas. À l'entraînement c'est pareil. Il n'y va pas de main morte. C'est un vrai mitard à l'ancienne : bon de la tête, dur sur l'homme.  » Aujourd'hui, Cheikh Ndoye continue d'étonner et de progresser, à l'image du début de saison tonitruant d'Angers. Tout sauf un hasard et un feu de paille pour Oliver Robin : « Cheikh était généreux dans tout ce qu'il faisait. Ça m'étonne pas qu'il ait réussi. » Bordeaux et quelques clubs en Premier League se seraient d'ores et déjà positionnés sur le dossier. Laurent Bénier rappelle : « On échange souvent des textos et on s'appelle encore pour parler de tout et de rien. Il a une humilité et une simplicité qui font sa force. Sa progression ne lui est pas montée a la tête. Il me dit régulièrement qu'il n'a pas fini sa formation. » Ni d'agiter son immense carcasse sur les pelouses de Ligue 1.

Par Quentin Müller
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