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« Ce River est davantage joueur que le nôtre »

Vice-champion du monde 1990, Pedro Troglio, qui a tout gagné avec River Plate en 1986, suivra le Superclásico de cette nuit en demi-finale de Copa Libertadores depuis le Honduras, où il entraîne désormais. L’occasion de discuter de cette nouvelle expérience, mais aussi du passé, de son ami Maradona, de l’état du foot argentin et même de l’élection de dimanche prochain.

Modififié
23/10/2019 02:30
Copa Libertadores - Demi-finale retour

Ce soir se joue la demi-finale retour de Copa Libertadores entre Boca et River. Toi, tu es formé à River Plate, où tu as tout gagné avec l’équipe de 1986, celle de Nery Pumpido, Oscar Ruggieri, Tolo Gallego, Beto Alonso. Tu vois des similitudes avec le River d’aujourd’hui, qui domine le foot sud-américain ?
Ce sont des réalités différentes. À notre époque, il n’y avait pas cet exode massif de joueurs, tu pouvais maintenir ton effectif dans le temps, tu avais des joueurs expérimentés. Mais dans le River d’aujourd’hui aussi, tu as ces joueurs d’expérience, comme l’étaient pour nous Pumpido, Gallego ou le Beto Alonso. Des mecs qui dirigent le vestiaire. Là, ce sont Enzo Pérez, Leo Ponzio, qui sont revenus d'Europe. Dans le jeu, nous étions plus une équipe de contre-attaque. Ce River est davantage joueur que le nôtre. Ce sont deux des plus belles pages de l'histoire du club, avec une continuité dans les résultats, ce qui est difficile à obtenir.

« Certaines équipes ont des grands joueurs, mais pas des grands professionnels. Gallardo, lui, a les deux. »
Marcelo Gallardo est considéré comme l’un des meilleurs entraîneurs sud-américains actuels. Il est attendu en Europe ou en sélection dans les prochaines années. Il te plaît ?
Bien sûr, j’adore. Il s’intéresse à la qualité technique des joueurs, mais aussi à leur travail tactique quand l’équipe n’a pas la possession du ballon. Il a fait venir à River des grands professionnels, qui l’écoutent, qui respectent l’idée de jeu, qui respectent l’équipe. Certaines équipes ont des grands joueurs, mais pas des grands professionnels. Lui, il a les deux.

Entre le 2-0 au match aller et la victoire au Bernabéu l’année dernière, son River semble avoir l’ascendant psychologique sur Boca.
Je trouve River largement supérieur, mais il ne faut pas donner pour morte cette équipe de Boca. Elle a aussi de très bons joueurs, qui peuvent être dans un grand jour, profiter d’un River un peu moins bien et gagner avec deux buts d’écart ou plus. Le duel reste ouvert. Après, c’est sûr que si River marque, Boca doit en mettre quatre.

C’est quoi ton meilleur souvenir personnel de Superclásico ?
Celui de 1987, au Monumental. Il y a celui en poule de Copa Libertadores (1-0) en 1986, mais celui-là est le plus épique pour son scénario. On rate un penalty par Omar Palma en début de match, puis on est menés 2-0 sur un doublé de Jorge Rinaldi. On revient, on passe devant grâce à Palma en fin de match et dans les dernières minutes, penalty pour Boca. Comas l’envoie au-dessus et on l’emporte.

L’autre actu du foot argentin, c’est ton ami Diego Maradona à Gimnasia, un club que tu connais particulièrement bien, puisque tu y as joué (1997-2002) et que tu l’as entraîné trois fois (2005-2007, 2011-2016, 2018-2019). L’équipe est engluée dans la zone de relégation et l’effet Maradona semble ne pas avoir eu lieu. Tu penses quoi de ses premiers matchs ?
« La solution de Gimnasia, c’est Diego Armando Maradona. Il n’y en a pas d’autres. Tant qu’il en a l’envie, il faut le laisser continuer son travail. »
Cela fait deux ans que l’équipe ne trouve pas le bon rythme. L’année dernière, on a eu la chance de jouer la finale de la Copa Argentina (perdue aux TAB contre Rosario Central, N.D.L.R.), mais ça nous a coûté des points en championnat. L’équipe ne cesse de perdre et rien ne semble pouvoir freiner cette chute, même l’arrivée de Diego. Il faut continuer à y croire tant qu’il y a de la vie, mais ça devient plus que compliqué. J’ai parlé avec lui quand il est arrivé et il savait ce qui l’attendait. On rêvait tous qu’il transmette quelque chose, mais il dépend avant tout de l’effectif à disposition. Ça m’embête pour lui et pour Gimnasia. Le club lui a toutefois laissé la possibilité de rester en cas de descente et de construire son équipe pour essayer de remonter dans la foulée. La solution de Gimnasia, c’est Diego Armando Maradona. Il n’y en a pas d’autres. Tant qu’il en a l’envie, il faut le laisser continuer son travail.



L’année prochaine, ce sera les 30 ans de votre finale perdue contre l’Allemagne au Stadio Olimpico.
Avoir joué avec le meilleur joueur du monde, avoir marqué un but (le premier de l’Argentine, en poule, contre l’URSS, N.D.L.R.) et avoir fait partie des 22 joueurs qui, tous les quatre ans, disputent une finale de Coupe du monde, c’est la meilleure chose qui puisse t’arriver. Ça te reste pour toujours.

L’Albiceleste n’a rien gagné depuis cette époque et la Copa América 1993. Comment juges-tu l’état du foot argentin ?
L’Argentine est une source inépuisable de joueurs, et son championnat est pour moi le plus serré au monde. Le premier joue contre le dernier et il peut parfaitement perdre le match. C’est un football très dur, très frictionné. Après, au niveau sélection, on prétend viser le titre de champion du monde tous les quatre ans, mais pour ça, il faut construire un projet sur le long terme. Tu ne vas pas gagner simplement parce que tu as Messi et deux ou trois bons joueurs. On est quand même vice-champions du monde en 2014, ce n’est pas si mal. Mais pour les gens, ce n’est pas suffisant.

Dimanche, les Argentins voteront pour élire un nouveau président, alors que le pays est à nouveau en crise. La politique, ça t’intéresse ?

« Il y a un capitalisme terrible en Argentine, un peu comme au Chili, où seuls ceux qui ont de l’argent vivent confortablement. »
Oui, je viens d’une famille très péroniste. Je crois que le gouvernement précédent (celui de Cristina Kirchner, N.D.L.R.) avait commis des erreurs, mais celui-ci (de Mauricio Macri, N.D.L.R.) beaucoup plus encore. La classe moyenne vivait bien mieux il y a quatre ans. Il y a un capitalisme terrible en Argentine, un peu comme au Chili, où seuls ceux qui ont de l’argent vivent confortablement. Ils gagnent en dollars donc ils ont intérêt à ce que Macri reste au pouvoir et que le dollar continue de monter. Moi, je vois à quel point mes amis et mes proches sont dans la galère. Un changement urgent est nécessaire.


Toi, tu vis actuellement au Honduras. Tu as signé au mois de juin pour le Club Deportivo Olimpia. Tu avais besoin de changer d’air ?
Oui, de sortir un peu du foot argentin, où je stagnais dans des équipes qui jouaient souvent le bas de tableau, qui étaient dans des situations pénibles. J’ai préféré partir et rejoindre une équipe qui se bat pour le titre. Olimpia n’est pas champion depuis trois ans et demi au Honduras, c’était un beau défi. Là, on est dans une situation intéressante : demi-finaliste de la ligue de la CONCACAF et seconds en championnat avec un match en moins. On joue le leader, le Club Deportivo Marathon, dans deux matchs, donc on est en course sur tous les fronts.

Le Honduras a joué les Coupe du monde de 2010 et 2014. À quoi ressemble le championnat local ?
C’est un championnat très serré, avec peu d’équipes. En première division, il y a seulement dix équipes, dont quatre remportent l’essentiel des titres : Olimpia, Motagua, Marathon et Real España. C’est un football rapide, technique. Chaque équipe a droit à quatre joueurs étrangers, nous on a quatre Argentins. Le point faible, c’est l’état des pelouses, vraiment très mauvais. C’est vraiment l'aspect à améliorer pour le futur du football hondurien, notamment pour la formation des jeunes.

Au mois d’août dernier, le Clásico contre Motagua s’est terminé sur trois morts et des dizaines de blessés parmi les supporters. Que s’est-il passé ?
« Tu peux enlever des points ou suspendre le stade, les victimes ce sont les 30 000 personnes qui venaient juste assister à un spectacle sportif. La solution, à mon avis, est politique. Il y a des vidéos de ces affrontements, il est possible d’identifier ces gens-là et de les interdire de stade. »
C’était à l’extérieur du stade, la police s’est trompée dans l’acheminement des équipes et le bus des joueurs de Motagua s’est retrouvé face à la barrabrava, qui a jeté des pierres sur les vitres et a blessé des joueurs. Le match a été suspendu et des affrontements ont eu lieu, toujours à l’extérieur, avec plusieurs morts et blessés. Motagua et nous rejouons seulement depuis la semaine dernière dans la ville (Tegucigalpa, la capitale, N.D.L.R.) en championnat, et en ligue de la CONCACAF, on joue toujours en dehors de la ville et sans public. Pour moi, c’est un problème extérieur au football. Ça arrive aussi en Argentine et partout ailleurs. Cela concerne 50 ou 60 personnes de chaque barrabrava qui continueront à agir ainsi peu importent les décisions sportives qui seront prises. Tu peux enlever des points ou suspendre le stade, les victimes ce sont les 30 000 personnes qui venaient juste assister à un spectacle sportif. La solution, à mon avis, est politique. Il y a des vidéos de ces affrontements, il est possible d’identifier ces gens-là et de les interdire de stade.

Propos recueillis par Leo Ruiz
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