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Top 100 : Coups francs de légende (de 70 à 61)

De la magie de Beckham aux patates de forain de Roberto Carlos, en finesse ou en puissance, enroulés de l'intérieur, tendus du cou-de-pied ou délicieusement brossés de l'exter', voici 100 coups francs très francs.

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#70: Dimitri Liénard - 2018

Strasbourg-Lyon (3-2), Ligue 1, 12 mai 2018


Il y a 2-2 entre le RC Strasbourg et l'Olympique lyonnais à La Meinau. 94e minute et ultime occasion lors de l'avant-dernière journée de la saison 2017-2018 de Ligue 1. Autour du ballon, trois Alsaciens. La sphère, un peu excentrée, est posée à la lisière de la surface de réparation rhodanienne. Parfait pour un droitier, en somme. C'est pourtant l'âme du club, le gaucher Dimitri Liénard, qui s'y colle... avec un résultat aussi sublime - lucarne opposée - qu'efficace. Ce magnifique coup franc offre à la fois la victoire et le maintien aux Strasbourgeois. Insensé, vu que l'OL menait encore 2-1 six minutes plus tôt. Réaction du héros du soir, témoin d' « une émotion indescriptible » : « J’ai eu des frissons, le stade était vraiment chaud bouillant. Tout le monde était debout, il n’y a que deux personnes qui ne l'étaient pas : Bernard Lacombe et Jean-Michel Aulas. » Son chef-d’œuvre, Liénard l'avait annoncé : « Je dis à Kenny Lala : "Si je tire, je mets une pêche côté ouvert dans la lucarne." Il me regarde, et me dit : "T’es un fou, toi." Il y a même M. Turpin qui me gêne, il ne s’attend pas à ce que ce soit moi qui tire. Je lui dis : "Enlevez-vous !" » Pan !

#69: Marcos Assunção - 2010

Palmeiras-Vitória (3-0), Copa Sudamericana, 20 août 2010


à 1min 55s

Si certains sont nés avec une cuillère en argent dans la bouche, Marcos Assunção est lui venu au monde avec un don inné pour les coups francs. Don qu'il a fait profiter à tous les clubs au sein desquels il est passé, que ce soit à Flamengo, à l'AS Roma, au Betis, puis à Palmeiras lors de son retour au bercail à la fin des années 2000. Sous les ordres de Luiz Felipe Scolari, le milieu de terrain brésilien continue d'enchaîner les matchs de haut niveau malgré ses 34 printemps. Et quand il s'agit d'être décisif, Assunção n'est pas non plus le dernier. Preuve en est le 20 août 2010, quand l'arbitre de la rencontre lui octroie un dernier coup franc à la 88e minute. Le cousin de Marcos Senna prend alors trois pas d'élan, déplie ses bras et ferme son pied au dernier moment afin que le ballon se précipite dans la lucarne du portier de Vitória. Clinique, le coup franc offre la qualification aux Alviverde, qui échoueront en demi-finales de Copa Sudamericana malgré un nouveau but splendide du divin chauve.

#68: Juan Sebastián Verón - 2000

à 2min 13s

Lazio-Roma (2-1), Serie A, 25 mars 2000


Saison 1999-2000. Qui dit coup franc plein axe à 25 mètres des cages en faveur de la Lazio à l’époque, dit forcément Siniša Mihajlović. Les supporters de Chelsea en savent quelque chose - on y reviendra plus tard dans ce classement... Mais trois jours après ce déplacement à Stamford Bridge, alors que la Lazio accueille la Roma, le défenseur central serbe est suspendu. Ce derby della Capitale à sept journées de la fin ressemble à un dernier virage avant la ligne droite finale vers le titre. En l’absence du canonnier Mihajlović, Juan Sebastián Verón met la main sur le cuir. Et l’Argentin brosse un ballon qui passe très haut au-dessus du mur et retombe in extremis sous la barre. En trois minutes, à la demi-heure de jeu, les Biancocelesti viennent de retourner leur rival (de 0-1 à 2-1), et le score ne bougera plus. Ainsi, la Lazio remporte sans Mihajlović, ni son compère de la défense centrale, Alessandro Nesta, blessé, la première victoire d’une série de sept en huit matchs qui allait lui permettre de coiffer la Juve à la photo finish. C’était il y a vingt ans et un jour. C'était le « derby du Scudetto » .

#67: Eric Wynalda - 1994

USA-Suisse (1-1), Coupe du monde, 18 juin 1994


Le vent peut parfois avoir de lourdes conséquences sur un coup franc, comme le faire décoller dans les gradins ou modifier sa trajectoire pour qu’il trompe le gardien. Mais en ouverture du Mondial américain, aucune bourrasque n’est au rendez-vous sous le toit fermé du Silverdome de Détroit. En revanche, la température est à son comble, ce qui n’empêche pas Georges Bregy d’ouvrir le score grâce à un coup franc côté ouvert parfaitement exécuté. 1-0 pour la Suisse face aux USA. Mais la réponse du berger américain à la bergère suisse ne va pas se faire attendre. Cinq minutes plus tard, c’est Eric Wynalda, avec l’urticaire qui recouvre son corps à cause du Powerade ingurgité avant la rencontre, qui s’empare du cuir. Allergique au colorant synthétique, l’attaquant du FC Sarrebruck soigne une frappe qui passe au-dessus du mur avant d'aller nettoyer la lucarne helvète. 34 ans après le dernier match de Coupe du monde joué par son pays et neuf jours après avoir fêté ses 25 ans, Wynalda peut se gratter la peau avec le sentiment du devoir accompli.

#66: Gianfranco Zola - 2003

Chelsea-Tottenham (1-1), Premier League, 1er février 2003


C'est ce qu'on appelle un coup franc de jeu vidéo, surtout vu la façon dont il est filmé. Sauf que ce 1er février 2003, à l'occasion de la 26e journée du championnat d'Angleterre, c'est dans la réalité d'un derby du nord de Londres que Gianfranco Zola fait étalage d'une précision inouïe. À Stamford Bridge, Tottenham mène 1-0 à la suite de l'ouverture du score de Teddy Sheringham au quart d'heure de jeu, quand l'Italien né en Sardaigne fait honneur à la beauté de son île d'origine. Peu avant la pause, celui qui accompagne Eidur Guðjohnsen aux avant-postes de Chelsea envoie une balle téléguidée du plus bel effet dans la lunette de Kasey Keller pour offrir l'égalisation aux Blues sous les yeux de Boudewijn Zenden. Quelle idée, aussi, de ne placer qu'un mur en carton de deux joueurs côté Spurs pour espérer lui faire peur...

#65: Lionel Messi - 2018

Real Sociedad-FC Barcelone (2-4), Liga, 14 janvier 2018


Début d’exercice incroyable que celui du FC Barcelone lors de la saison 2017-2018. À l’heure de se déplacer à San Sebastián, le Barça compte quinze victoires en dix-huit journées de Liga, n’a toujours pas connu la moindre défaite, s'est payé le Real Madrid au Bernabéu (0-3) et reste invaincu en C1 (il n'a pas encore croisé la route d'une Louve féroce...). Lionel Messi brille de mille feux et continue de repousser les limites du genre humain. Le 14 janvier 2018, l’Argentin décide de faire de nouveau tourner les têtes. Alors que le Barça est mené 2-0 par la Real Sociedad, l'Argentin va progressivement sortir de sa boîte. Il permet d’abord à Luis Suárez d’égaliser après la mi-temps et va ensuite se charger, à cinq minutes de la fin, du coup fatal : posé à trente mètres du but de Gerónimo Rulli (oui, l’actuel meilleur gardien de Ligue 1 !), Messi s’en va nettoyer la lucarne gauche du portier de la Real et ajoute une énième douceur à sa collection de friandises. Leçon retenue deux ans plus tard par la Real Sociedad qui, lors d’un match au Camp Nou, décidera d’installer une muraille ultime pour contrer l’Argentin. Avec succès.

Vidéo

#64: Andrea Pirlo - 2007

Cagliari-AC Milan (1-2), Serie A, 25 novembre 2007


Fasciné par la trajectoire imprévisible que Juninho donnait à ses coups francs, Andrea Pirlo les a longuement étudiés, avant de trouver la solution sur le trône : « J'ai fait des essais pendant des semaines, mais la bonne inspiration est venue pendant que je chiais. Inzaghi dit que la concentration maximale est atteinte dans ces moments-là, ce n'est peut-être pas romantique, mais c'est exactement ce qui s'est passé. La technique que je traquais ne dépendait en fait pas de l'endroit où je frappais le ballon, mais de la façon dont je le frappais : Juninho ne le frappait pas avec tout son pied, mais avec seulement trois orteils. Le lendemain, je suis allé à Milanello très tôt et sans même enlever mes mocassins, j'ai commencé à essayer. Ça a été immédiatement un tir parfait, dans la lucarne. » La suite, tout le monde la connaît, Pirlo va devenir l’un des meilleurs artificiers du monde, égalant notamment les 27 coups francs inscrits par Siniša Mihajlović en Serie A. L’un de ses plus fameux interviendra lors d’un match entre Cagliari et l’AC Milan, moment choisi par le maestro pour dégainer un coup franc longue distance dont la trajectoire diabolique aurait fait pâlir Juninho.

#63: Michel Platini - 1981

France-Pays-Bas (2-0), éliminatoires du Mondial, le 18 novembre 1981


Que les choses soient claires : même le meilleur postier de France n’enveloppe pas aussi bien les lettres que Michel Platini les coups francs. Son plus beau courrier, le Roi Michel l’a adressé à Beatrix, jeune reine des Pays-Bas, à l’automne 1981. Battue en Irlande un mois plus tôt, la France de Michel Hidalgo se retrouve avant-dernière de son groupe de qualification pour le Mundial 1982. Il reste deux matchs à jouer pour les Bleus, deux victoires à aller chercher pour croquer dans Naranjito. Et si les Bleus n’auront pas de mal à battre Chypre, il faut encore se défaire des Pays-Bas. L’occasion surgit quand Michel Platini se fait découper par Johan Neeskens devant l’arc de cercle de la surface. Quand le numéro 10 et capitaine tricolore attrape le petit filet opposé, c’est tout le Parc des Princes qui exulte, à commencer par le duo Thierry Roland-Jean-Michel Larqué, au micro d’Antenne 2. «  Allez Michel... Oui, Micheeeeel !  »

#62: Cristiano Ronaldo - 2009

à 1min 42s

Olympique de Marseille-Real Madrid (1-3), Ligue des champions, 8 décembre 2009


Non, Cristiano Ronaldo ne s’est pas toujours fait appeler CR7. Et non, il n’a pas toujours envoyé ses coups francs dans le mur. Retour en 2009 où CR9 - présence de Raúl oblige - vient d’arriver au Real Madrid contre 94 millions d’euros. Le Portugais n’a encore que 25 ans et confirme ce qu’il a déjà fait entrevoir à Manchester United : son amour pour les coups francs. Alors lorsque les Merengues obtiennent une faute à plus de 30 mètres des cages gardées par Steve Mandanda, Cristiano Ronaldo ne se pose pas de questions. Il pose son ballon, recule de quelques pas, respire, prend son élan face au but et envoie une frappe flottante que le gardien de l’OM ne peut qu’effleurer. Marseille ne s’en remettra pas et s’inclinera 3-1. Avant de se faire venger par l’autre Olympique, l'OL, en huitièmes de finale. Et non, Cristiano Ronaldo n’a pas toujours atteint au moins les quarts de finale de la Ligue des champions.

#61: Francesco Totti - 2003

AC Milan-AS Roma (2-2), Coupe d’Italie, 31 mai 2003


Si la Roma n’a pas gagné la Coupe d’Italie en 2003 face à l’AC Milan, ce n’est en aucun cas de la faute de Francesco Totti. Déjà buteur à l’aller au Stadio Olimpico malgré la déroute des siens (1-4), il Capitano a permis de croire à un retournement de situation au retour à San Siro. Et de fort belle manière puisque l’homme à la crinière blonde a enfilé le costume de Roberto Carlos le temps de quelques instants. Histoire d’envoyer une praline de 30 mètres sous la barre d’un Christian Abbiati bouche bée et scotché sur ses appuis. Comme quoi, ce pied droit si soyeux pouvait aussi se transformer en parpaing. Malheureusement pour les supporters de la Roma, ce bonheur sera de courte durée puisque Rivaldo réduit le score une minute plus tard, avant que Filippo Inzaghi arrache le nul dans les derniers instants. Tandis que Totti sera lui expulsé. Si le trophée est pour l’AC Milan, le plus beau but de cette Coupe d’Italie est assurément pour Francesco Totti.

Par Maxime Brigand, Florian Cadu, Florian Lefèvre, Steven Oliveira et Maxime Renaudet

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