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Tolisso, nœud de Deschamps

Jean-Quentin Gérard n'avait pas tort : si Coco fait le beau, il a avant tout le look qui lui colle à la peau. Une nouvelle fois titulaire face au pays de Galles vendredi soir, Corentin Tolisso a encore répondu avec autorité et a rendu une copie soulignée par une passe décisive pour Griezmann.

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C'était il y a un peu plus de sept mois. 227 jours, une parenthèse dans laquelle Corentin Tolisso s'est arrangé pour faire entrer ses premières sélections internationales, un transfert doré au Bayern – oui, même en 2017, 41,5 millions, ça reste un beau chèque –, mais aussi un nouveau statut d'emmerdeur. Belle courbe que celle dessinée par la promesse de Tarare, 23 ans, depuis une première cape agrafée le 28 mars dernier entre les vagues espagnoles (0-2), soir où Tolisso avait coulé comme ses potes du milieu – Kanté et Rabiot – face à la fluidité versée à Saint-Denis par la bande à Lopetegui. Assez belle pour voir Didier Deschamps faire la moue en conférence de presse vendredi soir, quelques minutes après le solide succès des Bleus face à un pays de Galles trop faible pour tirer de réelles conclusions autour d'une prestation malgré tout aboutie (2-0) : « Certains joueurs ne font rien pour me simplifier les choses, surtout lui. » Le sélectionneur national sourit, conscient de la copie rendue par le milieu du Bayern au cœur d'un 4-4-2 qu'il a parfaitement animé aux côtés de Blaise Matuidi, Griezmann servant ensuite de lubrifiant aux numéros offensifs tricolores. « Il confirme ce qu'il a fait avec nous le mois dernier. Il est bon, a une grosse personnalité dans son jeu, dans sa façon de ressortir le ballon, c'est une vraie satisfaction » , complète Deschamps.


Du rassemblement d'octobre, Corentin Tolisso était en effet sorti la tête haute, livrant une prestation plus qu'honnête en Bulgarie (1-0) là où Rabiot avait rentré les pieds de « peur de se blesser » et là aussi où la pluie, la température, le terrain avaient rendu le spectacle horrible, avant de confirmer face à la Biélorussie (2-1) quelques jours plus tard. Banco, cela arrivait pour lui quelques semaines après une mise en danger personnelle – un départ au Bayern, destination qui lui a fortement été conseillée par Deschamps –, mais aussi un accueil sous forme de pression involontaire posée sur ses épaules par son entraîneur de l'époque, Carlo Ancelotti : « Pour nous, Tolisso représentait l'un des meilleurs milieux sur le marché. C'est un joueur complet. Il a un bon jeu de passes, il est offensif. Il se positionne bien en défense. Il a encore une grosse marge de progression, il est jeune. (...) Il a le bon profil pour remplacer Xabi Alonso. » Rien que ça.

Conscience et équilibre


Peu importe, Tolisso a foncé tête baissée dans le décor, marquant dès sa première sortie en Bundesliga face au Bayer Leverkusen (3-1) début août et enchaînant les titularisations avec Ancelotti. Puis, Jupp Heynckes est arrivé, ne lui file pour le moment que les miettes – « pour moi, personnellement, c'est un peu plus compliqué » , glissait le milieu français mi-octobre, tout en ne se cachant pas le fait qu'il est « difficile de faire sa place » au Bayern, ce qui l'est aussi dans une équipe de France complète. Et alors ? Corentin Tolisso a conscience du monde dans lequel il a décidé de basculer cet été et savait aussi que cela lui ouvrirait progressivement les portes des Bleus. Avec lui, et face aux absences cumulées de N'Golo Kanté et Paul Pogba, Deschamps a alors été clair : « Je me sens mieux dans un système à trois où l'on peut plus se projeter. (...) En équipe de France, le coach joue beaucoup avec deux milieux, donc il faut s'adapter. Il faut que je joue intelligemment. Quand l'action se déroule du côté gauche, je peux monter un peu plus et c'est à l'autre milieu de couvrir. Et inversement. (...) Quand on joue à deux milieux, il faut faire beaucoup plus attention à ça parce que, si on monte tous les deux, il peut y avoir un immense trou et on peut prendre des contres. »


Tolisso ramène à la notion d'équilibre, ce qu'il a avant tout apporté vendredi soir, couvrant les quelques montées de Jallet, variant jeu long-jeu court avec la consigne personnelle de toujours avancer et offrant même l'ouverture du score à Antoine Griezmann après un peu moins de vingt minutes. Mieux, le bonhomme aurait pu faire sauter son compteur international s'il avait moins ouvert son pied au bout d'un centre en retrait parfait de Kylian Mbappé. Il ramène aussi au plaisir, à la simplicité et la volonté d'une jeunesse qui ne se prive plus pour revendiquer les choses : demain, il aura sa chance, comme Nzonzi, très intéressant sur 45 minutes vendredi soir, même si les Bleus ont perdu en justesse avec la sortie de Tolisso, ou Benjamin Pavard, dont la prestation aurait pu être encore un peu plus illuminée si le poteau n'avait pas sauvé Wayne Hennessey en fin de match. Face à l'Allemagne mardi, où Deschamps présentera une équipe « différente » , ces trois-là devraient réapparaître et donner raison à un sélectionneur qui attendait ce rassemblement de novembre pour se « donner de l'ouverture » . C'est aussi ça, la richesse.

Par Maxime Brigand, au Stade de France
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