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Top 100 : Cartons rouges de légende (de 30 à 21)

Parce que Cyril Rool n’a pas le monopole des tacles à la carotide, voilà un nouveau top 100 dans un camaïeu de rouge. Au menu : des coups de sang et des simulateurs, des agressions et des injustices. Salade de chevilles servie à volonté.

#30: Éric Cantona - 1988

FC Nantes – AJ Auxerre (0-0), Coupe de France, 5 avril 1988


Au printemps 1988, Cantona n’a que 21 ans, mais n’est déjà plus un novice au jeu de l’intimidation. Après sa victoire 1-0 à l’Abbé-Deschamps, Auxerre se déplace à Nantes en 16es de finale retour de la Coupe de France. Sur la pelouse de la Beaujoire, celui qui n'est pas encore King se chauffe avec un Michel Der Zakarian au marquage trop serré à son goût. Résultat, un premier tacle et une biscotte pour l’Auxerrois. Il se retourne alors vers l’arbitre et lui lâche un « vous pouvez préparer le rouge  » annonciateur. Ni une ni deux, Canto remet ça deux minutes plus tard, sautant à pieds joints sur les chevilles du Nantais. Suspendu trois matchs à l’époque pour cette dinguerie, Cantona se défendra ainsi devant la commission de discipline : « On est allés à l’école communale ensemble, on est du même quartier de Marseille et depuis qu’on est tout petits, on se taquine.  » Même Der Zak tempérera la dangerosité du tacle : « Disons que c'est un mauvais tacle d'attaquant. Mais je le vois arriver, et il ne me touche pas trop, il n'y a pas un gros contact. Au sol, j'en rajoute un peu. » Une certaine idée du foot vintage.


#29: Roy Keane - 2001

Manchester United – Manchester City (1-1), Premier League, 21 avril 2001


Cette histoire démarre à Elland Road, en septembre 1997. Leader invaincu après huit journées de championnat, Manchester United est attendu par Leeds United. Pendant toute la rencontre, le Norvégien Alf-Inge Håland s’occupe du cas Roy Keane, à base de tacles à retardement et de tirages de maillot. Bref, tout ce qu’on attend de lui pour irriter l’Irlandais. D'ailleurs, ce dernier confiera dans son autobiographie qu’il a joué ce match avec la gueule de bois. À cinq minutes de la fin, voyant la défaite 1-0 arriver, Keane défoule sa colère en crochetant Håland. Manque de pot, le Mancunien se pète le ligament du genou tout seul sur le coup. Håland revient vers lui : « Lève-toi, arrête de simuler ! » Dans ce moment de souffrance, Keane n’oubliera pas les mots de son adversaire. Trois ans et demi plus tard, face à Håland qui défend désormais les couleurs de City, l'Irlandais se dit que la vengeance est un plat qui se déguste sorti du congélateur : il frotte ses crampons contre le genou droit de sa cible, avec la volonté de blesser. Contrairement à une légende urbaine, ce coup de latte n’a pas mis fin à la carrière du père d’Erling Braut. Une belle saloperie, quand même.


#28: David Beckham - 1998

Argentine – Angleterre (2-2, 4-3 tab), Coupe du monde, 30 juin 1998


Quand on fait un geste d’humeur, il ne faut jamais le faire sous les yeux de l’arbitre. David Beckham a payé cher pour l’apprendre. En huitièmes de finale de la Coupe du monde 1998, Becks est malmené par Diego Simeone. L’Argentin a le vice dans la peau, il sait qu’après un gros taquet, il faut faire mine de s’excuser. Plaider la maladresse, avoir l’air de ne pas y toucher. Beckham, lui, n’est qu’un jeune joueur de 23 ans. Il réagit instinctivement et met un mini-coup au Cholo sous les yeux de Kim Milton Nielsen. Simeone, mauvais comédien, tombe à la renverse en slow motion. Pas grave, il obtient ce qu’il était venu chercher : l’expulsion du Spice Boy. À 10 contre 11, les Anglais résistent jusqu’aux tirs au but. Ou évidemment ils s’inclinent. Le retour au pays sera terrible pour Becks. Tenu pour responsable de l’élimination des Three Lions, le fils préféré de l’Angleterre devient un traître à la patrie. Les tabloïds s’acharnent sur le jeune premier. Le Daily Mirror ira même jusqu’à publier une image du joueur au centre d'une cible pour fléchettes. Ambiance.

#27: Jens Lehmann - 2006

À 1min 15s

FC Barcelone – Arsenal (2-1), Ligue des champions, 17 mai 2006


Un carton n’implique rarement qu’un seul sanctionné. Les victimes peuvent également être collatérales. Et quand Jens Lehmann, gardien d’Arsenal, attrape dès la 18e minute le pied de Samuel Eto’o, attaquant du Barça, en finale de la Ligue des champions, la partie de domino ne fait que commencer. C’est d’abord Ludovic Giuly, qui avait suivi l’action pour pousser le ballon dans le but vide, qui se voit priver de l’ouverture du score. « A posteriori, je dois admettre que j'ai peut-être sifflé trop tôt, reconnaissait l’arbitre Terje Hauge. J'aurais certainement dû attendre de voir où le ballon allait. » C’est ensuite Lehmann qui doit poser ses gants, dépité : « Je pense que c'est le pire moment de ma carrière. De loin. Ce jour-là, j'ai fait une connerie. » Et que dire de Robert Pirès, sacrifié pour laisser sa place à Almunia, alors qu’il avait appris quatre jours plus tôt sa non-sélection pour le mondial ? « Je savais qu'un joueur devait sortir avec ce carton rouge, mais je n'ai jamais pensé que ce serait moi. Quand j'ai vu que c'était mon numéro, cela m'a tué, confessait-il à FourFourTwo. Je n'avais pas envie de tuer Wenger, mais Jens... Oui, je l'aurais tué, l’Allemand ! Quel salopard ! » Ce soir-là, les Gunners ont fait plus que laisser filer leur première C1. Ils ont aussi perdu Robert Pirès, qui s’engagera quelques jours plus tard avec Villarreal.


#26: Laurent Blanc - 1998

France – Croatie (2-1), Coupe du monde, 8 juillet 1998


Y a-t-il plus agaçant que de rater le match de toute une vie à cause d’une simulation adverse ? C’est la question qu’il faudrait poser à Laurent Blanc. En 1998, le Président est privé par Slaven Bilić d’un alléchant France- Brésil. À la 74e minute d’une demi-finale que les Bleus ont déjà renversé, Blanc et Bilić s’accrochent sur un corner français. Le joueur de l’OM a le tort de frapper, avec le plat de la main, le haut du torse de son adversaire. Qui se tient immédiatement le visage entre les mains ! Un geste ridicule qui a fait du simulateur des Balkans l’homme le plus détesté par l’Hexagone depuis Emil Kostadinov. Expulsé par M. Garcia-Aranda, le libéro en a gros sur la patate : « L´arbitre, je pense, n´a même pas vu l´action. Il a juste vu Bilić à terre. Ensuite, il te pousse dehors, tu ne peux même plus regarder la fin du match sur le banc... J´ai l´impression d´avoir goûté au gâteau et, au moment de manger la cerise, on me l´enlève. » Une cerise que Frank Lebœuf dévorera lui goulûment.

#25: Diego Maradona - 1982

Brésil – Argentine (3-1), Coupe du monde, 2 juillet 1982


Si l’on en croit beaucoup d’Argentins, la meilleure équipe – sur le papier – de l’histoire de leur football est la cuvée 1982. Les champions du monde 1978 sont au sommet de leur art, le philosophe Menotti est encore aux commandes, mais surtout Diego Maradona a explosé. En 1982, beaucoup le considèrent déjà comme le meilleur joueur du monde. Cette Coupe du monde doit être la sienne. Oui, mais voilà, l’alchimie ne se fait pas. Invincible sur le papier, l’Argentine est à la peine sur le pré. Après une défaite face à l’Italie, elle doit absolument battre le Brésil pour espérer voir les demi-finales. Las, c’est une correction que subit l’Albiceleste. Une leçon de football délivrée par Sócrates, Zico et consorts. Laminé par l’ennemi intime brésilien (3-1), malmené physiquement, Maradona dégoupille. Il met un horrible coup à Batista. Un geste qu’il justifie dans son autobiographie, Yo soy el Diego : « Le coup que j’ai mis dans les couilles (sic) de Batista était pour Falcao, je n’avais pas supporté l’humiliation qu’il m’avait fait subir quelques secondes plus tôt au milieu du terrain. Il m’avait fait danser. Quand je me suis retourné, j’ai vu un Brésilien, et de rage je l’ai frappé. Le pauvre, c’était Batista. J’ai très mal fini ce mondial. Je me vois encore sortir du terrain, la petite tape de Tarantini... Tout le monde pensait que cela serait ma Coupe du monde. Moi aussi. »

#24: Georges Santos & Co - 2002

Sheffield United – WBA (0-3), Championship, 16 mars 2002


Dans les livres d’histoire, on l’appelle « La Bataille de Bramall Lane » . Pourtant, ce serait oublier que Sheffield United s’est surtout tiré une balle dans le pied, à domicile. Et si les visiteurs doivent s’imposer dans l’optique d’une montée, les Blades n’ont plus grand-chose à jouer. Pourtant, la tension est vive. Le gardien Simon Tracey, expulsé pour une faute de main en dehors de la surface, ouvre le feu dès le premier quart d’heure. WBA a tout le loisir de prendre les devants et Neil Warnock lance la paire Santos-Suffo pour relancer la machine. Il ne faudra que 60 secondes pour que le premier dégoupille sa grenade : un vrai attentat Johnson, que le Mirror qualifiera de « pire tacle jamais réalisé » . Les deux hommes avaient un vieux contentieux à régler, d’après les dires, mais dans l’échauffourée qui suit, Patrick Suffo est lui aussi renvoyé au vestiaire. Sheffield n’est alors pas au bout de ses peines. Les blessures de Brown et Ullathorne, alors que tous les changements ont déjà été utilisés, ne laissent d’autres choix que d’arrêter le match à 3-0, avec un forfait pour les locaux. En espérant que cela serve pour les générations futures.


#23: Sergio Busquets - 2010

FC Barcelone – Inter (1-0), Ligue des champions, 28 avril 2010


« Le village se rendort... Les Loups-Garous se réveillent... » À l’instar du personnage de la petite fille dans la nuit de Thiercelieux, Sergio Busquets observe discrètement ce qui se trame sur la pelouse du Camp Nou. L’action se situe à la 28e minute d’une demi-finale retour de la Ligue des champions Inter-Barça qui va devenir légende. Au duel avec Busquets, Thiago Motta a laissé traîner sa main sur le visage du Catalan. Busquets s’effondre en se tenant le visage. S’il y a une faute, elle est légère. Pourtant, l’arbitre sort le rouge direct contre l’Italien (qui avait déjà écopé d’un carton jaune auparavant) ! Furtivement, Busquets ouvre alors un œil entre ses doigts. Il peut donc se délecter intérieurement du fruit de sa simulation. L’Inter se retrouve en infériorité numérique... Mais, au bout de la nuit barcelonaise, c’est bien la meute de José Mourinho qui hurlera son allégresse entre les cadavres des villageois barcelonais.

Le match est à retrouver en intégralité ici, et l’expulsion de Motta est à la 34e minute de la vidéo.

#22: Saad Al-Fadhi - 2013

Al-Nasr – Al-Arabi (1-4), championnat du Koweït, 24 octobre 2013


Au Koweït, on a du pétrole, mais aussi de drôles d’idées. Alors que le match entre Al-Nasr et Al-Arabi arrivait tranquillement à son terme, l’arbitre Saad Al-Fadhi accorde un penalty dans le temps additionnel aux visiteurs d’Al-Arabi. Une décision sévère, mais le contact du latéral Ayed est bien existant... Pas autant que les coups de tatane qui vont suivre. Alors que les locaux pestent contre cette lourde sanction, l’arbitre ne trouve d’autre moyen que de balancer alternativement des coups et des cartons rouges pour repousser ces véhéments. Le numéro 11, Abdulaziz Farraj, ramasse à lui seul un crochet du gauche, un middle kick, puis une expulsion. Pendant que ses assistants et que le gardien d’Al Nasr font office de barrage face aux assaillants, Al-Fahdi continue sa distribution : le défenseur Saad et le remplaçant Attal sont également exclus. Les esprits sont à peine apaisés, le penalty transformé, moment choisi par l'attaquant Zabn Al-Enazi pour viser frontalement l'arbitre sur l'engagement. 4-1 pour Al-Arabi, cinq rouges au total pour Al-Nasr... encore une belle soirée de foot, mes aïeuls !

#21: Gianfranco Zola - 1994

Nigeria – Italie (1-2 a.p.), Coupe du monde, 5 juillet 1994


Gianfranco Zola a quitté le Massachusetts. Son corps est bien là, sur la pelouse du Foxboro Stadium, mais son esprit voyage quelque part en Sardaigne. À la 75e minute de ce huitième de finale du Mondial US, alors que le Nigeria mène 1-0 face à l’Italie, l’attaquant de poche – entré en jeu dix minutes plus tôt pour égaliser – vient d'être sommé par l’arbitre de regagner le vestiaire. Zola a reçu un carton rouge direct absolument injuste après un duel avec Augustine Eguavoen, près du poteau de corner. Alors Zola retourne en enfance. Triste comme si on l’avait empêché de jouer sur la place du village avec ses potes, l’Italien tombe à genoux, les bras croisés, le menton baissé vers le gazon. Finalement, Roberto Baggio lui redonnera le sourire en égalisant dans les dernières minutes, puis en marquant le but de la qualification en prolongation.


Par Arthur Jeanne, Florian Lefèvre, Maxime Renaudet et Mathieu Rollinger

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