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Tommaso Giulini : « Barella a mis du cerveau dans son jeu »

Champion d'Italie avec l'Inter, maillon essentiel de la Nazionale, Nicolò Barella (24 ans) est l'un des hommes à suivre de cette Italie new look emmenée par Roberto Mancini. À l'aube de son entrée en piste, ce vendredi face à la Turquie (21h) à Rome, l'étoile montante du foot italien est présentée par son premier président chez les pros : Tommaso Giulini, boss de Cagliari. Dans un français parfait, Giulini présente « son » Barella.

Retrouvez le portrait de Nicolò Barella dans le guide de l'Euro 2020 actuellement en kiosques.



Barella a un tempérament plutôt affirmé depuis son plus jeune âge. C’est quelque chose de facile à gérer pour un président ?
Oui, car Nicolò Barella est quelqu’un de très direct. Il n’a pas d’arrière-pensée, ce qui est assez rare dans le monde du football, car souvent les joueurs ou les entraîneurs sont un peu paranoïaques. C’est quelqu’un de super direct, qui a confiance en lui et avec qui c’est facile de discuter. Les rares moments où on a eu quelques difficultés avec lui, c’est lorsqu'il avait commencé la saison avec nous, en Serie B (2015-2016, NDLR). Il ne s’était pas présenté sous son meilleur jour en début de saison, mais ça n’a jamais été de grands problèmes, car c’est quelqu’un qui comprend vite et qui est direct. J’aimerais que tous les footballeurs soient comme lui.

« Il a des valeurs familiales très fortes que l’on trouve dans le sud de l’Italie, en Sicile et en Sardaigne. Il est très mûr. Ces valeurs, ce sont le respect, la volonté de se créer un noyau familial important, d’avoir une grande famille autour de soi, avec des enfants. »

En quoi Barella représente l’identité sarde selon vous ? Qu’est-ce qui dans sa personnalité caractérise cela ?
Une partie qui est sarde, et cela m’avait d’ailleurs beaucoup étonné, car il était très jeune quand j'ai pu l'observer, c’était la protection de sa famille. Il a des valeurs familiales très fortes que l’on trouve dans le sud de l’Italie, en Sicile et en Sardaigne. Il est très mûr. Ces valeurs, ce sont le respect, la volonté de se créer un noyau familial important, d’avoir une grande famille autour de soi, avec des enfants. Il y a aussi l’importance des grand-parents, le respect pour les anciens. Et puis, comme beaucoup de Sardes, il est très têtu, mais cela nourrit aussi son ambition. C’est quelqu’un qui veut toujours gagner, son ambition passe à travers le fait qu’il est très mauvais perdant. Évidemment, avec Cagliari, il s’énervait davantage qu’aujourd’hui où, avec l’Inter, il apparaît plus calme avec les arbitres parce qu’il perd moins et gagne 80% des matchs ! Même si je pense aussi qu'il a grandi en parallèle, qu'il a mis un peu de « cerveau » dans son jeu.

Ce côté direct, cela fait partie de la culture sarde ?
Je crois que oui et je crois qu’il représente bien aussi la modernité. Je dirais un Sarde, mais moderne. Je pense que c’est quelqu’un de très moderne, mais avec des vraies valeurs.

Cela participe-t-il au fait qu’il soit très aimé des Italiens ?
Je pense que oui, et je pense que c’est quelqu’un qui va devenir très important pour son club actuel. C’est quelqu’un qui donne tout pour le club pour lequel il joue, il connaît la valeur de la reconnaissance et de l’argent, donc je crois que si l’Inter est capable de le garder, il va devenir capitaine du club dans les prochaines années. Le connaissant, c’est quelqu’un qui ne fera pas plus de trois clubs dans sa carrière. Cagliari bien évidemment, avec un retour, l’Inter et peut-être un troisième club si l’Inter n’arrive pas à le garder.

« On avait reçu une offre importante de l’Atlético de Madrid. Diego Simeone avait même appelé Nicolò. Du coup, en l’obligeant à faire une saison supplémentaire avec nous, je savais que cela allait être compliqué de le garder l’année d’après. »

Vous avez été celui qui a dû prendre la lourde décision de le céder à l’Inter, à l’été 2019. Une décision qui n’avait pas fait l’unanimité à l’époque, notamment chez les supporters qui auraient aimé le voir rester. Comment avez-vous géré cet épisode ?
Cela n'a pas été facile, car déjà, l’année qui a précédé son départ, on avait reçu une offre importante de l’Atlético de Madrid. Diego Simeone avait même appelé Nicolò. Du coup, en l’obligeant à faire une saison supplémentaire avec nous, je savais que cela allait être compliqué de le garder l’année d’après. Quand un joueur de Cagliari reçoit une offre importante d’un club comme l’Atlético de Madrid, ce n’est pas facile de rester, mais c’est encore plus difficile d’être serein et focus sur l’objectif du club tout au long de l’année. Nicolò, au contraire, est resté et a probablement fait sa saison la plus aboutie chez nous. C’était donc naturel de le laisser partir à l’Inter à la fin de cette année-là, d’autant qu’Antonio Conte le désirait absolument et que l’Inter avait des ambitions différentes des nôtres. La Roma, l’Inter et l’Atlético ont été les trois seuls clubs qui ont sérieusement négocié avec nous. Jusqu’à la dernière seconde, la Roma a voulu offrir davantage que l’Inter, car je crois qu’ils savaient que le joueur préférait l’Inter. Mais sa volonté d’aller à l’Inter a pesé.

Dans la carrière de Barella, il y a notamment un tournant : le jour où il part en prêt à Como pendant six mois. Une décision qui n’avait pas plu aux supporters, ni même je crois à Nicolò sur le moment qui avait à cœur d’aider le club à remonter en Serie A.

Barella avait été lancé par Gianfranco Zola, le plus grand joueur que l’on ait eu en Sardaigne (et j’espère d’ailleurs que Nicolò atteindra ce niveau), à Parme en Coupe d’Italie. Cette année-là, on est tombés en deuxième division et on s’attendait à ce qu’il revienne prêt au mois d’août pour nous aider à remonter en Serie A. Mais on n’était pas content de son début de saison, ni nous ni l’entraîneur, et il n’a pas joué beaucoup de matchs sur la phase aller, peut-être deux ou trois. Je voulais qu’il retrouve un statut de titulaire et qu’il enchaîne des matchs, car je trouvais qu’il était en train de perdre des mois précieux.

Ce fut facile de le convaincre ?
Oui, car à Como, l’entraîneur le connaissait bien, puisqu'il était sarde et que c’était Festa (qui l’a lancé en Serie A, NDLR) et le directeur sportif était Matteoli qui l’avait eu en tant que directeur du centre du secteur jeune. Son agent, avec qui on entretient de bonnes relations et qui est aussi celui de Nainggolan, vit près de Côme, donc tout avait été assez simple pour lui. C’était sa première expérience sur le continent, et ça a été très important pour lui parce qu’il a passé son permis de conduire, il a commencé à être autonome, à ne plus être dépendant de sa famille, sa copine (qui est sa femme aujourd’hui, NDLR) l’avait suivi. Ça a été six mois très, très importants dans sa formation, et je me rappelle encore comment les supporters étaient énervés contre moi.(Rires.) Ces six mois lui ont permis de grandir, de voir autre chose, car à ce moment-là, c’était le grand talent de notre secteur jeune et il était dans un monde fermé où tout le monde le considérait comme un grand talent. Ce monde-là était assez protecteur, et le fait d’aller dans un club en dehors de Sardaigne qui jouait la relégation, je pense que ça l’a fait grandir sur beaucoup de points. Quand il est revenu chez nous après cette expérience, c’était devenu un pro. Avant, je crois que c’était davantage un jeune qui jouait avec les grands. Ça s'est vu immédiatement dès les premiers entraînements.

Vous pensez revoir Barella à Cagliari avant la fin de votre mandat ? Ou un nouveau « Barella » à défaut ?
Tout dépend quelle sera la longueur de mon mandat. (Rires.) Notre idée est celle de construire un nouveau stade d’ici trois ans, et je ne pense pas qu’on le reverra ici dans quatre ans. Ceci dit, j’ai aussi un fils qui aime beaucoup Cagliari, qui est né ici et qui est le premier supporter de l’équipe, donc peut-être que si ce n’est pas moi, ce sera lui. Le transfert de Barella a été le plus important de l’histoire du club, mais aussi entre deux clubs italiens depuis quelques années, là on vient de toucher les derniers bonus avec le Scudetto de l’Inter qui fait atteindre le montant total à 49 millions d’euros. Je ne pense pas que l’on va trouver d’autres jeunes de ce niveau-là, mais nous voulons trouver d’autres joueurs sardes de bon niveau qui resteront avec nous le plus longtemps possible. Car on pense que notre équipe doit avoir de plus en plus de joueurs de son île. Le souhait, c’est forcément de trouver un « nouveau Barella » .

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Propos recueillis par Andrea Chazy, à Cagliari
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