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Un Boxing Day, est-ce vraiment utile ?

Il y a quelques jours, Jürgen Klopp critiquait le Boxing Day, le calendrier chargé des fêtes, un an après les sorties de Louis van Gaal sur le sujet. Aujourd'hui plus que jamais, la période divise, elle fait parler, use les organismes et provoque la réflexion. Au point de disparaître ?

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C'était il y a 83 jours. Le 8 octobre dernier, Jürgen Klopp venait d'être nommé nouvel entraîneur du Liverpool FC. Dès sa première prise de parole, le coach allemand a touché par le verbe : « Je n'ai pas envie de parler de moi. Est-ce que quelqu'un dans la salle pense que je peux faire des merveilles ? Je suis un mec normal. Je suis le Normal One. (…)Pendant la majeure partie de ma vie, je n'avais pas assez d'argent pour partir en vacances. Aujourd'hui, je n'ai pas le temps. (…) Je suis ici pour bosser, installer de la confiance et proposer un football sauvage. Le plus important est de rendre meilleure la vie des supporters. » Klopp est un homme comme ça. Il entraîne pour mettre en place ses idées, mais surtout pour que le stade devienne un espace hors du temps pendant 90 minutes. L'ancien entraîneur du Borussia Dortmund veut que les supporters y oublient leur quotidien, se lèvent pour ses joueurs et qu'ils rêvent. Grâce au football. À Liverpool, Anfield a toujours eu cette fonction. Le Liverpool FC est le fruit de ce que Bill Shankly appelait hier la Sainte Trinité. Un lien fusionnel entre les joueurs, le manager et les supporters.

Le club de Liverpool est le symbole, comme Manchester United, Leeds ou encore Nottingham Forest, d'une Angleterre qui voit dans le football un rôle social. Le Boxing Day en est la représentation physique. Depuis le 26 décembre 1871, chaque lendemain de Noël, on va au stade en famille. Le calendrier est pensé pour, la Premier League et ses diffuseurs jouent de cette tradition et rien ne peut bouger. Pourtant, depuis plusieurs années, certains entraîneurs comme Louis van Gaal l'an passé, Ronald Koeman et Jürgen Klopp la semaine dernière, sont sortis du bois pour dénoncer un calendrier trop chargé, trop exigeant pour le physique des joueurs et trop difficile pour les familles des pros. « Je pense que tout le monde sait que ce n'est pas la meilleure manière d'obtenir des succès. Les joueurs n'ont pas de pause pendant un an, alors que tous les autres championnats s'arrêtent » , expliquait-il y a quelques jours Jürgen Klopp à la BBC alors qu'Arsène Wenger s'est déjà élevé plusieurs fois pour louer la tradition du Boxing Day. Les critiques de Klopp visaient un cadre installé, mais aussi les performances moyennes de la sélection nationale anglaise. Car dans six mois, cette dernière est attendue en France. Oui, Klopp est aussi comme ça. Il bouscule.

Le jour où tout peut se perdre


Ce sont des faits. Depuis 1996, l'Angleterre n'a pas touché du doigt le dernier carré d'une grande compétition. Cet été-là, les Three Lions s'étaient fait sortir de leur Euro par une Allemagne futur championne d'Europe. Entre-temps ? Rien ou pas grand-chose. Des promesses, beaucoup, mais aucun succès significatif. Reste que le groupe de Roy Hodgson sort cette fois d'une phase de qualification ponctuée sans défaite et présente une nouvelle génération prometteuse. Le sélectionneur aimerait la protéger, qu'elle arrive en France en jambes, mais sait aussi que la Premier League n'en a rien à faire de la sélection nationale. Leurs intérêts sont trop différents là où l'argent est devenu roi. C'est comme ça. D'autant que l'intégralité de la sélection joue en Premier League, où Hodgson expliquait avant la Coupe du monde 2014 aller souvent voir des matchs et ne voir ses propres joueurs que quelques minutes sur la pelouse. Klopp a parlé en ce sens, et on ne peut pas vraiment lui donner tort sur le fond.

Sauf que le Boxing Day est dans les meubles. Il est immobile, beau et essentiel au football anglais dans tout ce qu'il représente. Aujourd'hui, un championnat ne se gagne pas pendant les fêtes, mais il peut s'y perdre. Ce Noël, Leicester le sait, Arsenal aussi, et Chelsea a bien failli le comprendre l'an passé après le feu d'artifice de White Hart Lane. Les efforts durant cette période sont décuplés, on joue tous les deux jours et l'on ne peut pas lâcher un morceau. Tout peut se passer un jour de Boxing Day, c'est en ça qu'il est magique et excitant. Quand un Everton-Stoke devient un sommet. Jamais l'Angleterre ne pourrait s'en séparer, car plus que ça, le Boxing Day fait vendre, beaucoup, et attire les yeux du monde entier quelques heures après la dinde.

La danseuse Premier League


On l'a souvent répété, surtout ces derniers mois. Au-delà de l'impact physique de la période actuelle, sa rentabilité économique est réelle, même si David Dein, l'ancien patron d'Arsenal, a évoqué plusieurs fois l'idée d'une trêve hivernale anglaise. Depuis plusieurs années, la Premier League est devenue la danseuse de la Sky. De BT aussi. Le joueur passe après sa cotation, même si l'un ne va pas sans l'autre. Le produit de spectacle doit faire vendre, il doit vivre et se montrer au maximum pour remplir les caisses. L'installation progressive de matchs le lundi soir et le vendredi soir va dans ce sens. C'est un fait, surtout à quelques mois du changement de dimension avec la nouvelle ère des droits télévisés records. Le Boxing Day y conservera plus que jamais sa vitrine, même si les amoureux ont les yeux qui regardent ailleurs. Vers la pelouse et les hommes qui la foulent, vers ces coachs qui s'adapteront et s'amouracheront demain de ces traditions. Pour faire vivre encore longtemps la Sainte Trinité de Shankly, tout ce qu'elle représente et son 26 décembre.


Par Maxime Brigand
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