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  1. // Ligue des champions – Quart de finale retour – Chelsea/PSG

Typologie du spectateur de Chelsea/PSG

Comme Ligue des champions rime avec ballon rond, mais aussi avec excitation, difficile pour le citoyen lambda, même celui qui se moque habituellement du foot, de rester insensible à un quart de finale de C1. À quelques heures de ce Chelsea/PSG, l’effervescence générale touche tout le monde. Même eux.

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La meuf du collège qui n’y connaît rien

Qu’elle était belle, Lucie ! Tu te souviens encore avec émotion de ses longs cheveux blonds, ses joues mal dégrossies et sa poitrine naissante. En maths, français, histoire et même latin (que tu as choisi pour être à ses côtés), s’asseoir derrière elle était un combat de tous les instants : non, tu n'étais pas le seul en 4e B à vouloir observer une heure durant la petite ficelle rouge qui dépassait de son Diesel taille basse. Au fond, tu aimais Lucie la journée, encore plus la nuit, et n’attendait que son accord pour t’adonner à cette passion adolescente. Aujourd’hui pourtant, tu ne regrettes plus d’avoir été éconduit par la belle sur le grandiose slow d’Aerosmith, I Don't Want to Miss a Thing. Il faut dire que Facebook t’a aidé à panser cet Armageddon sentimental. Car entre les 36 photos de ses vacances mauriciennes et un message de Vanessa ( « Night de folie avec toi #champagne #bitches #beaubrun #àrefaire » ), plusieurs de ses statuts t’ont interpellé la semaine passée : « H-1 : allez paris!! » , « Lavezzi il est trop fort!!! » « Pastore je t’aime <3! On est en demi!!! » Face à ce déchaînement de méconnaissance footballistique, les derniers fantasmes dont elle pouvait être l’objet se sont envolés. Pour elle, le PSG est une mode, un nouvel objet de « hype » , un centre d’intérêt passager. Elle ne connaît rien de la Ligue 1, fait semblant de pouvoir t’expliquer un hors-jeu, mais adore Ibra et le petit Verratti. Elle n’est malheureusement pas la seule. Amélie, la faillote un peu moche devenue maman, ou encore Sarah, à l’époque sponsorisée par Sergio Tacchini, pourrissent ton mur d’actualité de messages d’amour à destination du club de la capitale. Alors pour ne pas connaître à nouveau le dégout, tu t’es juré d’éviter les réseaux sociaux ce soir. Sage décision.

Le collègue chiant qui n’y connaît rien

Il est là. Vous le savez qu’il est là. C’est un peu comme dans les films d’horreur quand il y a un plan resserré sur le personnage principal – vous, en l’occurrence –, mais que l’on sait très bien qu'un zombie rode dans le coin. À la sortie du métro, vous jetez un regard à droite, puis un regard à gauche. Rien. Vous foncez. Comme chaque matin, au bureau, vous avez besoin de votre petit café pour démarrer la journée. Manque de bol, c'est là qu'il vous attendait : à la machine à café. Qui ça ? Votre collègue chiant, évidemment. Vous, vous aimez le foot, vous n’y pouvez rien, c’est comme ça, c’est dans votre ADN. D’habitude, tout le monde s’en tape. Pourtant, vous auriez eu besoin de quelqu’un le jour où Pauleta a pris sa retraite. Mais ce jour-là, trop honteux de vos larmes, vous avez préféré dire que José-Karl, votre dogue allemand, venait de passer de l'autre côté. « Enfin tu es là ! Une demi-heure que je t’attends à la machine à café ! Je n’arrivais pas à dormir ce matin, trop d’excitation avant le match de ce soir ! Je te parie trois tickets resto et une journée de RTT que Zlatan claque un doublé ce soir, mon pote ! Quel talent, le Z ! » Vous, vous savez bien que le Suédois ne joue pas, mais bon, vous le laissez parler le temps que votre expresso finisse de couler. « Et Pastore, merde, quel génie ! J’ai toujours dit que c’était un crack, El Flaque d’eau. J’ai jamais compris ce surnom, mais à 42 millions, c’était sûr qu’il allait finir par devenir fort. C'est comme les vêtements, tu payes la qualité ! Tu regardes le match avec nous ce soir ? On a volé le rétroprojecteur ! On se fait ça en salle de réunion avec des panachés. Je te raconte pas la gueule qu'on va avoir demain, petit canaillou ! » Plutôt crever, évidemment. « Non non, je vais faire ça à la maison, tranquille » , répondez-vous sobrement. Oui, les matchs importants, c’est à la maison, avec la chaise qui se rapproche de la télé au fur et à mesure que les minutes passent. « T’es con, un quart retour de Champions, c’est pas tous les 36 du mois hein... » ose-t-il vous répondre à vous qui attendez ça depuis si longtemps. Cette conversation, vous la redoutiez. Elle est terminée. Mais vous avez appuyé sur le bouton « thé au citron sans sucre » . Ça aurait pu être pire : la soupe à la tomate.

Le supporter du PSG depuis toujours

Ce changement brutal vous surprend encore un peu. C’est comme ce jour où vous êtes passé de la Polo familiale à la Mustang décapotable pour faire rêver madame le temps d’un séjour en Californie : vous n’avez pas l’habitude de votre nouveau moteur. Ce mardi matin, vous petit-déjeunez avec la boule au ventre, mais aussi en compagnie de Hélder, Pierre-Fanfan, Ogbeche et Pedro Miguel, ceux que vous aviez supportés en 2004 face à Chelsea. Ce 8 avril n’est pas un jour comme les autres, puisque votre équipe de toujours n’est pas loin du dernier carré de la plus prestigieuse des compétitions, mais vous n’arrivez pas à en profiter pleinement. Au vrai, le fait de devoir partager les victoires et les attentes avec des opportunistes vous emmerde tellement que parfois, vous vous demandez si vous ne préfériez pas être seul dans la souffrance plutôt qu’en masse dans l'allégresse. Enfin ça, c’est ce que vous vous dites parce que vous venez de voir votre ancienne copine du collège poster un « allez Paris <3 ! » aussi sincère que son statut « en couple » sur Facebook et que vous allez devoir supporter votre collègue chiant, vêtu d'un maillot du PSG, qui vous attend au bureau. Comme un vendredi d'avant vacances à la belle époque du lycée, cette journée passe vite. À 13 heures, vous êtes déjà dans votre match à disposer les petits pois du self-service en 4-3-3, avec le plus grillé à la place de Matuidi et le plus classe à la place de Pastore, probablement titulaire ce soir. À 19h15, c'est l'heure d'enfiler votre maillot de Clément Chantôme. Des gens peuvent essayer de vous voler votre club, mais ils ne pourront jamais vous voler le fait de se sentir bizarre devant la télé. Et vous, vos voisins ont l'habitude de vous entendre.

Le supporter de l’OM

Si les supporters de Paris sont avec leurs potes, le supporter de l'OM est avec George Clooney, Quentin Tarantino et Juliette Lewis. Oui, sa soirée est un doux remake d’Une nuit en enfer. Au match aller, il a certainement balancé que l’Olympique de Marseille aussi a été en quarts de finale de la Ligue des champions il n'y a pas si longtemps, grâce à un but de Brandão face à l’Inter Milan. Il s'est aussi levé pour congratuler Eden Hazard après son pénalty. Et puis il l'a fermé. Ce PSG-là, il l'énerve d’autant plus qu'il sait très bien que cette équipe joue bien. Ce qui lui brise le plus le cœur, au fond, c'est que Javier Pastore lui fait penser à Lucho González, son amour de toujours. Ce soir encore, le supporter de l'OM sera pour Chelsea, parce que comme dans les autres pays d’Europe, il sait que « l’Indice UEFA » n’est pas une équipe que l’on supporte. Après la qualification du PSG, il va recevoir beaucoup de textos, mais l'homme du 13 a la répartie fine. En brouillon, il a déjà un « à jamais les premiers » et un « j’espère que vous allez tirer le Bayern Munich, bande de merdes » prêts à partir. Ce soir, tout ce qu'il espère, c'est un but d'Azpilicueta qui enlèverait son maillot de Chelsea pour laisser apparaître un maillot de l'OM. En fait, ce soir, il n'espère pas grand-chose, il prie juste les dieux du football. Et ça tombe bien pour lui : selon les différents testaments, il s'agit soit de José Mourinho, soit de Samuel Eto'o.

Le nouveau supporter du PSG

Il n’a pas connu les années de galère, le scorpion de Charles-Édouard Coridon ou Éverton Santos. Il n’a pas connu le Parc des grands soirs, le son assourdissant des kops et leurs guerres intestines. Pourtant, il est supporter du PSG. Sa passion pour le club est récente, même s’il prétend qu’elle date d’un an avant l’arrivée des Qataris. Aux anciens qui critiquent son opportunisme fanatique, il répond qu’il préfère ce PSG-là, délesté de sa violence, familial et spectaculaire. Il adore le côté pince-sans-rire de Zlatan, la puissance dégagée par Thiago Silva, la classe insolente de Marco Verratti et le génie de Javier Pastore, mais seulement depuis le match aller. Il critique ce fumiste de Jérémy Ménez, estime qu’un milieu de terrain défensif devrait être recruté à prix d’or parce « là, on est limite avec l’enchaînement des matchs » , milite pour l’arrivée d’Hazard à la place de Lavezzi, mais en doute depuis le match aller. Mais ce supporter n’est pas un cas isolé. Ils pullulent partout, exposant leur amour aussi versatile que soudain à qui veut bien l’entendre. Ils se regroupent même dans les bars, les apparts, s’organisent des bouffes devant une rencontre de Ligue des champions et se rendent même parfois au stade. Souvent critiqués, ces parvenus du supportérisme s’en foutent pourtant : une fille est toujours plus jolie débarrassée de ses problèmes d’acné.

Par Swann Borsellino et Raphaël Gaftarnik
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