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Top 100 : Coups francs de légende (de 20 à 11)

De la magie de Beckham aux patates de forain de Roberto Carlos, en finesse ou en puissance, enroulés de l'intérieur, tendus du cou-de-pied ou délicieusement brossés de l'exter', voici 100 coups francs très francs.

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#20: Quini - 1982

FC Barcelone-Standard de Liège (2-1), C2, 12 mai 1982


Un coup franc ? Quel coup franc ? Personne ne l'a vu et personne ne le verra apparaître à la télé. Seuls ceux qui étaient présents au Camp Nou lors de cette finale de la Coupe des coupes 1982, que le FC Barcelone dispute à domicile face au Standard de Liège, en sont témoins. On joue la 63e minute, quand l'arbitre accorde un coup franc aux Blaugrana pour une faute sur Quini devant la surface de réparation. Instinctivement, Allan Simonsen joue le coup franc rapidement. Le Danois, Ballon d'or 1977, prend de court les adversaires, l'arbitre et le réalisateur. Quand ce dernier parvient à recadrer le ballon, le cuir est déjà au fond des filets et Enrique Castro González, dit Quini, se roule par terre, emporté par son élan, après avoir repris victorieusement l'offrande de Simonsen. Ce but donne l'avantage au Barça 2-1, ce qui sera le score final. Un but fantôme qui continue de hanter aujourd'hui les mémoires des supporters des Rouches. Ironiquement, le Standard avait ouvert le score ce jour-là en réalisant une superbe combinaison à trois sur coup franc.

#19: Matt Le Tissier - 1994

à 1min 33s
(pour le plaisir des yeux et des oreilles, mieux vaut couper le son)

Southampton-Wimbledon (1-0), Premier League, 26 février 1994


En 1985, alors âgé de 17 ans, Matthew Le Tissier quitte enfin son île natale de Guernesey. Il traverse la Manche en direction de la ville portuaire de Southampton. Un dépaysement de courte durée, car un an plus tard, il joue déjà avec l’équipe première des Saints, dans laquelle il restera toute sa carrière. Pour sa fidélité, les supporters de Southampton lui vouent un culte, mais celui-ci dépasse largement les frontières du Hampshire. Car Le Tissier était un fabuleux tireur de coups de pied arrêtés. En 48 penaltys tentés, il n’en a raté qu’un seul, et que dire de ses frappes lointaines, son lob sur Peter Schmeichel en 1996, mais aussi et surtout ses coups francs. Le plus fameux et de loin le plus original est intervenu le 28 février 1994 contre le Crazy Gang de Wimbledon. À 20 mètres des buts, Jim Magilton passe le ballon à Matthew qui se le lève avant d'envoyer une mine imparable dans la lucarne de Hans Segers. On appelle ça un service gagnant.


#18: Juninho - 2009

Lyon-Barcelone (1-1), C1, 24 février 2009


Avec son gilet jaune fluo sur les épaules, Juninho se prépare au rond-point de la ligne de touche et de la surface de réparation de Gerland. Complètement excentré du but qu’il connaît à la perfection, le Brésilien s’apprête à frapper un genre de corner ouvert, dès les premières minutes de ce huitième de finale aller de la C1, contre le Barça de Guardiola, en février 2009. Face à la meilleure équipe du monde - Barcelone réalisera cette année-là un sextuplé historique - se dresse le meilleur frappeur de coups francs du monde. Les Catalans ont donc de bonnes raisons d’avoir la trouille, tant les victimes du spécialiste s’avèrent nombreuses. Sauf que la peur n’évite pas le danger : aussi précis que démoniaque, le Lyonnais envoie un ballon flottant qui ressemble à un centre, mais qui se mue en tir direct en lobant le gardien espagnol. « Pas fait exprès » , pourraient penser certains. Sauf qu’il s’agit là de Juninho Pernambucano. Alias Fly Rider, le vrai.

#17: Mikael Nilsson - 1993

IFK Göteborg-PSV Eindhoven (3-0), C1, 17 mars 1993


S’il est considéré comme l'un des plus beaux buts de l’histoire de la C1, c’est sans doute parce que ce coup franc de Mikael Nilsson a des vertus hallucinogènes presque aussi fortes que celui de Roberto Carlos en 1997 contre la France. Le Suédois a réussi à donner à la trajectoire du ballon une forme de parabole puisque le cuir change de direction juste après avoir contourné le mur des joueurs du PSV Eindhoven. Derrière, Hans van Breukelen pense pouvoir intervenir avant de se rendre compte que son plongeon désespéré n’empêchera pas cette sacoche de rentrer, laissant l’IFK Göteborg prendre l’avantage dès la deuxième minute de jeu. Complètement déboussolés par ce coup de massue, les coéquipiers de Ronald Koeman et Romário ne reviendront jamais dans la partie, et encaisseront même deux nouvelles claques dans la tronche. Mais une seule restera dans l'histoire, la gifle violente et vicieuse de l'amiral Nilsson.

#16: Roberto Carlos - 2005

Real Madrid-Betis (3-1), Liga, 2 mars 2005


8,1 mètres. Le mur n’est pas à distance réglementaire, mais il y a une explication : le coup franc, indirect, se situe entre la cage et le point de penalty. Alors que le Real Madrid mène 1-0 face au Betis grâce à un but précoce de Michael Owen, l’occasion se présente pour les Merengues de doubler la mise avant la pause. L’arbitre a sanctionné une passe en retrait d’un défenseur du Betis captée à la main par le gardien, Doblas. Qui pour le frapper ? Raúl ? Beckham ? Figo ? Ronaldo ? Non, trop doux. C'est une affaire qui sied à Roberto Carlos et ses cuisses de Golgoth. Le Brésilien s’élance face à un barrage de onze joueurs qui protègent la cage, dont un voltigeur. Le projectile fracasse les ficelles. Vitesse mesurée : 141 km/h ! Un tir un peu plus à droite, et c’est la tête du défenseur qui rentrait dans la cage emportée par le ballon.

#15: Lionel Messi - 2016

États-Unis-Argentine (0-4), Copa América, 22 juin 2016


Quand on est l'un des meilleurs joueurs de l'histoire du football, on se doit de marquer les esprits sur coup franc. Lionel Messi a raté le coup franc de sa vie à la 123e minute de la finale du Mondial 2014, mais il en réussit bien d'autres. Dont celui de la demi-finale de la Copa América du centenaire aisément remportée par l'Argentine contre les USA (4-0). Après avoir lui-même provoqué la faute (et le carton jaune) de Chris Wondolowski, la Pulga attache ses lacets, histoire de montrer qu'il compte se venger du coup l'ayant fait chuter. De très loin, et dans une position plutôt favorable à un droitier en apparence, le gaucher évite le mur pour aller déloger la toile d’araignée coincée sous l'équerre de Brad Guzan. De quoi hisser l'Albiceleste en finale... avant une défaite, une de plus en finale pour l'Argentine après le Mondial 2014 et la Copa América 2015.

#14: Cristiano Ronaldo - 2008

Manchester United-Portsmouth (2-0), Premier League, 30 janvier 2008


Sir Alex Ferguson en a vu passer, des jolis coups francs durant toutes ces années à la tête de Manchester United. En janvier 2008, le manager écossais est au cœur de sa 22e saison à la tête des Red Devils, quand il déclare en conférence de presse après un match contre Portsmouth : « C'est sans doute le meilleur coup franc que j'ai vu en Premier League » , il rend alors hommage à un coup franc signé Cristiano Ronaldo. La frappe du Portugais est un doux mélange de précision et de puissance maximale. Dans les cages adverses, David James a finalement la même réaction que les spectateurs : scotché et bouche bée. Un but à l’image de la saison stratosphérique de Cristiano Ronaldo qui terminera l’année avec son premier Ballon d’or dans les mains. Une seule question reste en suspens : qu’a bien pu souffler Wayne Rooney à l’oreille de CR7 avant sa frappe ? Si ça se trouve, il lui a demandé de lui laisser le coup franc. Ou alors, la marque de son gel.

#13: Geraldão - 1986

Piauí-Cruzeiro (0-3), Campeonato Brasileiro, 24 septembre 1986


Il existe deux types de défenseurs centraux : ceux qui sont à l’aise avec le ballon et ceux qui sont là pour froncer les sourcils. Avec ses 192 centimètres, Geraldão - aucun lien de parenté avec son homonyme français Gérald Dahan - se classe a priori dans la seconde catégorie. Sauf qu’il n’y a qu’à regarder quelques rencontres de l’ancien défenseur de Porto et du Paris Saint-Germain pour se rendre compte que Geraldão savait se servir de son pied droit. Et ce ne sont pas les joueurs de Piauí qui diront le contraire. Placé sur le côté droit proche de la ligne de touche, le géant brésilien prend la pose d’un cow-boy, avant de s’élancer tel un amateur de saut en hauteur. Une course aussi arrondie que la trajectoire du ballon que Geraldão envoie avec son extérieur du pied droit dans la lucarne adverse. Même Ricardo Quaresma, le maître en la matière, n’en a jamais réussi de plus beau sur coup franc.

#12: Dimitri Payet - 2016

West Ham-Crystal Palace (2-2), Premier League, 2 avril 2016


C'est un chef-d’œuvre qui a été réalisé il y a quatre ans jour pour jour. À l'époque, Dimitri Payet est à l'apogée de sa carrière avec West Ham. Le Français est alors considéré comme l'un des tout meilleurs joueurs de la Premier League. Ce 2 avril 2016, les Hammers reçoivent Crystal Palace pour l'un des derniers matchs dans leur enceinte mythique d'Upton Park. Alors que le score est de 1-1, peu avant l'entracte, le Français défie les lois de la physique avec un coup franc à l'effet dingue. Selon le Telegraph, la balle est montée à 3,5 mètres de haut, avant de retomber sous le cadre, le tout en 95 centièmes de seconde. « Vu comme il est passé au-dessus du mur, je croyais que le coup franc allait atterrir au niveau du rang Z, avouera Damien Delaney, défenseur des Eagles. Quelqu’un dans le mur a balancé à Payet : "La prochaine fois, mec", et Wayne Hennessey a pensé la même chose ! » Aujourd'hui encore, le gardien, qui s'est contenté de deux pas chassés sur sa ligne, n'a toujours pas compris ce qui lui était arrivé.

#11: Zico - 1982

Brésil-Écosse (4-1), Coupe du monde, 18 juin 1982


Le Brésil 1982 est au Panthéon des perdants magnifiques. Quelque part entre la Hongrie de Puskás et la Hollande de Cruyff, juste à côté des Bleus de cette même Coupe du monde 1982, on retrouve la Seleção de Zico, Sócrates, Falcão, Éder. Une sélection flamboyante en attaque, qui s’est pris une leçon tactique par les futurs champions du monde italiens lors de la deuxième phase de poules, avec Paolo Rossi dans le rôle du bourreau. Reste des archives à exhumer. La volée d’Éder contre l’URSS. Sócrates en mode capitaine crochet encore face aux Soviétiques. Le piqué d’Éder face à l’Écosse. Et puis, évidemment, dans ce Brésil-Écosse, il y a eu ce coup franc de Zico. À 20 mètres, face au but. Une frappe enveloppée lumineuse qui caresse le second poteau avant de briser la lucarne. Simplement brésilien.


Par Maxime Brigand, Florian Cadu, Florian Lefèvre, Steven Oliveira et Maxime Renaudet

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