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Thuram: souvent touché, jamais coulé

Un quasi-miracle qui a pris un peu de plomb dans l’aile après la large victoire d’Evian TG, ce dimanche, face à Nice (4-0). Victorieux à Ajaccio (0-1), le Troyes de Yohann Thuram, en piètre posture il y a quelques semaines, n’est pas encore en Ligue 2. Si, à deux journées de la fin, les hommes de Furlan ne pointent qu’à trois points du premier non-relégable, c’est en grande partie grâce à leur portier. Portrait.

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Peut-on être un excellent gardien et prendre 55 buts dans le buffet en 36 matchs ? Oui. D'ailleurs, c’est en partie parce que l’on peut aisément égoutter ses pâtes dans la défense troyenne cette saison que Yohann Thuram ne peut pas se battre avec les Sirigu, Mandanda et Ruffier pour décrocher le trophée UNFP du meilleur gardien de la saison. Spectaculaire, bagarreur et surtout, sûr, le portier de Troyes a montré, pour sa première saison dans l’élite, qu’il était beaucoup plus qu’un « cousin de » . Décisif au cours des dernières journées, celles qui ont vu l’équipe de Jean-Marc Furlan revenir du bord du précipice pour entretenir un mince espoir de maintien, le gardien formé à Monaco réalise une très belle saison. Un exercice lors duquel il est resté impliqué systématiquement, alors qu'à sa place, d'autres auraient pensé avenir et gros sous.

Evry - Gwada - Monaco

C’est à Evry, dans l’Essonne, que Yohann Thuram voit le jour. Mais la famille de l’enfant a la bougeotte. Après un passage par la case Haute-Marne, le clan Thuram s’envole et retrouve ses racines en Guadeloupe. Yohann a alors 10 ans, le moment pour lui de toucher ses premiers ballons. Avec les mains. Dès lors, tout va très vite. Son histoire d’amour avec le football est aussi fusionnelle que celle qui le lie à son île, terre où il noue ses premières belles amitiés et où il emmagasine ses premières sélections de jeunes. La vie est belle, mère d’insouciance, entre ballon, soleil et famille. Jusqu’à ce jour de 2002 : «  Avec mon équipe, on disputait la Coupe Nationale des 14 ans, qui se déroule chaque année. C’était à Vichy et j’ai été plutôt bon ce jour-là  » . Assez bon en tout cas pour éveiller les convoitises des Girondins de Bordeaux et surtout de l’AS Monaco, qui invite rapidement le gardien et sa famille à visiter les infrastructures de la Turbie. «  Nous sommes venus et nous sommes de suite tombés sous le charme, se rappelle encore le gardien. J’ai visité le centre d’entraînement de Bordeaux, aussi. Mais mon cousin Lilian connaissait des gens à la formation, à Monaco, il m’a conseillé de rejoindre le Rocher » . De l’expérience de Thuram à Monaco, beaucoup retiennent le faible nombre d’apparitions. Il faut dire que le portier doit faire face à une rude concurrence, avec Flavio Roma puis Stéphane Ruffier. Aujourd’hui, la page est tournée et Thuram est loin d’avoir le mot rancune à la bouche. « Ces années de formation, ce sont les plus belles » , balance celui qui a remporté le championnat de CFA avec une très jolie génération. S’il sourit aujourd’hui, ce n’est pas seulement parce qu’à Troyes, il est en train de prouver que les recruteurs ne se sont pas trompés ce jour de tournoi, à Vichy. C’est aussi parce qu’il a galéré. Yohann a quitté la Guadeloupe seul, très jeune, un coup à déprimer seul en écoutant du Corneille. Mais le bougre s’est vide adapté. Il « savait que papa et maman n’allaient plus être là pour les devoirs et le reste  » et qu’il « avait une chance inouïe  » , que « beaucoup de jeunes guadeloupéens auraient aimé être à sa place » . Alors Yohann s’accroche.

Enfin patron à Troyes


Prêté à Tours, le Guadeloupéen découvre le monde professionnel en tant que titulaire. S’il débute vingt parties dans les bois tourangeaux, Thuram admet volontiers que cette expérience, quoi qu’enrichissante, «  ne s’est pas forcément passée comme il le souhaitait  » . Mais le principal est ailleurs. Le joueur progresse et tombe enfin au bon endroit : à Troyes. Là, entre le Stade de l’Aube, la belle campagne et les magasins d’usine, le cousin de Lilian tombe dans un super groupe et joue la montée en Ligue 1. Sur le banc en début d'exercice 2011-2012, Yohann termine la saison sur les chapeaux de roues, ce qui lui permet d’attaquer sa première saison dans l’élite en tant que titulaire. Devenu indéboulonnable au fil des rencontres, le portier de 24 ans facture aujourd’hui 36 titularisations et 3240 minutes jouées dans l’élite : le perfect. Alors oui, il garde les buts de l’avant dernière défense de Ligue 1. Mais sans lui, la passoire serait un puit sans fond. Épatant sur sa ligne, capable d’arrêts réflexes étonnant, Yohann s’est affirmé cette saison comme un des tous meilleurs. Malgré les performances en dents de scie de son équipe, le portier a toujours su tirer son épingle du jeu. Costaud pour un gardien, mais pas suffisant pour que Thuram prenne le melon. « J’essaye de prendre beaucoup de recul par rapport à mes performances, car je sais que sans le collectif, on n’existe pas. Je sais que je peux mieux faire. Il faut toujours faire mieux. La clé, c’est de rester constant. » A Troyes ou ailleurs.


Par Swann Borsellino
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