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Top 50 : 0-0 mémorables (de 20 à 11)

Qui a dit que les matchs nuls sans but étaient forcément ennuyeux ou inutiles, voire les deux ? Voici cinquante raisons de penser le contraire, avec des rencontres privées de tremblement de filet qui ont pourtant marqué l'histoire du football.

Modififié

#20: Bordeaux-Rennes, 2010

Bordeaux – Rennes (x2)

Ligue 1 (J17 & J33), les 10 décembre 2010 et 30 avril 2011

Une saison, deux symboles. Lors de l’exercice 2010-2011, Rennes et Bordeaux décident d’écrire l’histoire à leur manière. Au menu, pas de grand spectacle, ni de bataille tactique mémorable, mais deux purges monumentales en moins de six mois. Le premier acte se déroule en prime time, à Lescure, en plein mois de décembre. Les deux candidats à l’Europe livrent une véritable bouillie, au point de décrocher la pire note de l’histoire de Canal + (7,80/20) – une performance battue par OM-Guingamp en 2016 avec un joli 5,25 (un 0-0, tiens). Au match retour, rebelote. Le Stade rennais et les Girondins, respectivement dirigés par Fred Antonetti et Jean Tigana, offrent une nouvelle prestation insipide. Au stade de la route de Lorient, les spectateurs malchanceux s’occupent en envoyant des avions en papier sur la pelouse, dans l'attente du coup de sifflet final d’une rencontre indigne de l'élite. Depuis ces deux chefs-d'œuvre, le « Rennes-Bordeaux » s'est presque imposé comme la référence du match chiant en France, et les deux équipes ne se sont plus jamais quittées sur un 0-0.

#19: Brésil-Italie, 1994

Brésil – Italie

Coupe du monde (finale), 17 juillet 1994

Imaginez, et oubliez. Imaginez une finale de Coupe du monde entre deux mastodontes qui, pour la première fois de l'histoire de la compétition, s'achève sans tremblement de filet et se décide aux tirs au but. Oubliez le match en lui-même, décevant malgré les 26 frappes de Brésiliens (contre 6) trop peu réalistes face aux cages italiennes occupées par un Gianluca Pagliuca tout proche d'une énorme boulette et sauvé par son poteau. Imaginez Roberto Baggio au top de sa forme, qui fait honneur à son statut de Ballon d’or en guidant les Transalpins durant les tours précédents et qui les fait chuter en loupant l'ultime tentative aux onze mètres. Oubliez la mémorable finale de 1970 mettant aux prises les mêmes nations, et la stratégie plus défensive qu'à l’accoutumée de la Seleção. Imaginez gagner de la sorte, n'oublieriez-vous pas la manière ?


#18: Villarreal-Arsenal, 2006

Villarreal – Arsenal

Ligue des champions (demi-finales retour), 25 avril 2006

89e minute, au Madrigal de Villarreal. Alors qu'Arsenal défend bec et ongles son but d'avance attrapé à l'aller en Angleterre et résiste tant bien que mal aux Espagnols lors de cette demi-finale retour de Ligue des champions 2005-2006, Diego Forlán pousse Gaël Clichy à la faute... dans la surface de réparation de Jens Lehmann. Penalty de l'égalisation, Juan Román Riquelme s'empare du ballon. Les secondes s'écoulent, l'Argentin se concentre puis s'élance... et le gardien allemand repousse, attendant le dernier moment pour plonger sur sa gauche. C'est fait : le sous-marin jaune quitte le tournoi en empruntant le chemin des regrets, les Gunners filent sur la dernière marche de C1 en privilégiant la route du hasard. « C'est peut-être l'année où on s'y attendait le moins qu'on a réussi à se qualifier en finale, réagira Arsène Wenger. C'est parfois très difficile à expliquer, sauf par la volonté et le caractère exceptionnels de cette équipe qui n'a pas trouvé son jeu, mais qui a su s'accrocher jusqu'au bout ce soir. On a misé sur notre expérience défensive, et sur un peu de chance. » Un tout petit peu...



#17: Newell's Old Boys-Boca Juniors, 2013

Newell's Old Boys – Boca Juniors (x2)

Copa Libertadores (quarts de finale), les 24 et 30 mai 2013

L’Argentine, ses papelitos, sa richesse footballistique, ses légendes... Très bien, mais le pays de Diego Maradona a aussi le droit à ses 0-0. Même quand il s’agit d’un quart de finale de Copa Libertadores entre deux pays argentins. En mai 2013, Boca Juniors et les Newell’s Old Boys de Gabi Heinze se tirent la bourre pour rejoindre le dernier carré du tournoi, mais le tableau d’affichage ne bouge pas à l’issue des matchs aller et retour. Aucun caramel à se mettre sous la dent, nada. Et pourtant, le Boca de Carlos Bianchi aura longtemps dominé le premier acte à la Bombonera, avant de voir les hommes de Tata Martino tenir jusqu’à la séance de tirs au but à l’Estadio Marcelo Bielsa. La fameuse loterie commence par un raté de l'immense Juan Román Riquelme. La suite est irrespirable, étouffante. La séance est interminable, et le verdict tombe à la 26e tentative : Maxi Rodríguez trompe Óscar Ustari, les Newell's sont en demies. Folie.

#16: OL-Potsdam, 2010

Olympique lyonnais – Turbine Potsdam

Ligue des champions féminines (finale), 20 mai 2010

Rome ne s’est pas faite en un jour, les Fenottes de Jean-Michel Aulas non plus : il fut un temps où l’Olympique lyonnais féminin n'était pas encore cet ogre sans pitié devenu maître incontesté du Vieux Continent. Il y a dix piges, après deux échecs consécutifs à l’avant-dernière marche de l' « UEFA Women's Cup » , l’OL, quadruple champion de France de rang cette saison-là, mais tâtonnant en Europe, se qualifie pour la finale de la toute nouvelle Ligue des champions, disputée au Coliseum Alfonso Pérez de Getafe face au Turbine Potsdam. Wendie Renard, Sarah Bouhaddi et Amandine Henry sont déjà là, mais pas encore l’expérience des grands rendez-vous : incapables de trouver la faille dans le jeu, les deux formations vont jusqu’à l’épreuve des penaltys, et celle-ci s’éternise : Henry puis Isabell Herlovsen foirent chacune une balle pour la gagne face à l'envoûtante Anna Sarholz, Bouhaddi (auteure de deux parades pendant la séance) transforme la huitième tentative des siennes, mais l’immense Élodie Thomis craque en trouvant la barre et des Allemandes miraculées exultent (6-7). Une précieuse leçon : un an plus tard au même stade et face aux mêmes joueuses, l’escouade de la capitale des Gaules prendra sa revanche en 90 minutes (2-0), signant la première conquête de l’empire lyonnais.

#15: Écosse-Angleterre, 1872

Écosse – Angleterre

Amical, 30 novembre 1872

Tout commença par un 0-0. Oui, le tout premier match international officiel de ce que l’on appelle football ne vit aucune équipe faire franchir au ballon la ligne de but (de fortune). Les Anglais étaient bien sûr de la partie, mais c’est à Glasgow, sur le tout neuf terrain du West of Scotland Cricket Club (nommé Hamilton Crescent) face à leurs voisins écossais, qu’ils croisèrent le fer ce samedi de novembre à deux heures de l’après-midi, il y a plus de 147 ans. Une manière d’ouvrir un chapitre crucial de l’histoire du sport devant plusieurs milliers de curieux (4000 selon les organisateurs, 2500 selon la police), un an et demi après une rencontre historique déjà entre les deux mêmes nations du côté d’Edimbourg, mais avec un ballon ovale à se disputer. À l'image de la vision footballistique de l'époque, les deux équipes n'étaient pourtant pas vraiment portées sur la défensive, avec une Écosse (en bleu, déjà) organisée en 2-2-6 et une Angleterre (en blanc, déjà) dans un magnifique 1-2-7. Mais la puissance des visiteurs ne prit pas le dessus sur le collectif des locaux, dans une rencontre arbitrée par deux membres du Queen's Park FC... club dont provenaient la totalité des joueurs écossais. Cent douze autres duels entre les deux sélections suivront, entretenant l'une des plus grandes rivalités internationales du ballon rond. Avec beaucoup de buts, cette fois.


#14: Pays-Bas-Costa Rica, 2014

Pays-Bas – Costa Rica

Coupe du monde (Quarts de finale), 5 juillet 2014

« J'ai pris la décision peu avant la 90e minute, j'ai senti que le match pourrait aller jusqu'aux tirs au but et j'ai donc évité de faire trois changements pour avoir la possibilité d'utiliser Tim Krul. Lui dire avant le match, c'était risquer de provoquer de la déception chez lui : il n'était pas au courant. » En conférence de presse, Louis van Gaal semble fier de son coup. Il peut : en faisant entrer dans le temps additionnel de la prolongation son gardien remplaçant à la place d'un Jasper Cillessen pourtant en forme, l'entraîneur procède là à un changement tactique complètement fou. Avec réussite, puisque la doublure devient le héros de ce quart de finale dominé par les Pays-Bas (trois tirs sur les montants, notamment) après avoir repoussé deux tirs au but du Costa Rica. Qui d'autre que le Pélican, pour s'adapter à toute situation ?



#13: Argentine-Brésil, 1978

Argentine – Brésil

Coupe du monde (deuxième tour, J2), 18 juin 1978

« Ce match, personne ne peut imaginer ce que c’est, ni l’homme du Nord, ni l’homme du Sud, ni celui de l’Est, ni celui de l’Ouest. Il faut être obligatoirement ici pour le savoir et voici que tout va se jouer. Quoi ? Tout, tout, absolument tout. » La presse argentine fait monter la pression, l’enjeu est énorme. Tombés dans la même poule au second tour, le Brésil et l’Argentine sont les deux favoris pour une place en finale d’une Coupe du monde qui se déroule dans un climat de tension en Argentine, où le général Videla a établi une dictature militaire depuis deux ans. Sur le terrain, c'est aussi la guerre. L'arbitre siffle un nombre record de 59 coups francs au cours d'une partie dominée par les Brazileiros de Cláudio Coutinho. Mario Kempes muet, c’est le gardien Ubaldo Fillol qui sort du lot côté albiceleste, repoussant les tentatives brésiliennes de Gil ou Roberto Dinamite. L’Argentine peut souffler, Videla aussi : ce 0-0 est un bon résultat. Trois jours plus tard, elle tartine le Pérou (6-0), dans un match toujours sujet aux interrogations, et file en finale à la place du Brésil. Une double victoire, avant le sacre tant attendu.


#12: Italie-Suède, 2017

Italie – Suède

Coupe du monde (Barrage retour), 13 novembre 2017

Boum, le tremblement de terre. Pour la première fois depuis 1958, une Coupe du monde de foot se jouera sans l’Italie, prise à son propre piège par la Suède, dans une double confrontation tendue à souhait (0-1, 0-0). Après la courte défaite à l’aller, la Nazionale est paralysée par l’enjeu à San Siro. Les Italiens ont le ballon, mais ne savent pas trop quoi en faire. Les hommes de Giampero Ventura sont trop brouillons pour inquiéter une formation suédoise parfaitement organisée défensivement. La sentence est inéluctable, l’Italie n’ira pas au Mondial en Russie. Et Gianluigi Buffon, du haut de ses 175 sélections, fond en larmes : « On a vraiment failli à faire quelque chose qui, même au niveau social, était très important. C'est malheureux, c'est triste, de finir comme cela. C'est difficile de finir comme ça, mais le temps passe pour tout le monde. » Le monument italien ne participera pas à une sixième Coupe du monde, mais l'Italie, en manque de talents et sans idées, doit déjà penser à se réinventer.


#11: Espagne-Corée

Espagne – Corée du Sud

Coupe du monde (quarts de finale), 22 juin 2002

« Un authentique vol. » Ce jour-là à Gwangju, Ivan Helguera n’a pas eu envie de faire dans la langue de bois, et il avait ses raisons : épisode mémorable de l’histoire du Mondial, le mythique parcours sud-coréen de 2002 rappelle autant de belles histoires que des controverses arbitrales. Après être passés dans un trou de souris face à l’Italie au tour précédent (coucou Byron Moreno), les Guerriers Taeguk se présentent en quarts face à la Roja avec une insouciance folle et une réussite louche. Malgré leur domination, les Ibériques vont passer à la trappe, et quatre ans avant le double Z, le traumatisme espagnol porte ce coup-ci un nom égyptien : Gamal Al-Ghandour. Pas aidé par des assistants à côté de leur sujet, l’homme en noir invalide curieusement deux pions espagnols, dont le but en or de Fernando Morientes (qui trouvera plus tard le montant) pour une sortie imaginaire sur un débordement du virevoltant Joaquín, et siffle également un hors-jeu inexistant au cours de cette prolongation, au moment où Luis Enrique filait au but. Après 120 étranges minutes, le pauvre Joaquín plombe les siens en butant sur un Lee Woon-jae bien loin de sa ligne au moment du peno, et le pays hôte réalise son deuxième « miracle » . C’était ça, la magie de la Coupe du monde il y a 18 ans.


Par Jérémie Baron, Florian Cadu et Clément Gavard

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