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Totti, mais quand va-t-il s’arrêter ?

Ce week-end, Francesco Totti a offert une victoire capitale à son équipe, en inscrivant le seul but du match face à la Juventus. Et quel but… Une frappe monumentale dans la lucarne de Gigi Buffon. Et s’il était vraiment éternel.

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La blague a fait le tour du Web, samedi soir. Pendant le match entre la Roma et la Juventus, un séisme d’une magnitude de 4,8 frappe le centre de l’Italie, et plus particulièrement la région du Latium (Lazio, en italien). A Rome, les immeubles tremblent et la secousse est même ressentie au stade. Il n’en faut pas plus pour que les tifosi de la Roma se lâchent : « La Terre a tremblé, c’était le missile du Capitano » . Et on ne peut pas vraiment leur donner tort. A 22h02, Francesco Totti fait trembler le stadio Olimpico, avec un pétard calculé à 113 km/h. Gigi Buffon, pourtant pas le plus mauvais gardien en circulation, n’y voit que du feu. A peine une demi-seconde s’écoule entre l’impact et le moment où le ballon franchit la ligne et vient s’écraser dans la lucarne du portier de la Nazionale. 1-0 pour la Roma, le seul but du match, synonyme de première victoire en 2013 pour la Louve. Un pion qui porte le total de Totti à 224 buts en Serie A. Ils ne sont plus que deux, devant lui. Gunnar Nordahl, avec 225 unités, et Silvio Piola, loin devant avec ses 274 buts inscrits sous les maillots de Pro Vercelli, de la Lazio, de la Juve et de Novara. Bref, Totti est déjà dans la légende. Et nous avons la chance de voir cette légende, là, sous nos yeux. Profitons-en.

Je t’explique Rome

Totti et la Roma, c’est aussi l’histoire d’une folle histoire d’amour. Une histoire d’amour avec ses hauts, ses bas, ses crises, ses moments de passion, ses risques de séparation. Plusieurs fois, au cours de sa carrière, le numéro 10 a pensé à partir. Lorsqu’il était au sommet de son art, au début des années 2000, le Real Madrid lui faisait les yeux doux. Totti a eu l’occasion de quitter sa femme et d’aller gagner des trophées en Espagne. Il a finalement fait le choix du cœur, en restant dans sa ville de toujours. D’un côté, on peut que louer l’attitude d'un joueur fidèle parmi les fidèles. De l’autre, on peut regretter de ne pas l’avoir vu sous le maillot d’un immense club, ce qui aurait pu le propulser droit vers le Ballon d’Or. Sauf que Totti aime sa Roma, et Totti aime surtout Rome. Récemment, il a même sorti un guide de la Ville Éternelle, intitulé "E mo’ te spiego Roma" ("Et maintenant, je t’explique Rome"), avec un texte d’introduction incroyable : « Rien à faire, lorsqu’ils viennent à Rome, les joueurs étrangers ont la rage. Vous le comprendrez lors du prochain match de la Roma contre une équipe européenne. S’ils ont l’air énervés, c’est parce qu'ils sont jaloux de la beauté de nos monuments » . Complètement fou.

En fait, Totti a cela de touchant que, quelque part, il est le stéréotype de l’Italien typique, dans le bon sens du terme. L’Italien fier de sa ville, l’Italien qui a peur de quitter le cocon familial, l’Italien blagueur. Car c’est aussi une facette du joueur un peu moins connue à l’étranger : Totti est un déconneur. Pendant longtemps, les médias italiens lui ont collé l’image (à juste titre ?) du benêt, doué avec ses pieds mais pas franchement avec son cerveau. Mais Francesco a fait preuve d’autodérision, et a pris le contrepied en sortant des recueils de blagues sur lui-même. Quant à sa love story avec Ilary Blasi, elle anime les gazettes depuis leur rencontre, et les deux sont même devenus les acteurs principaux des spots publicitaires Vodafone. Bref, un personnage public apprécié par les uns, détesté par les autres, comme le joueur, d’ailleurs. A Rome, Totti est une idole, quasiment un dieu, mais en dehors de la capitale, il est régulièrement sifflé par les publics transalpins. La faute à un comportement qui a longtemps été irritant pour ses adversaires, mais qui, en contrepartie, n’a fait que le rendre encore plus aimé de ses propres supporters. Paradoxe à l’italienne.

Le chiffre du diable

Aujourd’hui, Totti a 36 ans. Pourtant, il semble avoir retrouvé ses jambes de 20 ans. Lorsque lui est au top, la Roma aussi, c’est un fait. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les deux matches les plus aboutis de la saison giallorossa, face à la Fiorentina (4-2) et la Juventus (1-0) coïncident avec les deux meilleurs matches de Totti. Deux rencontres où il a d’ailleurs inscrit trois buts, tous plus beaux les uns que les autres. Le Capitano est indispensable, tant par sa présence sur la pelouse que par sa vision de jeu. Certes, il ne galope plus sur la pelouse comme au temps de Capello, mais n’importe laquelle de ses inventions peut amener une situation dangereuse, voire un but. Cette saison, il en est déjà à neuf pions en Serie A, soit un de plus que l’année dernière à la fin du championnat. Une longévité impressionnante, qui n’est évidemment pas sans rappeler celle de Del Piero à la Juventus. Sauf que Pinturicchio a été gentiment mis de côté par les dirigeants turinois. Personne, à Rome, n’oserait en faire de même avec Totti.


Mais une question se pose alors : la Roma peut-elle fonctionner sans Totti ? Le joueur a beau être résistant, il devra bien se résigner à mettre un terme à sa carrière tôt ou tard. Totti dit vouloir jouer jusqu’à 40 ans. D’accord. Vraiment possible ? Pourquoi pas. Mais il est évident qu’une équipe qui veut construire un projet solide ne peut pas poser ses bases sur un joueur qui prendra sa retraite dans les prochaines années. Les dirigeants de la Roma se doivent de préparer l’avenir. Même si, avec Totti, chacun est tenté de faire la technique de l’autruche, et de se dire qu’il sera toujours là, d’une manière ou d’une autre. En attendant de le voir en costard, sur un banc de touche, ou dans les tribunes avec des cheveux blancs, Totti va continuer d'arborer fièrement le maillot rouge et jaune, le seul maillot de sa vie. La semaine prochaine, face à l’Atalanta, il sera suspendu. Il devra donc patienter 15 jours pour disputer son 666e match sous les couleurs giallorosse. Diabolique Totti. Éternel Totti.

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Par Eric Maggiori
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