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Top 10 : Ils ont marqué un club en une saison

Giggs, Giresse, Maldini ou Zanetti ont marqué leur club par leur longévité. Eux ont marqué les esprits en une saison, voire moins. Attention, météores.

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Didier Drogba, Marseille, 2003-2004

Le mètre étalon. Depuis son idylle marseillaise, on parle même du « syndrome Drogba » . Recruté par Alain Perrin à Guingamp, où il vient de planter 17 pions en championnat, l'Ivoirien est tout de suite chez lui à Marseille. Il éclipse Hassan Mido, recruté 12 millions d'euros à l'Ajax, et porte l'OM jusqu'à la finale de la Coupe de l'UEFA perdue face à Valence. Ses 32 buts marqués sous les couleurs marseillaises ne passent pas franchement inaperçus et obligent les dirigeants à accepter les 37,5 millions d'euros proposés par Chelsea en fin de saison. Pour le remplacer, Luyindula, Koke, Fiorèse et Bamogo débarquent au Vélodrome. Lol.


Ronaldo, Barcelone, 1996-1997

En plantant 54 buts en 57 rencontres avec le PSV Eindhoven, Ronaldo s'est plutôt bien adapté au football européen. Et le FC Barcelone sera le premier très grand club à en profiter. En lui faisant signer un contrat de huit ans, les Blaugrana ne se doutent pas que celui qui deviendra le meilleur avant-centre de sa génération, voire de tous les temps, ne passera qu'une seule saison en Catalogne. Une saison lors de laquelle il plante 47 pions en 49 matchs, remporte la Supercoupe d'Espagne, la Coupe du Roi, la Coupe des vainqueurs de coupes face au PSG, le Soulier d'or européen, le titre de joueur FIFA de l'année et le Ballon d'or. Propre. En fin d'exercice, l'Inter pose 30,5 millions d'euros sur la table pour faire venir le joueur qui se dit « déçu par les propositions faites par les dirigeants barcelonais  » .


Ibrahim Ba, Bordeaux, 1996-1997

Lorsqu'il débarque à Bordeaux à l'été 96, Ibrahim Ba est loin de se douter qu'à 23 ans, il est sur le point d'entamer la dernière saison pleine de sa carrière. Recruté au Havre par Rolland Courbis, la vitesse du peroxydé est le cauchemar de tous les arrières gauches de France. Le couloir droit bordelais, qu'il compose avec le jeune François Grenet, régale Lescure et permet aux Girondins d'accrocher une belle quatrième place malgré un effectif bricolé qui a vu Zidane, Dugarry, Lizarazu et Witschge quitter le navire la saison précédente. Gourmand, « Ibou » , qui est désormais international, profite de l'occasion pour rejoindre le Milan AC en fin de saison. Fin de carrière ou presque à 24 ans, pour lui. Et pas de Coupe du monde 98.

Juan Pablo Sorín, PSG, 2003-2004

À l'été 2006, le prêt de Juan Pablo Sorín au PSG par le Cruzeiro passe plutôt inaperçu, vampirisé par le départ de Ronaldinho au Barça et l'arrivée de Pedro Pauleta. Déjà prêté à la Lazio, puis à Barcelone lors des saisons précédentes, le gaucher n'avait convaincu ni en Italie ni en Espagne, ne participant qu'à 26 rencontres en deux saisons. Un total qu'il égale en un seul exercice avec le PSG, sans connaître la défaite. Lorsque « Juanpi » occupe le couloir gauche parisien, que ce soit en défense ou plus haut, la déroute n'est pas une option. Avec lui, les hommes de Vahid terminent deuxièmes à trois petits points de Lyon en championnat et remportent la Coupe de France face à Châteauroux, même s'il ne participe pas à la finale pour cause de sélection. En fin de saison, le Paris Saint-Germain n'a pas les moyens de conserver l'Argentin qui signe libre à Villarreal.

Éric Cantona, Leeds, 1991-1992

Deux mois après avoir annoncé l'arrêt de sa carrière suite à une suspension de longue durée pour avoir jeté un ballon sur un arbitre, puis avoir traité les membres de commission de discipline d'idiots alors qu'il s'était perdu à Nîmes, Cantona décide de se donner une seconde chance en Angleterre, loin de cette France qui ne l'a jamais vraiment compris. Dans le Yorkshire, après une adaptation compliquée, celui qui deviendra « le King » retrouve son football et termine la saison en trombe. Leeds United est sacré champion pour la première fois depuis 18 ans et Canto lâche un « I love you, I don't know why, but I love you  » qui met l'Angleterre à ses pieds. Mais en novembre de la saison suivante, l'ancien Marseillais reprend ses bonnes habitudes en se brouillant avec ses dirigeants et rejoint Manchester United. Pas la plus mauvaise des décisions.


Fernando Morientes et Hugo Ibarra, Monaco, 2003-2004

Au début des années 2000, l'AS Monaco ne connaît pas encore Dmitry Rybolovlev. Par contre, elle a compris depuis longtemps que sa fiscalité pouvait lui permettre d'attirer en prêt des étrangers. Morientes, en difficulté au Real, et Ibarra, indésirable à Porto, rejoignent ainsi le Rocher pour une saison, histoire de se relancer. Et pas n'importe laquelle, celle d'une des plus belles épopées européennes de l'histoire du football français. Le Deportivo La Corogne, le PSV Eindhoven, le Lokomotiv Moscou, le Real Madrid et Chelsea éliminés au bout de scénarios tous plus improbables les uns que les autres, les Monégasques se hissent jusqu'à la finale perdue face à Porto. Morientes termine meilleur buteur de la compétition avec neuf buts et Ibarra multiplie coups du foulard et passes décisives sur son côté droit. On a vu pire relance.

Youri Djorkaeff, Strasbourg, 1989-1990

Oui, à la fin des années 80, il était possible de se révéler au RC Strasbourg. Recruté au FC Grenoble pour jouer la montée en D1, le futur « Snake » ne déçoit pas en Alsace en plantant 21 buts qui permettent au Racingmen d'arracher une place en barrages pour l'accession à l'élite. Malgré deux nouveaux pions de l'international Espoir, le RCS ne parvient pas à écarter l'OGC Nice et reste en D2. Un projet qui n'emballe pas Djorkaeff, qui file briller à Monaco.

Fabien Barthez, Nantes, 2007

Sans club depuis son départ de l'OM et sa suspension de six mois pour avoir cracher sur un arbitre, Barthez s'engage avec Nantes en janvier 2007. Attendu par les supporters comme celui qui va sauver les Canaris de la relégation, l'Ariégeois ne sera pas tout à fait l'homme la situation. En dehors d'un gros match contre l'OM, le chauve qui n'a plus rien de divin va enchaîner les mauvaises performances. Il voit Steve Savidan lui claquer un quadruplé, un ballon sedanais anodin entrer dans son but et les Rennais assassiner le FCN à la Beaujoire. Suite à ce énième revers qui envoie son équipe en L2, il se déclare en insécurité sur les bords de l'Erdre et décide de partir. On ne le reverra plus sur un terrain de football.

Laurent Blanc, Auxerre, 1995-1996

Après avoir erré entre Montpellier, Naples, Nîmes et Saint-Étienne, Laurent Blanc cède au discours de Guy Roux et s'engage à 30 ans avec l'AJ Auxerre. Une décision qui va enfin lancer sa carrière au haut niveau. Il était temps. Blessé en début de saison, le libéro revient fort après les fêtes. Tellement fort que, sous son impulsion, les Icaunais réalisent le doublé Coupe de France-championnat. La performance permet au « Président » d'enfin lancer sa carrière internationale en signant à Barcelone.

Ils auraient pu faire partie du classement

Leonardo pour sa folle saison à Paris, Trezeguet qui a permis de faire remonter River Plate en D1, Pippo Inzaghi pour ses 25 buts lors de son passage à l'Atalanta, Santi Cazorla pour sa saison monstrueuse à Málaga et bien sûr Charles-Édouard Coridon dont tous les Parisiens se souviennent de sa dinguerie de but face à Porto.

Par Mathias Edwards
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