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Trent Alexander-Arnold, l'aile du désir

Si Liverpool cherche à mettre un nom sur son talisman, il peut d'ores et déjà considérer qu'il porte trois prénoms et 20 lettres. 20 comme l'âge de Trent Alexander-Arnold, qui disputera samedi face à Tottenham sa deuxième finale de Ligue des champions consécutive, alors que chacun a encore en tête ses magnifiques coups d'œil et de pied sur le corner décisif contre Barcelone au tour précédent. Coup de projecteur sur un type qui illumine mieux que personne les côtés.

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Trent Alexander-Arnold a 20 ans. Et ce samedi, il pourrait faire tomber un record plus vieux que lui. À Madrid, il devrait devenir le plus jeune joueur à disputer deux finales de Coupe d’Europe consécutives, rangeant au placard Christian Panucci qui avait disputé à 21 et 22 ans les finales de Ligue des champions 1994 et 1995 avec l’AC Milan. C’est simple, dans sa courte carrière professionnelle, l’Anglais n’a jamais connu l’élimination dans une campagne européenne avant la dernière marche en 22 rencontres disputées. Pour se rendre compte du lien de l’international avec cette compétition, il faut aussi remonter à son premier match de C1, un barrage aller à Hoffenheim en 2017, où il inscrivit le tout premier but de la saison des Reds sur un coup franc direct. Depuis, la série ne s’est pas vraiment arrêtée. Le seul coup de frein connu jusqu’ici : une défaite l’an dernier à Kiev face au Real Madrid. Et alors que lui et Liverpool chercheront à transformer cette fois l’essai contre Tottenham, ces derniers mois ont permis de comprendre que ce gamin est devenu en un peu moins de deux ans une référence au poste d’arrière latéral droit.

Hey Arnold !


Les récents succès du Liverpool de Klopp sont souvent circonscrits à une attaque de feu avec le trio Mané-Firmino-Salah, à laquelle s’est greffée une défense de fer autour du monstre Virgil van Dijk. Sauf que ce serait minimiser le poids de joueurs qui tiennent un rôle crucial dans le système de l’Allemand : ses latéraux. Il y a encore deux ans, les côtés étaient tenus par Alberto Moreno à gauche et Nathaniel Clyne à droite. L’un a rapidement affiché ses limites, l’autre a dû composer avec une rupture des ligaments croisés. Et quand la plupart des autres secteurs de jeu ont été renforcés à coups de gros chèques sur le marché des transferts, Liverpool n’a eu besoin que de 10 millions d’euros pour se trouver de nouvelles ailes, soit le prix pour recruter l’increvable Andrew Robertson à Hull City. Car Alexander-Arnold est lui un pur Scouse, qui tournait autour de Melwood dès l’âge de 6 ans et qui a grimpé rapidement les échelons chez les Reds.


Il y a quelques années, Steven Gerrard dirigeait encore l’Académie de son club. Mais il avait déjà identifié celui qui pourrait lui succéder dans les cœurs et les esprits liverpuldiens, mais aussi des autres enfants de l’embouchure de la Mersey (Carragher, Fowler et McManaman). « C’est une merveille » , promettait Stevie-G dans sa biographie parue en 2015. Le moins que l'on puisse dire, c’est que TAA ne l’a pas fait mentir. Élu dans l’équipe de la saison PFA en Premier League, titulaire indiscutable avec le meilleur dauphin de l’histoire, il s’est illustré en signant le record de passes décisives pour un défenseur dans le championnat anglais. Avec 12 offrandes, dont une dernière pour Sadio Mané lors de l’ultime journée contre Wolverhampton, il efface la barre établie par Andy Hinchcliffe en 1994-1995 et Leighton Baines en 2010-2011, alors que seul le Munichois Joshua Kimmich a fait mieux que lui en Europe (13).

Robbo pour être vrai


Par la même occasion, il coiffait sur le poteau son propre coéquipier, Andy Robertson et ses 11 passes, avec qui il s’était lancé un défi. « Au milieu de la saison dernière, Trent et moi avons décidé d’engager une petite compétition dont le vainqueur serait celui qui aurait fait le plus de passes décisives, racontait l’Écossais. Cette année, on s’y est mis dès le début de la saison, mais on a discuté pour savoir si on comptait ou pas les coups de pied arrêtés, notamment les corners, afin de se les distribuer équitablement. On a vu le résultat... » Ainsi, tracté par ses deux arrières décisifs qui se muent à chaque phase offensive en ailiers, Liverpool peut avancer de manière équilibrée.



En plus de pourvoir les buteurs en ballons (28 passes décisives à eux deux en C1 et en PL), l’abnégation de Robbo et l’intrépidité de TAA permettent à Sadio Mané et Mohamed Salah de repiquer dans l’axe, tourner autour de Firmino, mais aussi de se décharger des premiers instants de repli à la perte de balle, même si les milieux liverpuldiens fournissent eux aussi un gros travail de compensation. Pour expliquer cette philosophie, Robertson se fait le porte-parole de sa caste : « J’essaie toujours d’aller de l’avant. Parfois, mes passes ne trouvent pas preneur. Mais j’essaie de créer. Si j’obtiens deux passes décisives, je m’attends à ce que Trent en obtienne trois. Nous avons tous besoin de participer offensivement. Il n’y a pas que les trois attaquants ! » La dernière preuve en date : une demi-finale retour déjà légendaire face à Barcelone, il y a moins d’un mois.

Sur son Trent et un


Ce soir-là, la folie de Liverpool pouvait-elle trouver meilleures alliées que l’insouciance et la clairvoyance de Trent Alexander-Arnold pour finir de renverser les Catalans ? Sur le quatrième but, synonyme d’élimination des coéquipiers de Messi, c’est l’international anglais qui est à l’origine d’un corner qui devrait rester longtemps dans les mémoires. Parce qu’il est décisif, mais surtout parce qu’on n'en a jamais d’aussi surprenant. Et quand le numéro 66 de Liverpool, joueur émérite d’échec, aperçoit une défense blaugrana qui met des plombes à se replacer, il envoie une passe sèche vers Origi. Certes, la consigne de jouer vite les coups de pied arrêtés vient de Klopp et son staff. Mais la bonne réalisation de celui-ci tient surtout à la désinvolture et au sang-froid de son arrière. « Je pense que c'était juste de l’instinct, expliquait-il. C'était un de ces moments où une opportunité s'ouvre à vous, et il était évident que Div' (Origi) était idéalement placé pour conclure. »


Un geste qui permettrait à lui seul de cerner l’énergumène. « Le corner contre Barcelone résume à lui seul toutes ses qualités : l’intelligence d’obtenir le corner, la science de duper ses adversaires, la précision clinique de sa passe pour Origi... Je ne le vois pas longtemps à ce poste. Il peut être encore plus précieux au milieu » , analysait Martin Keown, ex-Gunner et consultant sur la chaîne BT Sport. Ce qui se place dans la suite des arguments de Jürgen Klopp, lui aussi arrière latéral durant sa carrière de joueur : « Si vous demandez à des gamins quel poste ils rêvent d’occuper, peu vous répondront : latéral. Mais le football change. Et ces deux-là sont en train de modifier la perception qu’on se fait des latéraux. » Samedi, face à Tottenham, Alexander-Arnold et Robertson croiseront dans leur couloir respectif Danny Rose et Kieran Trippier, deux autres références à l'échelle de l'île britannique, et tout aussi déterminants dans le football de projection de Mauricio Pochettino. Pour sûr, ce duel anglo-anglais pourra pleinement déployer ses ailes.



Par Mathieu Rollinger
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