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Tony Vairelles : « On ne peut pas se permettre de prendre un Jean-Pascal »

Pour les amateurs de nuques longues et autres nostalgiques des nineties, le seul déconfinement qui vaille aura été celui de Tony Vairelles, qui a signé en mai son retour à la vie publique en rejoignant le FC Réseaux sociaux. Tonygoal y a non seulement débarqué les bras chargés d’anecdotes, mais aussi avec un sacré projet : créer un talent show dédié au ballon rond, sorte d’adaptation footballistique de la défunte Star Academy. Entretien avec un homme qui ne se rêve ni en Nikos Aliagas ni en Alexia Laroche-Joubert, mais qui entend accomplir à la télé son vieux rêve gueugnonnais : tendre la main aux talents qui ont tourné trop tôt le dos au foot, ou à qui le foot a tourné le dos trop tôt.

Tu as effectué ton arrivée sur les réseaux sociaux pour dévoiler un projet d’émission de télé-réalité autour du football...
(Il coupe.) Je préfère parler de talent show. « Télé-réalité » , c’est plus péjoratif, plus malsain : c’est un peu du voyeurisme, même si on a tous déjà regardé. Moi le premier, car j’ai toujours eu envie de créer une émission sur le foot. Mon but, c’est de montrer la somme de travail pour réussir dans le foot. Même si les joueurs sont un peu trop starifiés, ceux qui sont dans l’élite ont beaucoup travaillé. Il faut aussi que quelqu’un vous tende la main. Olivier Rouyer (entraîneur de Nancy de 1991 à 1994) a eu les cojones de me lancer en D1 (le 25 janvier 1992, face au PSG) alors que je jouais en DH quinze jours avant. J’avais beau avoir le talent, le caractère, la persévérance, il a fallu qu’on me donne cette chance. Derrière, j’ai vécu un rêve pendant vingt ans. J’aimerais donner cette chance à d’autres.

« J’avais repris Gueugnon en 2009 pour donner leur chance à ceux qui sont sortis du système, par malchance, à cause d’une blessure, d’un drame ou d’un amour de jeunesse qui vous tourne la tête. »
Quand t'est venue cette idée ?
Vers la fin de ma carrière, il y a plus de dix ans. J’avais repris Gueugnon en 2009 pour donner leur chance à ceux qui sont sortis du système, par malchance, à cause d’une blessure, d’un drame ou d’un amour de jeunesse qui vous tourne la tête. Bon, ça ne s’est pas terminé comme je l’avais souhaité, mais c'était l’idée de départ, et ça m’a permis de prendre de l’expérience. Dès que je parlais de ce projet d'émission à des amis, proches ou éloignés du milieu du foot, tous étaient enthousiastes. D’autant que je fais vraiment ça dans un état d’esprit positif : ce programme, c'est un moyen de rendre ses lettres de noblesse au football, en montrant les bonnes valeurs qu'il véhicule et le travail qu'il implique. Cette idée qui partait dans tous les sens il y a dix ans s’est concrétisée il y a deux ans et demi quand je me suis entouré de professionnels de la télé ayant travaillé sur la Star Academy, Popstars et Pékin Express. Ils m’ont ouvert les yeux et canalisé. On a écrit une bible autour de ce programme, réalisable à la télé et qui a tout pour être attractif.

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Comment ces professionnels ont-ils accueilli ton concept ?
Ils m’ont dit que c’était une super idée, déjà évoquée ou préparée par le passé par des personnalités du monde de la télé. Mais cela n’a jamais abouti car ils ne réussissaient pas à obtenir le Graal : le contrat pro dans un club. Moi, oui, dans l’un de mes anciens clubs (il a joué en L1 avec Nancy, Lens, Lyon, Bordeaux, Bastia et Rennes, N.D.L.R.), dont je ne peux pas donner le nom car nous avons un accord de confidentialité. C’est l’un des 40 clubs de l’élite.

On peut donc déjà rayer Bastia de la liste...
Cette émission ne peut être tournée qu’en juin, quand tous les joueurs sont libres. Elle le sera donc au mieux en juin 2021, à condition que les diffuseurs se bousculent un peu. Peut-être que Bastia sera revenu d’ici là ! (Rires.) Le but, c’est aussi de faire plusieurs saisons, et pourquoi pas en Corse, où j’ai passé plusieurs années dont une fabuleuse (19 buts en 2001-2002 avec Bastia).

Le nom de ce club sera-t-il connu dès le début du programme ?
Ça dépendra du diffuseur, qui doit aussi mettre son grain de sel. S’il le souhaite, on peut par exemple imaginer que le public ait son mot à dire, pas sur le vainqueur final, mais sur les joueurs éliminés.


Tu dis avoir visionné la plupart des talent shows. Quel point commun y a-t-il entre le tien et la Star Ac’ ?
Ce nom de « Star Academy du foot » a été donné par un journaliste, mais c’est vrai que c'est ce qui se rapproche le plus de mon concept. En fait, c'est un mélange de Popstars et de la Star Ac' : il y aura une sélection sur toute la France, puis une deuxième sélection sur un lieu précis, et après les joueurs retenus resteront trois semaines-un mois dans un centre de formation. On les suivra régulièrement, on montrera la somme de travail qu’ils effectuent, comment ils sont préparés, y compris mentalement. Il y aura un jury avec une certaine expérience (Pascal Olmeta, Marius Trésor, Olivier Rouyer et Steve Savidan) et des guests qui interviendront dans le protocole de sélection et vont rajeunir le programme.

« Aujourd’hui, les joueurs sont tellement starisés qu’ils vivent dans un bunker. (...) Il faut rendre les candidats abordables : c’est un programme télé, donc si vous mettez 18 footballeurs qui ne pensent qu’au football... »
Ces guests, ce seront des joueurs en activité ?
Ça peut être des gens de tous les univers, pour rendre le programme accessible à tous. Ça permettra de révéler la personnalité des joueurs. Le public peut tomber sous le charme d’un candidat ou détester sa façon de penser. Pour cela, c'est important d’entrer dans leur intimité : un joueur doit être bon, mais aussi avoir des valeurs. Aujourd’hui, les joueurs sont tellement starisés qu’ils vivent dans un bunker. Les gens se détachent d’eux parce qu’ils ne les côtoient pas. Nous, à Lens, on passait au milieu des gens pour aller s’entraîner. Ils nous connaissaient, et ça créait une proximité. Il faut rendre les candidats abordables : c’est un programme télé, donc si vous mettez 18 footballeurs qui ne pensent qu’au football...

Que recherche-t-on en priorité, alors ? Des talents, ou des personnalités, comme Georges-Alain Jones (candidat de la Star Ac' 2, passé par les équipes de jeunes de Monaco) ?
Le dossier de candidature comprendra une cassette vidéo (sic) de leur jeu, et une de présentation. C’est important d’avoir des gens qui passent bien à la télé. Mais pas au détriment de l’aspect footballistique. Jean-Pascal, dans la première Star Ac’, était vachement attachant, mais il le disait lui-même, il n’avait pas un don de chanteur. On ne peut pas se permettre ça : il faut que ce soit un bon joueur. Les jeunes d’aujourd’hui sont nés avec la vidéo. Tout se filme, désormais. On a donc beaucoup plus de chances de tomber sur des joueurs talentueux et à l’aise devant la caméra. À nous, ça nous faisait peur à l’époque.

Comment as-tu choisi les quatre membres du jury ?
Je les ai choisis parce que ce sont des connaissances, des personnalités attachantes, qui parlent aux différentes générations. Olmeta, c’est la grande époque de Marseille. Savidan, qui était éboueur avant d’être joueur de foot, incarne le principe de ce programme : ne jamais baisser les bras. Rouyer, c'est évidemment pour moi tout un symbole. Mon jury, je le kiffe. Il a un certaine expérience et ce sont quand même des personnages.

« Je sais aussi que l’affaire qui me pourrit la vie depuis huit ans fait reculer certaines chaînes. Mais ça ne me pose aucun problème de ne pas apparaître à l’écran, le but c’est que l’émission voie le jour. »
Où en sont les discussions avec d'éventuels diffuseurs ?
J’avais un diffuseur presque dès le début, mais il y a eu un changement de direction qui a fait capoter le programme. Depuis, j'ai rencontré pas mal de patrons de chaînes. Quand ils ont un doute, j’essaie de les rassurer en leur disant que c’est écrit par des professionnels de la télé. Je sais aussi que l’affaire qui me pourrit la vie depuis huit ans fait reculer certaines chaînes. Mais ça ne me pose aucun problème de ne pas apparaître à l’écran, le but c’est que l’émission voie le jour.

Quel rôle envisages-tu de jouer dans cette émission, d'ailleurs ?
On a tout imaginé : entraîneur, directeur, membre du jury. Mais je pense que je ne dois pas être décideur. Il y aura un jury, présent sur les matchs amicaux, des entraîneurs qualifiés, et je ferai plutôt le lien entre les deux. Cette émission, c’est mon bébé, je veux être là tous les jours ! Après, on ne me verra à la télé que si c’est utile pour le programme. Pour les entraîneurs, j’aimerais avoir de la diversité. Il y aura peut-être des gens auxquels on ne s’attend pas, mais pour que le programme soit crédible, il faut des gens d’expérience, donc au moins un entraîneur titulaire du DEPF.

« Dans la Star Ac’, ce ne sont pas toujours ceux qui ont gagné l’argent et le contrat qui ont fait carrière. »
C’est pour ça que l’UNFP collabore au projet ?
L’UNFP, qui a toujours été présente durant ma carrière, me permet de faire un amical contre une sélection de joueurs libres avant le match final face au club qui donnera le contrat. Ça permettra à d’autres joueurs de se montrer : dans la Star Ac’, ce ne sont pas toujours ceux qui ont gagné l’argent et le contrat qui ont fait carrière.

Comment être sûr de répondre aux besoins du club ?
L’émission est écrite pour que ce soit le club qui choisisse le vainqueur, qui sera le meilleur profil en fonction de ses besoins du moment. C’est pour ça qu’on ne peut pas faire voter le public pour le gagnant.


Quels sont les critères de sélection ?
D'abord, avoir 18 ans. Mais je ne veux pas de limite d’âge : on peut avoir un joueur de 28 ans qui n'a jamais été repéré et qui explose parce que vous lui en donnez les moyens. Je ne veux surtout pas me priver d’un joueur comme ça : le club privilégiera peut-être un profil plus jeune, mais il pourra être repéré par un autre club. La porte est ouverte à tout le monde, même à un ancien pro qui ne va pas à l’UNFP ou un joueur passé par un centre. On ne pourra malheureusement pas tous les caster. Mais sur quatre jours de test, on en verra entre 500 et 1000. C’est déjà énorme.

Aujourd’hui, même en Régional 1, certains types ont un agent. Ont-ils vraiment besoin d'une émission pour se faire repérer ?
Je ne vois pas où est la visibilité en R1. L’agent va au mieux convaincre un club de venir voir son joueur, mais ça n’a rien à voir avec la visibilité qu’on va leur donner nous. Il y a tellement d’argent dans le foot que tout le monde veut trouver la perle rare et s'improvise agent. Mais l’agent doit avoir un réseau, l’œil, l’expérience. S'il est juste là pour filmer les matchs et les mettre sur le net...

Les clubs envoient aussi des scouts sur des matchs amateurs.
Les clubs font un super travail de scouting, mais il y a quand même plus de deux millions de licenciés en France. Vous pouvez très bien avoir été observé lors d'un match où vous n'étiez pas au top. Moi, j’ai joué des matchs de CFA où je ne ressortais pas du tout, où je n'y arrivais pas alors qu’en Ligue 1, tout se passait bien. Et puis, souvent, ce sont les attaquants, les milieux offensifs ou les gardiens qui sortent du lot. Là, le vainqueur sera peut-être un besogneux. N'Golo Kanté, si vous le voyez en CFA, vous n'allez peut-être pas vous dire : « Je vais le recruter » , alors que c'est l'un des meilleurs du monde à son poste.

En Angleterre, où des programmes similaires ont déjà vu le jour (Football Icon en 2005 et 2006, et Football's next star en 2010), le lauréat est à chaque fois très vite retourné dans les divisions inférieures.
Au pire, si la première vague ne réussit pas, ça montrera qu'il y a vraiment du travail pour y arriver. Le foot, ce n'est pas que technique ou tactique : il y a des tonnes de bons joueurs qui ne réussiront jamais parce qu'ils n'ont pas le mental. Il faut savoir se faire mal. Ce qui est frappant, c’est les préparations physiques : il y en a toujours 4-5 qui sont blessés. Oui, c’est dur, mais c'est ce qui détermine toute la saison. Les tricheurs, un jour ou l'autre, on les voit. Quelque part, c’est une prépa physique qu’on va leur faire, pour que le gagnant puisse avoir tous les atouts pour intégrer un club de haut niveau.

Propos recueillis par Simon Butel
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