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Top 50 : 0-0 mémorables (de 50 à 41)

Qui a dit que les matchs nuls sans but étaient forcément ennuyeux ou inutiles, voire les deux ? Voici cinquante raisons de penser le contraire, avec des rencontres privées de tremblement de filet qui ont pourtant marqué l'histoire du football.

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#50: Fréjus Saint-Raphaël – Dunkerque, 2014

(à 5:46)

Fréjus Saint-Raphaël – Dunkerque

National (J31), 2 mai 2014

« Le matin du match, Zephirin, dans le hall de l'hôtel, est venu me voir. Il m'a dit qu'il y avait beaucoup d'argent à se faire ce soir, si on perdait le match. » Le joueur qui témoigne est resté anonyme, mais le Zephirin en question s'appelle Dominique Jean-Zephirin, ancien gardien de but haïtien officiant à l'Étoile FC Fréjus Saint-Raphaël en 2014. Et qui, avec l’aide de son capitaine Matar Fall, a joué avec le feu à l’occasion d’un match contre l’USL Dunkerque en National. On constatera une cotation et un nombre de paris anormaux venant d'Asie sur ce match, mais la combine tourne au fiasco, et le score reste nul et vierge. Seulement une semaine plus tard, rebelote contre l’US Colomiers : cette fois, le club provençal s’inclinera lourdement (1-4) avec un pion contre son camp de Fall dès la troisième minute. Et les deux joueurs se feront coincer : en février dernier, Fall a pris un an de prison avec sursis et cinq ans d’interdiction de jouer, alors que Jean-Zephirin, passé depuis par la télé-réalité à Los Angeles, attend son procès qui devait avoir lieu fin avril. Leurs interlocuteurs, eux, n'ont jamais été démasqués.


#49: France – Brésil, 2004

France – Brésil

Amical (centenaire de la FIFA), 20 mai 2004

Sylvain Wiltord s’est offert une place au panthéon du football français le 2 juillet 2000, dans le temps additionnel de la finale de l’Euro. Soit. Mais une autre action de « Nino » aurait pu changer le cours de l’histoire, quatre ans plus tard au Stade de France. Souvenez-vous : match de gala France-Brésil pour les cent ans de la FIFA, de la star en veux-tu en voilà... Et Bernard Mendy. 63e minute, le latéral reçoit la gonfle sur son côté droit, et la machine s’enclenche. Roberto Carlos se présente face à lui... Et alors ? En transe pour la première de ses trois petites capes en Bleu, le Parisien sort des starting-blocks en furie, dépose le Brésilien tel un vulgaire Maxime Poundjé et offre un cadeau à Wiltord. Lequel réussit à envoyer une saucisse hors cadre. C’est tout ce qu’il suffira de retenir du pétard mouillé que fut cet amical de prestige, avec les jolis maillots vintage arborés en première période ainsi que cette citation de la victime : « Mendy ? Madre mia, je ne le connaissais pas ce hijo de puta ! »


#48: Corée du Sud – Bolivie, 1994

Corée du Sud – Bolivie

Coupe du monde (phase de poules, J2), 24 juin 1994

Il faut être honnête : ce Corée du Sud-Bolivie est rapidement tombé dans l'oubli. À l’issue du temps réglementaire, le ton des commentateurs ne trompe personne. Ils viennent d’assister à un match insignifiant, peut-être même le plus chiant de ce Mondial 1994. Et pour ne rien arranger, Leslie Mottram décide de prolonger le calvaire en laissant très précisément 8 minutes et 36 secondes de temps additionnel. Une folie. Surtout que l’arbitre écossais est réputé pour porter deux montres. « Encore aujourd’hui, le raisonnement de l’arbitre reste un mystère complet » , admettent Uli Heiss et Paul Simpson, dans Who invented the stepover ? And other crucial football conundrums. Pas le temps de polémiquer, les deux sélections ne passeront pas les poules. En revanche, le Foxboro Stadium (Massachussets), largement acquis à la cause bolivienne, vient d'assister à un moment historique : pour la première fois de son histoire, la Verde termine un match de Coupe du monde sans prendre de but (4 défaites, 17 pions encaissés avant cette purge).

#47: Grêmio – Internacional, 2020

Grêmio – Internacional

Copa Libertadores (phase de poules, J2), 12 mars 2020

Jusqu'à la 88e minute, tout allait plutôt bien. Le 424e derby de Porto Alegre de l'histoire, disputé à l'occasion de la deuxième journée de Copa Libertadores dans le groupe E, était marqué par cinq gentils cartons jaunes et était censé se terminer tranquillement. Et puis... Et puis il y a eu cette bagarre générale, ponctuée de... huit expulsions (quatre pour Grêmio, quatre pour l'Internacional). « C'est honteux pour les deux équipes. Parce que ce sont des professionnels, qui font le même métier. Les joueurs savent qu’ils se sont trompés, nous aussi, réagira Renato Gaúcho, entraîneur des locaux. Il y a d’autres derbys à venir, j’espère que cela ne se reproduira pas. Sinon, c’est l’effet boule de neige. » La revanche devait en effet avoir lieu un peu plus d'une semaine plus tard, avant que la pandémie de COVID-19 n'annule tout. Pour une fois que ce virus sert à quelque chose...

#46: Belgique – Tchécoslovaquie, 1993

Belgique – Tchécoslovaquie

Coupe du monde (éliminatoires, J10), 17 novembre 1993

Il s'agit de la fin d'un film, mais pas d'un happy end. En novembre 1993, peu avant la dissolution du pays, la Tchécoslovaquie dispute l'ultime match de son histoire lors de la dernière journée des qualifications pour le Mondial 1994 (dans le groupe 4, dominé par la Roumanie). Malheureusement pour elle, la sélection ne parvient pas à composter son ticket sur la pelouse d'une Belgique qui compte deux unités d'avance et qui n'a besoin que d'un point pour se rendre aux États-Unis. La faute notamment à ce Diable rouge de Philippe Albert, qui se sacrifie en taclant illicitement Miroslav Kadlec, superbement lancé pour aller marquer juste après la pause. Deuxième avertissement, pour lui. En infériorité numérique, ses partenaires souffrent, mais résistent. Et continuent leur chemin, contrairement à leurs adversaires.

#45: Belfort – Strasbourg, 2016

Belfort – Strasbourg

National (J33), 27 mai 2016

Le 27 mai 2016, la rencontre comptant pour l'avant-dernière journée de National est tellement importante pour la ville de Strasbourg qu'elle conduit carrément à la fermeture d'un lycée de Belfort situé près du stade Roger-Serzian. Et pour cause : la présence de 4500 personnes, dont 2000 Alsaciens, est prévue pour fêter la montée et le titre du Racing officialisés en cas de match nul. Un événement attendu depuis 2010, pour un club historique de l'Hexagone reparti de CFA 2 en 2011 après liquidation judiciaire. Et comme l'adversaire n'a également besoin que d'un point pour se maintenir, le 0-0 devient réalité sans trop de suspense. La pelouse est envahie par de fidèles fans, et le président Marc Keller kiffe : « C'est une grande émotion, ce soir. J'ai envie de la résumer en disant que le Racing est de retour, nous nous sommes battus depuis cinq ans pour retrouver ce monde professionnel et je dois avouer que nous avons vécu quelque chose d'exceptionnel. Avec notre incroyable public, notamment. Un grand chantier s'ouvre devant nous, nous seront prêts administrativement et financièrement. » Vrai : quatre ans plus tard, son équipe sera en barrages de la Ligue Europa avec une Coupe de la Ligue sous le bras.

#44: Amiens – Strasbourg, 2019

Amiens – Strasbourg

Ligue 1 (J34), 28 avril 2019

« Je réalise que ce match est entré dans l’histoire. » Nous sommes quelques minutes après une rencontre soporifique au possible, mais Stéphanie Frappart n’a pas envie de peser ses mots. Et elle a raison. À 35 ans, elle vient de devenir la première femme à arbitrer un match de Ligue 1. Une promotion pour la Francilienne, habituée des terrains de Ligue 2 depuis 2014, qui ne sait pas encore qu’elle dirigera la finale de la Coupe du monde féminine trois mois plus tard. Une première réussie, aussi, pour celle qui aura immédiatement réussi à se faire respecter par les vingt-deux acteurs (quatre biscottes distribuées) au cours d’une partie tranquille à tous les niveaux (deux tirs cadrés). Peu importe l’ennui, Stéphanie Frappart sait qu’elle fait désormais figure de pionnière.


#43: Sporting – Inter, 2002

Sporting – Inter

Ligue des champions (troisième tour préliminaire aller), 14 août 2002

L'absence d'un Ronaldo, la naissance d'un autre. Le 14 août 2002, le Sporting Portugal accueille l'Inter pour un barrage de C1. Entre blessures qui ont pollué sa fin d’aventure avec Milan et départ au Real imminent, le Brésilien n'est pas de la partie. Son homonyme Cristiano, que personne ne connaît encore, n'est pas non plus dans le onze. En revanche, c'est ce jour-là que le Portugais fait son entrée dans le monde professionnel à 17 ans : à la 58e minute, László Bölöni a la bonne idée de le lancer à la place de Toñito. Quel esprit fou aurait pu, à ce moment précis, imaginer que la carrière du futur CR7 dépasserait largement celles de Ricardo Quaresma, Luigi Di Biagio, Álvaro Recoba, Sérgio Conceição, Marco Materazzi ou Javier Zanetti qui ne font même pas attention à son apparition ? « À l'époque, je parlais d'Eusébio et de Figo. D'une certaine manière, je savais que Ronaldo allait dépasser ces deux joueurs » , racontera, plus tard, le coach roumain. Même si le score de ce tout premier match ne ressemble pas vraiment au profil du monstre.

#42: Saint-Marin – Turquie, 1993

Saint-Marin – Turquie

Coupe du monde (éliminatoires, J5), 10 mars 1993

Un petit match pour le foot, mais un grand point pour Saint-Marin. Dans l’histoire footballistique de l’enclave, dont la sélection fait ses débuts en 1985, le 10 mars 1993 fait partie des dates à retenir. En pleine campagne de qualifications pour la Coupe du monde aux États-Unis – une première pour elle –, la Sérénissime s’offre une jolie éclaircie entre deux déculottées 6-0 face à l’Angleterre et aux Pays-Bas en accrochant un match nul inattendu contre la Turquie (0-0) à Serravalle devant un petit millier de fidèles. Une première dans son histoire, en compétition officielle. Le résultat de la maladresse turque, du courage saint-marinais et surtout de la prestation époustouflante de Pierluigi Benedettini, le gardien des locaux enchaînant les parades folles devant Saffet Sancaklı et compagnie. Depuis ce miracle, Saint-Marin a grappillé deux petits points, mais attend toujours un premier succès dans un match qui compte.

#41: France – République tchèque, 1996

France – République tchèque

Euro (demi-finales), 26 juin 1996

Une chute, deux ans avant la gloire. La France championne du monde 2018 a connu le Portugal, Éder et la 109e minute. Les Bleus sur le toit du monde en 1998 ont préalablement vécu la République tchèque, Old Trafford et l’échec de Reynald Pedros. Un match crispé dans un théâtre des rêves à peine rempli de moitié, dont les highlights seront la sortie sur civière du Lensois Vladimír Šmicer et la barre touchée par le Snake Youri Djorkaeff. Heureux aux tirs au but lors du tour précédent face aux Pays-Bas, déjà à la suite d'une double bulle, les ouailles d’Aimé Jacquet n’ont cette fois pas la même réussite : à la sixième tentative, Pedros prend ses responsabilités et craque, envoyant la République tchèque en finale. Et enterrant ainsi son destin international : le trophée mondial, 24 mois plus tard, sera remporté sans sa patte gauche et son carré court.


Par Jérémie Baron, Florian Cadu et Clément Gavard

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