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Top 50 : 0-0 mémorables (de 40 à 31)

Qui a dit que les matchs nuls sans but étaient forcément ennuyeux ou inutiles, voire les deux ? Voici cinquante raisons de penser le contraire, avec des rencontres privées de tremblement de filet qui ont pourtant marqué l'histoire du football.

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#40: Barça – Real, 2002

FC Barcelone – Real Madrid

Liga (J11), 23 novembre 2002

La légende veut que la photo ait été prise le 21 octobre 2000, jour des retrouvailles de Luís Figo avec le public du Camp Nou trois mois après son fameux transfert au Real. En vérité, ce n’est que deux ans plus tard que la haine barcelonaise pour l’ex-idole blaugrana devenue traître a atteint son paroxysme, lorsqu'un aficionado du Barça a brillé de créativité pour faire de ce premier Clásico de la saison 2002-2003 celui du « cochinillo » . Désigné aux coups de pied de coin, Figo reçoit ce jour-là parmi toutes les offrandes qu'on lui balance une tête de porcelet, pour ce qui sera l'action la plus marquante de la rencontre. L'histoire, qui tient une place de choix dans la mythologie des Barça-Real, raconte que le Portugais ne s’est jamais rendu compte qu’une tronche de cochon gisait juste à côté de lui. À moins qu'il ait préféré ne pas voir ça.


#39: Brésil – Mexique, 2014

Brésil – Mexique

Coupe du monde (phase de poules, J2), 17 juin 2014

« Memo » Ochoa et le Brésil, c’est une histoire qui marche en deux actes bien distincts. D’abord, le portier mexicain s’est fait un nom en signant à 21 piges une prestation de patron le 28 juin 2007 au premier tour de la Copa América face à une Seleção qui chutera d’entrée (2-0) avant d’aller chercher la couronne. Sept ans plus tard, le topo est quasiment similaire : le pays hôte auriverde défie El Tri en phase de groupes de sa Coupe du monde, et Guillermo, qui a depuis traversé l’Atlantique pour faire des miracles sur l’Île de Beauté, va réaliser le match de sa vie face à Neymar et consorts dix mois après sa masterclass mémorable au Parc des Princes. Réflexes de fou malade, parades à bout portant, arrêt à la Gordon Banks, réussite de cocu : tout y est. En six gestes, le gardien écœure une nation entière. Et fait entrer sa belle tignasse dans la grande légende du Mondial.


#38: Atalanta – Empoli, 2019

Atalanta – Empoli

Serie A (J32), 15 avril 2019

Et dire que la première occasion du duel est en faveur d'Empoli... Rien à voir avec la suite. Car en ce lundi soir d'avril 2019, à l'occasion de la 32e journée de Serie A, l'Atalanta se procure un nombre d'opportunités que l'on peut qualifier d'inimaginable en sachant que le score restera vierge. 32 frappes à 2 (d'autres sources parlent même de 47 tirs à 3), 18 cadrées à 1, 60% de possession... Dominer n'est pas gagner, ok. Mais à ce point-là... Pour réaliser cet exploit, les visiteurs ont bien entendu pu compter sur un gardien en mode triple mur : parfois suppléé par ses défenseurs, Bartłomiej Drągowski a sorti pas moins de... 17 arrêts ! Un record pour le championnat d'Italie, depuis qu'Opta propose ses statistiques pour la compétition italienne (2004-2005). Record qui risque de durer un long moment.

#37: Corée du Nord – Corée du Sud, 2019

Corée du Nord – Corée du Sud

Coupe du monde (Éliminatoires, J3), 15 octobre 2019

« C’était comme la guerre. » Il faut se contenter de croire sur parole Choi Young-il, le vice-président de la Fédération sud-coréenne, puisqu'il fait partie des rares personnes à avoir pu assister à cette rencontre historique. Pour la première fois en compétition officielle, Pyongyang accueille les deux Corées pour un match, comptant pour les qualifications au Mondial 2022, entre deux nations techniquement toujours en guerre. L’évènement est très confidentiel : les supporters et journalistes étrangers n’ont pas accès au stade Kim Il-sung, alors que la Corée du Nord refuse de retransmettre une seule image de la partie en direct. Il faut se contenter de quelques photos, du témoignage de Gianni Infantino, présent en tribunes, des informations basiques distillées par la FIFA, et des retours sud-coréens. « C’est dommage de ne pas avoir gagné, mais sur le terrain, c’était tellement brutal que revenir sans blessure, c’est déjà un exploit, confie Son Heung-min à son arrivée à l’aéroport d’Incheon. Les Nord-Coréens étaient vraiment à cran, et ils nous injuriaient salement. » Au point qu'une petite échauffourée, relayée par l'ambassadeur suédois en RPDB, anime la rencontre. Drôle d’apaisement.


#36: Parme – Milan, 1995

Parme – Milan

Serie A (J10), 19 novembre 1995

Commencer sa carrière professionnelle contre le Milan de George Weah, Roberto Baggio, Zvonimir Boban, Marco Simone ou Stefano Eranio peut effrayer. Surtout quand est portier, et qu'il s'agit d'une rencontre opposant les deux co-leaders du championnat. Sauf si on s'appelle Gianluigi Buffon, et qu'on est destiné à devenir l'un des meilleurs gardiens de l'histoire du football. Le 19 novembre 1995, l'Italien est donc lancé dans le grand bain lors de la dixième journée de Serie A. Forcément, le dernier rempart multiplie les parades ou les sorties autoritaires et s'en sort avec l'émotion d'un clean-sheet symbolique de ce que sera sa carrière. Il est alors âgé de 17 ans, 9 mois et 22 jours, ce qui fait de lui le sixième goal le plus précoce à démarrer dans l'histoire de la compétition. « Je suis un peu inconscient de faire commencer un joueur aussi jeune pour un tel match, mais je n'avais aucun doute sur son talent » , se félicite l'entraîneur de Parme Nevio Scala après la rencontre, à propos de son poulain qui n'a été averti de sa titularisation qu'à quelques heures de la partie en remplacement de l'habituel titulaire Luca Bucci. Lequel, blessé, peut dire adieu à sa place sans avoir à culpabiliser.

#35: Nantes – Toulouse, 2007

Nantes – Toulouse

Ligue 1 (J37), 19 mai 2007

Avec un peu de pif et dix ans d’avance, Netflix aurait pu poser ses caméras à Nantes entre juillet 2006 et mai 2007. Cela aurait donné quelque chose d’au moins aussi passionnant que Sunderland ’Til I Die : un président (Rudi Roussillon) en plein délire et qui ne tardera pas à lâcher le navire, un mercato ambitieux qui se révélera calamiteux, deux limogeages sur le banc au cours de la saison, la légende Fabien Barthez qui regrette encore d’avoir accepté ce challenge, une pérennité de 44 années consécutives dans l’élite balayée... et ce 19 mai 2007. Pour cette 37e journée, il n’y a déjà plus aucune trace du divin chauve dans la Cité des ducs, et le FCN est condamné au moment de recevoir Toulouse. Une rencontre dont on ne verra jamais la 87e minute, des centaines de supporters nantais descendant principalement de Tribune Loire pour gueuler une bonne fois pour toutes contre la gestion de ce club et le proprio Serge Dassault. Un coup de théâtre qui permettra au malin Téfécé de récupérer les trois points sur tapis vert, et de finalement griller Rennes dans une folle course à la C1. Aujourd’hui Mauro Cetto, Nicolas Savinaud, Achille Émana et Foot + nous manquent. Mais ce FC Nantes, aucunement.


#34: PSV Eindhoven – Benfica Lisbonne, 1988

PSV Eindhoven – Benfica Lisbonne

Coupe des clubs champions Européens (finale), 25 mai 1988

Quelles que soient sa fiabilité et sa réputation, Wikipédia ne se trompe pas vraiment au moment de présenter en quelques mots la finale de Coupe des clubs champions européens du 25 mai 1988. Selon l' « encyclopédie libre » , il s'agit d'une « rencontre pauvre en spectacle et en intensité » et de « l'une des plus ennuyeuses de l'histoire de la compétition » . Pourtant, ce match constitue l'apogée de l'incroyable épopée de non-spectacle signée par le PSV Eindhoven. Cette saison-là, le club hollandais s'offre un triplé Coupe-Championnat-C1 en broyant les circuits offensifs adverses. Sur la scène continentale, les Néerlandais ne gagnent plus un match à partir des quarts ! 1-1 et 0-0 contre les Girondins de Bordeaux éliminés à cause du but à l'extérieur, idem pour le Real... Puis déception extrême sur la dernière marche pour le Benfica Lisbonne, vaincu en raison d'un tir au but d'António Veloso repoussé par Hans van Breukelen. « J'ai toujours voulu en savoir autant que possible sur l'adversaire, c'est pourquoi je contactais régulièrement Jan Reker, expliquera, bien plus tard, le héros du match. Jan étudiait Veloso, et m'a indiqué qu'il tirait souvent à la droite du gardien. Voilà pourquoi j'ai délibérément gardé cet angle un peu plus grand. » Et pouf, un Portugal avant l'heure.

#33: Strasbourg – Amiens, 2001

Strasbourg – Amiens

Coupe de France (Finale), 26 mai 2001

Cette 84e finale de Coupe de France avait déjà une drôle de tronche : Amiens, promis à une montée en deuxième division, devait créer l’exploit contre Strasbourg, lanterne rouge de D1. Pas si grand, cet écart. Sur la pelouse de l’enceinte dyonisienne, les potes de Teddy Bertin sont incapables de faire flancher l’équipe de Denis Troch, devenu la moustache la plus célèbre de l’Hexagone. Après avoir sorti Rennes en 16es (3-1), puis Troyes aux tirs au but en demies (0-0, 4 t.a.b. 2), les Picards rêvent de faire tomber un troisième pensionnaire de l’élite. Si la première période est tristounette, le second acte est plus engagé, avant que la prolongation ne fasse planer une véritable tension, sur le terrain comme en tribunes. Un nouvel exploit pour Amiens ? Pas loin, mais cette fois, la séance de tirs au but est fatale : l’héroïque Julien Lachuer est battu cinq fois, dont une dernière face à son confrère José Luis Chilavert, qui offre le trophée au Racing. Cruel.

#32: Dynamo Kiev – Laval, 1983

Dynamo Kiev – Laval

Coupe de l'UEFA (32es de finale), 14 septembre 1983

Après trois jours de route, 6600 kilomètres et un démontage en règle de leur voiture à la frontière de l’URSS, ces quatre supporters lavallois sont heureux : ils vont pouvoir assister au premier match européen de l’histoire du club. Fort d'une cinquième place en Ligue 1, Laval a rendez-vous avec le redoutable Dynamo Kiev pour une double confrontation attendue lors du premier tour de C3. « Il faudra faire un match héroïque à Kiev, y jeter toutes nos forces pour assurer un résultat honorable, annonce Jean-Marc Miton. Ils doivent se demander où se situe Laval. Pour ma part, j’aurai sans doute à marquer Blokhine... Dur ! » Pourtant, le Ballon d’or 1975 reste muet. Tout comme ses coéquipiers, qui viennent se casser les dents sur les hommes de Michel Le Milinaire. Et quand la défense tango se fait transpercer, Jean-Michel Godart enfile le costume du héros en multipliant les parades. « Je ne sais pas très bien quoi vous dire... J'avoue que je suis un peu estomaqué » , hallucine le portier lavallois, au coup de sifflet final. À peine le temps de se remettre de ce 0-0 miraculeux, Laval décrochera une qualification historique quinze jours plus tard devant un public en fusion à Le Basser. L'histoire ne dit pas si les quatre baroudeurs étaient dans les gradins.


#31: RFA – Mexique, 1986

Allemagne de l'Ouest – Mexique

Coupe du monde (Quarts de finale), 21 juin 1986

S’il est aujourd’hui ce loser magnifique condamné à se planter en huitièmes du Mondial tous les quatre ans, le Mexique a prouvé qu’il savait se transformer en équipe frisson et se hisser en quarts lorsqu'il accueillait la compétition. La première fois en 1970, pour une désillusion face à l’Italie malgré l’ouverture du score (1-4). Et la deuxième, lors de laquelle une séduisante Verde s’est approchée un peu plus encore du dernier carré, en 1986 face à la RFA du sélectionneur Franz Beckenbauer, le même jour que le sommet Brésil-France à Guadalajara. En 120 minutes âpres et accrochées (les deux sélections termineront à dix), les coéquipiers d’Hugo Sánchez tiennent la dragée haute au futur tombeur des Bleus et finaliste. Ils ne rendront les armes qu’à l’épreuve des onze mètres face à la dextérité du diabolique Harald Schumacher, déjà brillant pendant la rencontre et qui repoussera les tentatives de Fernando Quirarte et Raúl Servín pour stopper cet outsider aux dents longues (4-2 t.a.b.). Rendez-vous en 2026 pour voir un Mexique de nouveau conquérant ?


Par Jérémie Baron, Florian Cadu et Clément Gavard

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