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Tuchel, révolution par le détail

Cette semaine, le PSG de Thomas Tuchel est entré dans une nouvelle ère. Celle où gagner ses sept premiers matchs de championnat est une normalité, certes, mais surtout où l'approximation n'a plus sa place. Tuchel est un amoureux du détail, et voilà probablement le ressort le plus efficace sur lequel appuyer la motivation d'hommes trop forts pour le milieu auquel ils appartiennent.

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Jusqu’ici, on ne connaissait que sa vulve. Il est de ces figures historiques dont on découvre seulement aujourd’hui le visage, jusqu’ici resté inconnu, alors que le fruit de leur œuvre a changé la face de l’art, ou de la science, ou peu importe de quoi d’autre. Le bas ventre de L’Origine du monde de Gustave Courbet, donc, appartiendrait « à 99% » à une certaine Constance Quéniaux, selon les révélations de l’écrivain Claude Schopp. D’elle, on ne connaissait rien, à l’histoire d’en garder les raisons.


Lui, à l’inverse, on le portraitise de mémoire : ces cheveux poivre et sel caractéristiques des vieux seigneurs, les sourcils en broussaille et, surtout, cette longue barbe blanche qui semble descendre jusqu’aux rotules. Léonard de Vinci était un génie, et, coïncidence, un homme attaché aux détails. La citation suivante, si elle est de lui, pourrait être sortie de la bouche de Thomas Tuchel : « Les détails font la perfection, et la perfection n’est pas un détail. »

Le règne nouveau des « pistes pour grandir »

Car l’Allemand est ainsi, préférant se féliciter à longueur de conférences de presse cette semaine des « choses à améliorer, des pistes pour grandir » dans le jeu parisien, plutôt que de se féliciter de l’insolente réussite de ses hommes depuis le début de saison. Avec le succès de ce soir face à de bien faibles Rémois – que le coach David Guion a avoué ne pas avoir reconnus en première mi-temps –, le PSG en est donc à sept victoires consécutives en sept matchs de championnat, dépassant par là même l’ancien record du club avec 21 points collectés sur... 21 points possibles. Les pistes pour grandir, donc. Mardi dernier, la traditionnelle conférence de presse d’avant-match avait pris des airs inhabituels, au cœur des fauteuils ouatés du Centre d’entraînement Ooredoo. Tuchel exprimait vouloir « passer à la vitesse supérieure » , et l’affaire commençait par lui. La parole était à la tactique, d’abord, et le bonhomme ne déconnait plus.


« On doit aussi améliorer certaines choses, disait-il. À Rennes, c’était bien d’avoir joué compact, aussi bien en attaque qu’en défense. Le 4-2-3-1, c’est bien. On peut seulement jouer avec le système pour lequel on dispose des joueurs disponibles. Mais parfois, il est important d’avoir trois milieux pour évoluer dans les intervalles. Je ne peux pas dire si l’on va jouer en 4-3-3 si ce n’est pas possible pour mes joueurs. À Rennes, on était aussi en 4-3-3, mais Marco et Adrien se rapprochaient beaucoup. C’est comme si l’on avait un double 6. » L’exigence tactique est là, les faits aussi. On a ainsi appris que le coach parisien avait pris cette semaine la décision de supprimer les sodas, les sandwichs et les bonbons après les rencontres. Lui que l’on décrit comme quasi tyrannique sur le plan nutritif de la préparation de ses joueurs, attaché au temps passé à table et aux discussions qui ne concernent en rien le football. Après les balbutiements des premiers échanges, place donc désormais au deuxième souffle. « J’ai l’impression que tous les joueurs veulent s’améliorer, c’est ce qu’on a vu à Rennes. On a récupéré rapidement le ballon avec un pressing haut, toute l’équipe a travaillé, c’est un pas en avant. Maintenant va venir le prochain pas, il faut voir. Maintenant, en quelque sorte, c’est le vrai début. »

Une histoire de révolution douce

Au cours de cette conférence de presse à marquer comme un point de bascule dans le Paris de Tuchel, il y avait par exemple eu cet instant, prédictif : « On n’est pas satisfait complètement de nos débuts de matchs. Parfois, il est nécessaire de commencer autrement, car l’adversaire est frais et bien en place. » Bingo : deux minutes de jeu ce mercredi soir, et voilà déjà Reims devant. « Ils ont marqué au bout de combien de temps ? pestait l’entraîneur parisien après la rencontre. Pfff... Je ne sais pas quoi faire pour le moment. C’est une chose de parler, mais il faut s’améliorer. » L’avantage dans ce discours, c'est que l’on sait où l’on va. Les pistes en cours, les dossiers du passé, les problèmes à venir. L’affaire des cinq secondes après la perte de balle, fenêtre de tir dans laquelle l’adversaire est le plus enclin lui-même à perdre la possession ? Une idée fixe, développée auprès de la presse, donc auprès du public. Et ça marche. Le bateau progresse doucement, et la révolution tactique annoncé par le prophète prend match après match les allures de détails sur lesquels laisser traîner un regard attentif.



Puisqu’il n’est désormais plus question de résultats, mais de contenu, à la question de savoir si la prestation collective du PSG face à Reims avait été la plus satisfaisante depuis son intronisation, l’Allemand a répondu « oui » . Avant de détailler, encore : « Nos soixante premières minutes on été très intéressantes. On a joué très vite, très simple, avec peu de touches de balles et beaucoup d’intensité. Et puis, on a récupéré le ballon très très vite. » En réalité, sous ses airs de ne pas y toucher, Tuchel a peut-être trouvé la réponse à un problème qui ronge le PSG depuis bientôt cinq ans : en mettant absolument de côté le résultat comptable, Paris explose les limites de sa motivation face aux plus faibles. Ce qui n’empêche pas Neymar de faire joujou, mais c’est une autre question. Et en exposant ses principes de jeu avec totale transparence, mieux que Blanc, mieux qu’Emery. Or, si l’on ne connaît pas tous les poils du minois de la « chatte à Dédé » , celui du nouveau PSG possède bien tous les traits de Thomas Tuchel. À l’origine d’un certain monde, donc, dénué de hasard, et bourré de détails.



Par Théo Denmat, au Parc des Princes
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