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Top 100 : Cartons rouges de légende (de 90 à 81)

Parce que Cyril Rool n’a pas le monopole des tacles à la carotide, voilà un nouveau top 100 dans un camaïeu de rouge. Au menu : des coups de sang et des simulateurs, des agressions et des injustices. Salade de chevilles servie à volonté.

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#90: Sylvain Armand - 2004

PSG – OM (2-1), Ligue 1, 7 novembre 2004


Deuxième joueur le plus capé de l’histoire du Paris Saint-Germain avec 380 matchs au compteur, Sylvain Armand a été adopté par les supporters de la capitale dès son premier PSG-OM. Grâce à un but magnifique ? À un sauvetage sur sa ligne ? Non, le latéral gauche a fait « mieux » ce soir de novembre 2004. Il a découpé dans les règles de l’art Fabrice Fiorèse, passé à l’ennemi quelques semaines plus tôt. À tel point qu’une clameur s’élève des tribunes au moment où le néo-Marseillais s’écroule de douleur sous la cisaille parisienne. « Ce n’était vraiment pas prémédité, je ne suis pas comme ça. Je n’en suis pas fier » , plaide Armand dans une interview à SO FOOT, en 2016. Expulsé direct, l’ancien Nantais n’est plus sur le terrain pour voir ensuite Pauleta caresser les ficelles de Barthez. Victoire 2-1 du PSG. Et Armand de conclure : « On a gagné ce match à dix, donc les gens étaient contents, et le lendemain, je n’ai eu que des bravos. »


#89: Felipe Melo - 2010

à 1min 22s

Pays-Bas – Brésil (2-1), Coupe du monde, 2 juillet 2010


Il est des soirs où un carton rouge n’est que le bouquet final d’une prestation savamment théâtralisée. Felipe Melo en a été le témoin principal lors de sa seule participation à la Coupe du monde, en 2010. Blessé lors du huitième de finale contre le Chili, le milieu défensif brésilien refait surface lors du tour suivant contre les Pays-Bas. Acte I : il entame parfaitement la rencontre en délivrant un caviar sur l’ouverture du score de Robinho. Acte II : emporté par son destin, l’aboyeur de la Juventus va complètement plonger. D’abord sur un centre de Sneijder, qu’il prolonge du crâne dans son propre but, puis peu après l’heure de jeu, quand il laisse le numéro dix batave doubler la mise de la tête à la suite d'un corner. C’en est trop pour Melo, qui écrabouille un Robben beaucoup trop remuant pour lui, avant d'être rappelé à la raison par De Jong – c'est dire ! –, et de sortir la tête basse, dépité par cette élimination inéluctable. Ce qu’il ne sait pas encore, c’est que ce carton rouge vient de sceller sa carrière internationale. Rideau.

#88: Nenê - 2013

Al-Arabi – Al-Gharafa (2-1), Qatar Stars Cup, 19 mars 2013


D'apparence calme et rieur, Nenê n’est pas vraiment le genre de joueur à péter un boulon. Pourtant, deux mois après son départ du PSG à l'hiver 2013, lors du derby de Doha contre Al-Arabi, le nouveau numéro dix d’Al-Gharafa passe de l’élève sage à l’élément le plus turbulent de la partie. Pour cela, il suffit d’un accrochage anodin avec Houssine Kharja, puis d’une vengeance en forme de coup de hanche dans la tronche. Suffisant pour que le Brésilien écope d’un second carton jaune, qu’il parte en vrille et qu’il assène à l’international marocain une patate de forain par derrière. Dans la foulée, Nenê devient l’homme à abattre, et Kharja se charge de lui rendre la monnaie de sa pièce tel un fauve sorti de sa cage. Résultat, la pelouse se transforme en une scène de pugilat bordélique où aucun bon point n’a été distribué. Le soir même, la vidéo de cette baston fait scandale au Qatar. Si les deux chefs de meute s'affichent côte à côte le lendemain pour tenter d'éviter la casse, le mal est déjà fait. Nenê écope de neuf matchs de suspension, tandis que Kharja en prend dix, avant d'être licencié par son club dix jours plus tard. Bonnet d'âne pour Nenê.

#87: Charlie Mulgrew - 2009

Glasgow Rangers – Aberdeen (2-1), Premiership écossaise, 16 mai 2009


Dans le genre buteur, Kyle Lafferty est ce qui se fait de mieux ces dernières années en Irlande du Nord. Dans le genre farceur, encore davantage. Parmi ses faits d’armes, il y a cette scène à Ibrox Park, en 2009, à l’époque où l’attaquant porte le maillot des Rangers. Dans un match face à Aberdeen, Lafferty envoie un tacle musclé devant Charlie Mulgrew. Les deux hommes se regardent dans le blanc des yeux et approchent leur naseau l’un contre l’autre. Apparemment allergique au bisou esquimau, le Nord-Irlandais s’écroule de manière grotesque pour faire croire à un mauvais geste de son adversaire. Et l’arbitre tombe dans le panneau en adressant un carton rouge à Mulgrew ! Sauf qu’ensuite, les Rangers ont reçu une amende pour simulation. Pire, Lafferty s’est pris une leçon de morale de son vieux. « Mon père m'a appelé et m'a dit que je valais mieux que ça. Il a été rude avec moi, mais je l'ai accepté. » Et que pense le paternel de cette célébration de son fiston, quelques années plus tard, sous le maillot du FC Sion ?

#86: Taras Stepanenko - 2013

Ukraine – Moldavie (2-1), éliminatoires de la Coupe du monde, 26 mars 2013


Si la maladresse ne tue pas, et ne rend pas plus fort, elle peut en revanche donner lieu à des scènes d’horreur. Comme celle qui s’est produite lors d'un match entre l’Ukraine et la Moldavie, lors des éliminatoires du Mondial 2014. Alors que l’arbitre va bientôt siffler la fin de la rencontre, l’équipe de Mykhailo Fomenko tente une dernière offensive dans la surface adverse. Mais, incapables de mettre au sol le cuir, les deux équipes se lancent dans un échange de ballons aériens sans but précis, avant que l'Ukrainien Taras Stepanenko décide de mettre le pied. Malheureusement pour Vitalie Bordian, apparemment déterminé à poursuivre ces échanges crâniens, le milieu défensif du Shakhtar Donetsk ne maîtrise absolument pas son geste. Résultat : il essuie sa semelle sur sa nuque du défenseur moldave. Le contact est tellement spectaculaire que Stepanenko n’en revient pas lui-même. Le carton rouge qu’il reçoit n’est d’ailleurs que secondaire au regard de son réflexe premier : venir au chevet de son adversaire blessé. Mais il est déjà trop tard, sa maladresse a parlé. Cinglé de Taras !

#85: Yoann Gourcuff - 2010

France – Afrique du Sud (1-2), Coupe du monde, 22 juin 2010


Le carton rouge, la sentence suprême ? Au milieu des « enculé, t’as qu’à la faire tout seul ton équipe de merde ! » , des claquettes-chaussettes, de la taupe, du bus, de la lettre, de la grève, du chronomètre... un carton rouge ne vaut finalement pas grand-chose dans le marasme français en Afrique du Sud. À cause d’un coude décollé venant chatouiller la mâchoire du Sud-Af’ MacBeth Sibaya lors du dernier match de poule, Yoann Gourcuff a clôturé un bien triste festival. « C'est sûr que je ne m'attendais pas à ça, lâchera le milieu tricolore après coup. On n'a pas pris beaucoup de plaisir. C'est triste. Je suis dégoûté. » Avec du recul, dans les colonnes de SO FOOT, le prétendu souffre-douleur du groupe pose cette expulsion comme une goutte d'eau dans un océan de honte. « C’était la conséquence d’une Coupe du monde difficile et pas épanouissante. Finalement, c’était un détail, ajuste-t-il. Il y avait un environnement qui n’était pas favorable, donc c’était compliqué à tous les étages, personne n’était vraiment heureux. » On oublie ? Vaut mieux, oui.


#84: Kevin Muscat - 2011

Melbourne Victory – Melbourne Heart (2-2), A-League, 22 janvier 2011


Il y a les joueurs durs sur l'homme et il y a Kevin Muscat. Il suffit de jeter un coup d’œil aux highlights du défenseur sur Youtube pour s’en convaincre. Au tableau de chasse du bourrin australien, Christophe Dugarry, Craig Bellamy ou encore Ashley Young, qui racontait ainsi sa première rencontre avec l’animal : « Il m’a dit qu’il me casserait la jambe si je le passais. » En janvier 2011, le défenseur du Melbourne Victory est expulsé pour un coup de coude sur un joueur d’Adelaide United. Son retour de suspension coïncide avec le derby de Melbourne. Le genre de match idéal pour dégoupiller. Et ça ne loupe pas, Muscat cisaille littéralement le joueur du Heart, Adrian Zahra, au niveau du genou. Sous la violence du choc, le pauvre Zahra, transformé en poupée de chiffon, effectue un salto avant. Quant à Muscat, « he’s off again » comme le dit laconiquement le commentateur australien, à peine surpris par la violence du geste. Une expulsion qui sera la dernière d’une carrière qui facture 123 cartons jaunes et 12 cartons rouges. Costaud.

#83: Pasquale Bruno - 1991

Juventus – Torino (1-0), Serie A, 17 novembre 1991


La rage, le désespoir et les larmes. Dix jours avant son déplacement européen à Athènes, le Torino veut faire le plein de confiance lors du derby della Mole. Mais d'entrée de jeu, la Juventus prend les devants grâce à Pierluigi Casiraghi. Dans la foulée, Pasquale Bruno plie la rencontre à la suite d’une manchette sur le buteur bianconero et reçoit un second carton jaune. Outré, « L'Animal » refuse de quitter le pré et, dans un excès de colère, souhaite en découdre avec l’arbitre, avant d’être rappelé à la raison par ses coéquipiers grenat avec une série de pas chassés mémorable. Une fois calmé, l’ancien défenseur de la Vieille Dame sort enfin et fond en larmes. La suite de la rencontre n’est guère plus heureuse, puisque Roberto Policano est exclu après un coup de crampons dans les gencives de Casiraghi. Suspendu cinq matchs, Bruno ne se débinera pas et critiquera l’homme en noir, ses coéquipiers et son entraîneur, avant d’accuser Casiraghi d'être un éternel provocateur. Qu'est-ce que ça a dû être difficile à avaler pour lui, à la fin de la saison, de perdre une finale de Coupe UEFA après deux matchs nuls contre l'Ajax (2-2, 0-0)... Encore un complot ?


#82: Gorka Pintado - 2010

Derby County – Swansea (0-1), Championship, 20 février 2010


Souvent sur le fil du rasoir dans l’engagement, grande gueule, pas le dernier pour plonger dans la surface, le milieu de terrain gallois Robbie Savage s’est constitué une belle collection de 89 cartons jaunes en 346 rencontres de Premier League, entre 1997 et 2008. Conséquences : les adversaires avaient une folle envie de se payer sa crinière blonde, à l’instar de Dion Dublin qui lui a foutu un coup de boule lors d'un derby de Birmingham. En février 2010, la carrière de Robbie Savage a aussi failli s’arrêter précipitamment lors d’un match de Championship entre son équipe, Derby County, et Swansea. Cette fois, c’est lui le taclé. Près du poteau de corner, Gorka Pintado pique un sprint pour envoyer un tacle par derrière affreux sur Savage (immortalisé en photo ici). Le pire, c’est que le Basque réussit son coup en se relevant avec le ballon, comme si de rien n’était. Mais lui aussi va finir à terre, bousculé par les coéquipiers de Savage en furie, avant même que l’arbitre n’ait le temps de brandir le carton rouge.

#81: Gennaro Delvecchio - 2007

Sampdoria – Inter (0-2), Serie A, 28 janvier 2007


Moins de sept mois après avoir fait disjoncter Zidane, Marco Materazzi se retrouve encore dans une histoire de coup de tête. Cette fois-ci, on ne joue pas la prolongation d’une finale de Coupe du monde Italie-France, mais les premières minutes d’un déplacement de l'Inter à Gênes. Néanmoins, la technique reste la même. Le défenseur de l’Inter commence par engrainer Delvecchio, prétextant un léger contact avec son portier Júlio César. Inutile d’interroger un spécialiste en lecture labiale pour savoir que Materazzi vilipende son homologue italien en des termes peu gracieux. Une pluie d’insultes gratuites pas du goût de son adversaire du jour, qui lui assène un léger coup de casque dans le tarin. Le défenseur le plus détesté des Français s’effondre alors au sol avant de surjouer la même scène qu’à Berlin, obligeant l’homme en noir à dégainer. Moins de sept mois après avoir fait disjoncter Zidane, sa filouterie paye encore une fois, et l'Inter l'emporte 2-0.

Par Arthur Jeanne, Florian Lefèvre, Maxime Renaudet et Mathieu Rollinger

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