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  1. // Top 100 : les équipes mémorables de la décennie

Top 100 : les équipes mémorables de la décennie (3e)

La décennie 2010, c'était Mourinho qui danse sur la pelouse du Camp Nou, Balotelli qui bombe le torse, Bielsa assis sur une glacière, Eder qui fait pleurer un pays, Griezmann qui le console, mais c'était surtout des équipes qu'il ne faudra pas oublier. Aujourd'hui, le Real Madrid, vainqueur de quatre Ligue des champions entre 2014 et 2018. Époustouflant ! Descriptif d'un monstre.

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#3: Real Madrid 2014-2018

Real Madrid 2014-2018, roi des rois


Le XI vainqueur de Liverpool en 2018 (4-4-2) : Navas - Carvajal, Varane, Ramos, Marcelo - Modric, Casemiro, Kroos, Isco - Benzema, Ronaldo.

Comment quantifier l’influence d’un maître sur son élève ? La maturité, le charisme et la manière d’enseigner son savoir sont des éléments essentiels à la bonne transmission d’une culture propre à évoluer avec succès au cœur d’une société où l’apprenti sera bientôt confronté. Mais avant d’être lancé dans la fosse aux lions, mieux vaut connaître les clés de la réussite. Tout au long de sa carrière de footballeur, Zinédine Zidane parvient à associer les meilleurs savants de son époque avec son exceptionnel talent balle au pied : Guy Lacombe et Jean Fernandez à l’AS Cannes, Rolland Courbis et Gernot Rohr aux Girondins de Bordeaux, Marcelo Lippi et Carlo Ancelotti à la Juventus de Turin, Vicente Del Bosque et Carlos Queiroz au Real Madrid... Un parcours étoilé qui laisse forcément des influences au moment de regarder dans le rétroviseur. Et s’il était temps de fructifier ce puits de science pour devenir soi-même enseignant ?

Carlo l’Enchanteur


Évidemment, cette volonté d’accéder au poste le plus privilégié ne se fait pas sans années d’études supérieures supplémentaires. Le 26 juin 2013, Zidane passe du statut de conseiller présidentiel au Real Madrid à entraîneur adjoint d’Ancelotti, son ancien professeur tout juste débarqué du Paris Saint-Germain. Une manière de comprendre que ses relations avec Florentino Pérez et Don Carlo sont au beau fixe. En pratique, un homme va venir s’immiscer au cœur de la relation entre Zidane et Ancelotti : Paul Clément, chargé de la préparation tactique d’une équipe où cohabite les superstars offensives avec Karim Benzema, Cristiano Ronaldo et Gareth Bale, la nouvelle bombe internationale issue de Tottenham. De son côté, Zidane prend en charge un rôle de grand frère auprès des joueurs afin de les conseiller au cas par cas sur leurs choix respectifs. Zidane n’est ni entraîneur ni coéquipier, mais il est Zidane. Lors de chaque match du Real Madrid durant la saison 2013-2014, le technicien italien va prendre le soin de s’asseoir à chaque fois entre ses deux hommes de confiance pour instaurer une harmonie dans le pouvoir exécutif.


Si Ancelotti est choisi pour occuper le poste d’entraîneur de la Maison Blanche, c’est avant tout pour ses capacités à remporter la prestigieuse Ligue des champions. Depuis 2002, le Real Madrid poursuit une quête permanente de la fameuse Décima que ni Manuel Pellegrini ni José Mourinho ne sont parvenus à apporter au club royal. Dès lors, quoi de mieux que de recruter un entraîneur presque autant auréolé en C1 (deux sacres avec le Milan AC en 2003 et 2007) qu’en championnats (Milan en 2004, Chelsea en 2010 et Paris en 2013) ? Sans surprise, la machine madrilène effectue une ascension crescendo avant de reprendre son souffle en cours de saison. Leader de Liga, le Real perd un Clásico spectaculaire au Santiago-Bernabéu le 23 mars 2014 (3-4) et laisse le Barça s’écharper avec l’Atlético de Madrid pour l’obtention de champion d’Espagne. Mais peu importe, puisque l’armée merengue s’apprête à frapper fort dans son exercice favori : les finales. Le 16 avril 2014 à Valence, le Real prend sa revanche sur le Barça en finale de coupe du Roi grâce à un but victorieux de… Gareth Bale (2-1). Dans son élan de réussite, le Real dompte l’Atlético de Madrid à Lisbonne au terme d’une rencontre épique : Sergio Ramos coupe l’herbe sous le pied de son voisin avec un but assassin de la tête dans les dernières secondes du temps additionnel, avant de voir Bale, Marcelo et Cristiano Ronaldo planter trois banderilles mortelles dans la prolongation (4-1). L’Europe peut trembler.

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Zidane, toujours plus haut


Éliminé en demi-finale de la C1 l’année suivante contre la Juve (1-2, 1-1), le Real ne peut s’en prendre qu’à lui-même après avoir laissé filer son poulain Alvaro Morata, double buteur lors de cette double confrontation, dans les mains de la Vieille Dame. Un détail que va indirectement payer Carlo Ancelotti, viré du club de la capitale en mai 2015 après deux ans de très bons services. Peu adepte de patience et clémence, Pérez nomme Rafa Benítez pour succéder à Ancelotti. De son côté, Zidane bascule aux manettes de la Castilla afin de montrer sa prise de recul à l’égard de la confiance donnée au technicien espagnol. En coulisses, Pérez le sait déjà : le protégé Zidane doit bientôt éclore car son nom circule déjà du côté de Bordeaux. La mise en scène ne va durer que six mois, le temps pour Benítez de se faire rouler dessus par un FC Barcelone souverain en Liga et de laisser sa place à ZZ. Loin d’être anonyme, cette nomination met la planète en émoi et pose une question centrale : Zizou le taiseux serait-il en passe de commettre une énorme erreur en risquant de broyer la mystique autour de son passé de joueur avec son nouveau défi d’entraîner ?


Seulement voilà, Zidane s’est nourrit de ses expériences précédentes pour devenir un oiseau rare capable de faire passer un message collectif à travers des phrases simples. Comment cela a-t-il pu marcher ? Grâce au respect unanime que tous les cadres du vestiaire avaient pour la légende de Zidane à Madrid. Ramos, Marcelo, Modrić, Kroos, Benzema, Bale et même Cristiano Ronaldo ont vu leurs yeux s’écarquiller lorsque Zidane claquait sa volée du gauche sur un centre en cloche de Roberto Carlos à Glasgow. Avec une certaine modestie et une communication bien ficelée, Zidane s’est mis dans la poche l’un des vestiaires les plus difficiles à apprivoiser en Europe. Déjà largué en championnat, le Real se concentre automatiquement sur son parcours en C1 2015-2016 et offre une revanche à l’Atlético de Madrid en finale, deux ans plus tard. Malgré un match serré, l’issue est la même (1-1, 5-4 aux tirs au but). En tant qu’entraîneur principal du Real, Zidane est parvenu à remporter la C1 en moins de six mois. Tout simplement historique.

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« Nous souffrons, mais toujours dans la sérénité »


Revenu à hauteur du Barça en matière de Ligue des champions remportées au cours de la décennie, le Real de Zidane va poursuivre son entreprise de destruction à l’échelle du Vieux Continent en collant sur le Bayern Munich, l’Atlético de Madrid ou la Juventus de Turin des étiquettes de vulgaires faire-valoir vaincus malgré l’espoir de faire tomber le géant aux onze coupes aux grandes oreilles. « Nous devons continuer de souffrir dans le travail, expliquait Zidane au cœur de l'intimité du vestiaire à la mi-temps de la finale contre les Turinois à Cardiff. Nous souffrons, mais toujours dans la sérénité en pensant que nous allons marquer le prochain but. OK ? Allez ! » Des mots simples voire des poncifs, mais qui prennent un tout autre poids lorsqu’ils sont prononcés par le maestro français. En deuxième période, l’alchimie prend à nouveau avec un Real plus que jamais souverain (4-1). Et de douze.

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Bien dans son costume, Zidane rejoint son prédécesseur José Villalonga dans la liste des entraîneurs madrilènes double vainqueurs consécutifs de la C1. C’est tout ? Non, ce n’est visiblement pas assez pour Zidane déjà vainqueur de cinq trophées en un an et demi sur le banc du Real. La saison suivante, l’entraîneur va profiter d’un certain fatalisme de la part de ses concurrents en Europe, d’un Cristiano Ronaldo au sommet de son art et d'un Gareth Bale devenu joker de luxe pour empocher une troisième C1 consécutive contre Liverpool, à Kiev (3-1). Désormais au-dessus de toutes les légendes ayant entraînées le Real Madrid, le double Z amasse au total neuf trophées en deux ans et demi passés à entraîner le club royal entre janvier 2016 et juin 2018. Cette fois-ci, le Real de Zidane peut vraiment regarder le Barça de Pep Guardiola dans les yeux sans hausser le sourcil. De quoi forcément impressionner le père Ancelotti.

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Par Antoine Donnarieix

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