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Tolisso, une vraie carte à jouer

Très à son avantage lundi soir face à une faible Irlande, Corentin Tolisso postule plus que jamais une place de titulaire dans le milieu des Bleus. Reste une hiérarchie à péter et un choix de style à trancher : le casse-tête est dans les mains de Deschamps.

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Sofia, le 7 octobre 2017. Il y a de tout : de la pluie, de la gadoue, des sales coups, de la provoc, une température glaciale. Là, un type prend son pied. Il a vingt-trois piges, a décidé quelques semaines plus tôt de virer les diamants de ses oreilles, estimant avoir « passé l’âge pour ça » , et tente de sortir ses potes du traquenard que peut représenter une virée au Vassil-Levski en plein automne. Les mecs en face lui posent deux semelles au milieu d’une parenthèse de cinq minutes, lui se relève, mais ne cède pas à la calotte facile. Ça serait trop simple et confirmerait l’impression que ce soir-là, les Bleus sont tombés dans un trou. Au bout, on retiendra le fond – une victoire au mental (0-1) –, pas la forme : « Une bonne bataille. » Voilà pour le carnet de voyage, là où Adrien Rabiot, entré au milieu de la nuit pour remplacer N’Golo Kanté, touché à la cuisse, résumera sa soirée à une expérience « assez dure, parce qu’il faisait froid, je n’étais pas chaud. J’avais aussi la peur de me blesser quand on entre dans des conditions comme ça. Je suis entré dans le collectif, il fallait répondre physiquement plus que dans le jeu. Il y aura d’autres matchs. » Et un train qui passe.


Un mois plus tard, Tolisso est revenu, une nouvelle fois dans la peau d’un titulaire face au pays de Galles (2-0), se posant aux côtés de Blaise Matuidi et se transformant en lubrifiant des transitions tricolores. Ce que Deschamps en pensa : « Certains joueurs ne font rien pour me simplifier les choses, surtout lui. Coco a confirmé ce soir ce qu’il a fait avec nous le mois dernier. Il est bon, a une grosse personnalité dans son jeu, dans sa façon de ressortir le ballon, c’est une vraie satisfaction. » On y est : lundi soir, face à l’Irlande (2-0), le premier coach du pays avait une nouvelle fois décidé de filer un fragment des clés du camion au milieu du Bayern, au milieu d’un losange satisfaisant complété par Steven Nzonzi, Blaise Matuidi et Nabil Fekir. Ce qu’on a vu : un double modèle, d’implication et d’application, Corentin Tolisso jouant sur scène la simplicité poussée et rendant la copie d’un joueur en perpétuelle recherche de l’efficacité pour le bien collectif. Forcément, Didier Deschamps n’a pas pu fermer les yeux et a confirmé après la rencontre une banalité : « J’aurais des choix à faire. Il reste sur de bonnes performances avec nous, il a une nouvelle fois prouvé qu’on pouvait compter sur lui. » D’accord, mais à partir de quand ? De tout de suite, en réalité.

Choix de style et adaptabilité


Alors oui, cette version de l’Irlande ne mérite pas qu’on la regarde comme un révélateur suprême, mais ce type de rencontres – un match de début de préparation, joué une bonne partie de la soirée sur une pataugeoire, où le sélectionneur peut effectuer six changements – a d’autres fonctions : la recherche des automatismes, la perfection de la complémentarité, un terrain d’expression pour des hommes affamés par la trouvaille d’un poste de titulaire en Russie. Interrogé samedi dernier à Clairefontaine, Tolisso s’était alors avancé avec humilité, racontant à l’assemblée que « ça viendra comme ça viendra. J’espère avoir du temps de jeu, après c’est à moi de montrer au sélectionneur qu’il peut me faire confiance. » Réponse : oui, il le peut, vraiment, tant pour la large palette de l’ancien Lyonnais, son volume de jeu, sa projection, ses lignes cassées et son adaptabilité que ce soit dans un 4-3-3 comme lundi soir, ou dans un 4-2-3-1 où il devrait parfaitement se marier à Kanté.


Ainsi, c’est un casse-tête de luxe qui se présente à Deschamps, homme attaché à ses hiérarchies, et notamment au milieu, domaine où Paul Pogba semble posséder un totem entre les pattes. Forcément, concernant le potentiel du joueur de Manchester United, il n’y a pas de débat, et ce dernier, via sa PogSérie, s’est déjà placé au centre du jeu : « On va essayer de prendre les rênes de cette équipe de France, on va essayer d’être patron, sur le terrain et en dehors du terrain. » Il y a de la sincérité dans ce message, mais aussi un débat sportif qui peut s’ouvrir, plus que jamais, alors que la Russie approche. C’est un problème de riches, évidemment, mais vu que Didier Deschamps accorde une attention logique aux matchs joués avec les Bleus, voilà Tolisso dans une bataille concurrentielle où il possède, aujourd’hui, une petite longueur d’avance si l’on en reste aux derniers matchs joués, à la forme du moment, le milieu du Bayern sortant également d’une fin de saison réussie en club. Lui disait samedi qu’il faudrait « être très fort pour espérer avoir du temps de jeu » et ça fait déjà un moment qu’il l’est, habité par un souci de la vitesse de jeu, de l’explosion rapide vers l’avant avec une conscience tactique affinée, là où Pogba semble le plus souvent vouloir trop bien faire, sans totalement satisfaire. On en revient à Deschamps et aux choix à faire, quitte à imaginer une éventuelle triplette Pogba-Kanté-Tolisso, même si la présence de Matuidi amène de la discipline. Des choix de riches, mais des choix quand même : celui d'un autre style et de la construction fluide.



Par Maxime Brigand
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