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Topas : « Je refuse les showcases le samedi pour ne pas être fatigué les jours de match »

À tout juste 20 ans, Hamidou Sène ne fait pas partie de ces jeunes pour qui l'avenir n'est qu'un vague concept truffé d'incertitudes. Bien au contraire. L'attaquant du Red Star, qui facture cette saison 18 buts et 8 passes décisives TTC en 22 rencontres avec la réserve du club du 93, est aussi à l'aise balle au pied que micro en main. Quand il ne fait pas vibrer les filets adverses, ce sont ses cordes vocales qui prennent le relais. Fraîchement signé chez Nenso Prod., le label de MHD, il vient de sortir sa première mixtape, sous le nom de Topas.

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Comment t'es-tu retrouvé à mener de front des carrières de footballeur et de rappeur ?
Je viens de la cité des 3000, à Aulnay-sous-Bois, dans le 93. Je me suis mis au foot dès l'âge de sept ans, tout seul. Personne ne m'a poussé, je suis allé m'inscrire dans un club tout seul, vraiment « déter' » . Pour la musique, c'est un de mes grands frères, qui était déjà dedans, qui m'a inspiré. J'ai cinq grandes sœurs et quatre grands frères, ce qui fait que j'ai dû être protégé, mais je ne m'en rends pas trop compte, vu que c'est comme ça depuis toujours.

Sur la pochette de ta mixtape, #MortsIlsSont, tu as un œil au beurre noir. Cela vient du foot ou de la rue ?
C'est du maquillage, pour coller au titre du projet. Je ne veux pas dire que j'ai tué la concurrence physiquement, évidemment. Mais lyricalement, ils sont cuits.



La cité des 3000 a vu naître beaucoup de footballeurs ?
Pas mal, oui. Il y a eu Moussa Sissoko, Fabien Ourega (Paris FC), Boukary Dramé, Charles Traoré (FC Nantes), Mamadou Sissako (Troyes), Christopher Luhaka (La Louvière, Belgique)...

« Le foot, c'est comme une assurance. Si demain je ne suis pas dans le groupe, il y a quand même un salaire qui tombe tous les mois. Tandis que si je ne fais pas de musique, je n'ai pas de revenus. »
Il y a un an, tu déclarais que tu privilégieras toujours le foot par rapport à la musique. Mais aujourd'hui, dans le morceau Cette vie-là, tu dis : « J'ai le cul entre deux canapés, entre les managers et les agents, entre les séances de studio, les séances dédi', les séances d'entraînement, je sais que je vais devoir faire un choix, mais c'est difficile car il y a trop d'argent à s'faire, et j'peux pas cracher sur un centime, car j'ai trop connu la hess, frère, donc j'prends mon temps et j'respire, j'pèse le pour et le contre et j'espère. » Tu as changé de point de vue ?
Il y a un an, la musique n'était pas ma priorité. Mais depuis, j'ai signé dans un label (Nenso Prod., créé par MHD, N.D.L.R.), j'ai des engagements qui m'obligent à m'investir à 100%. Mais avant de signer, j'ai dit à mon producteur que le foot restait ma priorité. Il ne m'imposera jamais quelque chose qui pourrait nuire à ma carrière sportive. Par exemple, je refuse de faire des showcases le samedi, pour ne pas être fatigué les jours de match. Il respecte ce choix, ce qui est parfait pour moi. Donc quand je dis que j'ai « le cul entre deux canapés » , ce n'est vraiment que pour servir le texte. Mon objectif premier reste de réussir dans le foot. Mais comme l'un n'empêche pas l'autre, je continue à pratiquer les deux activités.

Pourquoi tu privilégies le foot ?
Parce que je le pratique depuis tout petit, j'y ai joué toute ma vie. La musique m'est tombée dessus plus tard, lorsque j'avais 13 ou 14 ans.

Tu as des nouvelles de MHD, qui est actuellement incarcéré ?
En tant que producteur, il me tient au courant de sa situation, et ça va, il va bien.

Financièrement, puisque c'est un paramètre que tu abordes dans ton texte, le foot est plus intéressant que la musique ?
Le foot, c'est comme une assurance. Si demain je ne suis pas dans le groupe, il y a quand même un salaire qui tombe tous les mois. Tandis que si je ne fais pas de musique, je n'ai pas de revenus.

La musique, c'est un plan B ?
Quand même pas, parce que je m'investis à fond dedans. Mais si le foot ne marche pas, je sais que j'aurai le rap.

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Si la vie t'oblige à arrêter le foot ou le rap, ce serait une catastrophe ?
Si je signe dans un gros club, qui me dit qu'en gros, il faut que j'arrête la musique, je serai obligé de m'exécuter.
« Le Red Star est parfait pour moi, car c'est un club tourné vers la culture. »
Le Red Star est parfait pour moi, car c'est un club tourné vers la culture. Par exemple, il y a le Red Star Lab, qui en plus du foot, offre la possibilité aux jeunes de découvrir des activités artistiques. Il n'y a pas longtemps, j'ai ramené des petits au studio, pour qu'ils voient comment je travaille. Ils ont kiffé, c'était super.

Bien que tes textes soient très explicites, le Red Star soutient ta carrière de rappeur. Cela t'étonne ?
Pas du tout, parce qu'encore une fois, c'est un club super ouvert. Et le fait qu'il soit derrière moi me donne encore plus de force. Ils n'ont jamais demandé à vérifier mes textes. Ils savent que j'ai un morceau à plus de 3 millions de vues sur YouTube, que j'ai signé dans un label et que j'ai un début de carrière sérieux dans la musique. Et ils respectent ça.

Après avoir joué pour les Flamboyants de Villepinte et les deux club d'Aulnay-sous-Bois, il était important pour toi de signer au Red Star ?
Oui, parce que j'entends parler de ce club depuis tout petit. À chaque fois que j'ai joué contre eux, j'ai perdu. Et en arrivant ici, j'ai compris pourquoi. Les entraînements sont super, les coachs aussi, le niveau est top.

À ton arrivée, est-ce que les dirigeants t'ont tenu un discours sur les valeurs du club, ce qu'il représente dans le 93 ?
Oui, mais je le savais déjà avant de signer. C'est un club qui a une histoire. Quand tu portes le maillot du Red Star, tu es obligé de le mouiller, je l'ai compris tout de suite. Et comme c'est quelque chose que je fais naturellement, c'est le club parfait pour moi.

Tu es quel type d'attaquant ?
Je m'inspire beaucoup de Luis Suárez, un mec qui court partout, qui a la dalle, qui aime marquer. Je défends et j'attaque à 200%, jusqu'à ce que je sorte. Je donne le maximum. Comme ça, si je suis fatigué, je fais signe au coach et il me remplace. Je peux jouer dans tous les registres, mais ce qui me plaît, c'est de prendre la profondeur. Je me sers de ma vitesse pour prendre le dessus sur mon défenseur. Et j'ai aussi de l'instinct, comme Lukaku en a eu contre le PSG. J'ai déjà marqué comme ça. J'anticipe la passe en retrait, j'intercepte, frappe, but.


Quand un gardien est un peu fébrile, tu le sens ?
Oui. Pour ça, j'observe son jeu au pied. Lorsqu'il contrôle et que le ballon va un peu loin, par exemple. Si je remarque ça, je vais le presser à fond pendant tout le match, jusqu'à ce qu'il dégage en touche, ou se loupe complètement.

« Je porte des joggings de Manchester City, Dortmund, du Barça... Tant que le survêt' est beau, ça me va, sauf si c'est celui de Marseille. Parce que quand même, je suis parisien. »
Avant les matchs, il y a de la musique dans le vestiaire ?
Cela peut arriver, mais ça ne dure pas longtemps, parce que le coach a besoin de faire sa causerie. Le DJ, c'est Ayoub, mon pote qui joue récupérateur. Pour me chambrer, il met toujours mes sons.

Le survêtement de foot a pris beaucoup d'importance dans le look, aujourd'hui. Comment tu les choisis ?
Je ne calcule pas vraiment. C'est une mode, pas un truc de supporter. J'ai ceux de Manchester City, Dortmund, du Barça... Tant que le survêt' est beau, ça me va, sauf si c'est celui de Marseille. Parce que quand même, je suis parisien.

Dans le clip de En brrr, ton plus gros tube jusqu'ici, tu portes le jogging du Barça. Il est possible que dans un prochain clip, tu portes celui du Real ?
Je ne pense pas, parce qu'en plus du PSG et du Red Star, je supporte le Barça.

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Dans ce même morceau, tu évoques « le futur crack de Monaco, Yaffa Cheick » . C'est un de tes potes ?
Oui, c'est un petit de ma cité. Il a dix-sept ans, et après être passé par le Red Star et l'INF Clairefontaine, il est aujourd'hui à Monaco. C'est un 6.

Tu es aussi bon de janvier à août que dans les mois en "-bre" ?
Je suis à fond tout le temps, je te l'ai déjà dit.



Propos recueillis par Mathias Edwards, à Saint-Ouen
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