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Robinet : « Mon premier réflexe est de regarder les filets »

Transféré à Châteauroux en juin dernier, Thomas Robinet vit à 25 ans la meilleure saison statistique de sa carrière avec 13 buts marqués en 21 matchs de championnat à l’avant d’une Berrichonne qui lutte pour remonter rapidement en Ligue 2. Une-deux avec un buteur obsédé par son poste.

25/02/2022 à 19h
National 1

Tu réalises statistiquement la meilleure saison de ta carrière avec déjà treize buts inscrits en championnat, plus deux en Coupe de France. Comment expliques-tu cette réussite ?
J’arrive à un âge où je commence à bien connaître ce niveau et ça fait maintenant des années que je joue dans ce championnat. À Villefranche et à Laval, j’ai pu engranger du temps de jeu et pas mal d’expérience, ça a facilité les choses. Ici, à Châteauroux, le club et les coachs m’ont aussi donné beaucoup de confiance. Bien sûr, on a également une grosse équipe, ce qui aide énormément, car sans l’équipe, je ne peux pas faire grand-chose. Malheureusement, pour le moment, le classement ne reflète pas le talent que l’on a (après 22 journées, la Berrichonne est cinquième de National 1, à cinq points du podium, NDLR).

Tu parles des coachs que tu as connus à la Berrichonne. Avant que Mathieu Chabert ne reprenne l’équipe mi-octobre, tu as travaillé avec Marco Simone, un ancien attaquant. Qu’est-ce qu’il t’a apporté concrètement ?
Beaucoup de confiance en moi. Il m’a aidé à comprendre qu’un attaquant doit être fort dans sa tête pour pouvoir être bon sur le terrain. Ses conseils m’ont aidé à changer un petit peu mon jeu et à être encore meilleur. J’ai, comme peut-être un peu tous les attaquants, eu une relation un peu particulière avec lui. On discutait beaucoup, et comme je marquais, il me poussait encore plus.

« À la maison, mon fils a une cage et dès qu’un ballon traîne, je frappe. Parfois, je tourne en rond et je frappe dans le but alors que mon fils n’est même pas là. »

Ton père a aussi été attaquant. C’est lui qui t’a donné l’amour de ce poste ?
Ça vient peut-être de là, oui, même si j’étais trop petit pour me le rappeler. Je me souviens qu’à la maison, on avait aussi une cage, où il fallait marquer, où on frappait tous les deux, où il n’y avait pas de gants de gardien... Ça aide aussi. J’ai joué attaquant toute ma vie.

Quel est ton rapport au but ?
C’est compliqué à expliquer, mais rien qu’un exemple : à la maison, mon fils a une cage et dès qu’un ballon traîne, je frappe. Parfois, je tourne en rond et je frappe dans le but alors que mon fils n’est même pas là. Quand j’arrive sur un terrain, c’est la même chose : mon premier réflexe est de regarder les filets. Quand je regarde un match, je regarde les attaquants. Le football, pour moi, c’est avant tout ça : le but.

Et donc des buteurs ?
Oui, je regarde souvent des vidéos de buts de Lisandro López, Harry Kane, Wayne Rooney... Quand j’étais petit, je jouais à l’OL, j’allais au stade et je ne regardais que Lisandro. Je regarde tout : les appels, le geste qu’ils choisissent en fonction des situations, tout.

Comment tu présenterais, en quelques mots, le style Robinet ?
J’ai toujours été très combatif, un peu chien sur le terrain, que ce soit chez les jeunes ou encore aujourd’hui. Je déteste la défaite. Après une défaite, pendant trois ou quatre jours, ce n’est pas facile. Il y a quelques jours, avec Nolan (Roux), on a discuté avec Patrick Mboma et Bruno Roux, le père de Nolan. On a échangé sur notre vision du poste d’attaquant. C’est un moment sympa pour se rendre compte qu’on n’est pas tout seuls dans nos réflexions. Un attaquant peut parfois paraître égoïste. Quand l’équipe gagne et que tu ne marques pas, tu peux souvent te dire : « Fais chier... » Il y a toujours une petite déception quand tu ne marques pas. La victoire est beaucoup plus importante, attention, mais il y a toujours ce petit truc qui manque, surtout quand tu as eu des occasions... Lors de cette réunion, je me suis rendu compte qu’on était tous un peu pareils.

Quand tu as vu Nolan Roux débarquer l’été dernier, est-ce que tu as eu peur ?
Le coach m’a expliqué à l’époque qu’il cherchait un attaquant et qu’il était possible qu’on joue ensemble. Quand j’ai su que c’était Nolan, j’étais content, parce que je suis encore assez jeune. Jouer avec des joueurs comme Nolan, qui ont beaucoup d’expérience, qui ont joué la Ligue des champions, qui ont pas loin de 300 matchs de Ligue 1, c’est forcément un plus pour ma progression. À côté d’un Nolan Roux, j’apprends plus vite. Il me conseille, me dit quand je peux améliorer quelque chose, j’essaie aussi de regarder ce qu’il fait. C’est un attaquant super adroit devant le but, intelligent dans ses appels, très bon techniquement, je m’en inspire. Tactiquement, il m’a aussi appris à garder du jus pour gagner en efficacité. Avant, j’avais tendance à un peu trop courir pour rien, ce qui pouvait me faire perdre en lucidité.

Après ton triplé contre Créteil début février, on t’a vu porter le maillot de ton coéquipier gardien Paul Delecroix dans le vestiaire. Pourquoi ?
Simplement parce qu’après chaque victoire, on fait une petite photo où on échange nos maillots. J’ai un rapport spécial avec Paul, on est proches, et du coup, ça a été un petit clin d'œil. À l’entraînement, on aime bien se chauffer, se mettre des petits défis... On s’entend très bien. En revanche, ce n’est pas lui qui a gardé mon maillot du triplé, mais mon meilleur ami, qui était venu de Lyon me voir ce week-end-là. Il avait bien choisi son match !

Paul t’a donc pardonné la farine et l’huile de son anniversaire...
Oui, ça l’a fait rire. J’ai un peu peur du retour de bâton. Mon anniversaire est le 18 août. Je ferai gaffe !


Les attaquants sont souvent réduits aux stats. Quel est ton rapport aux datas ?
J’ai longtemps lutté contre le fait de stigmatiser les attaquants selon leurs stats. J’ai connu une période où je n’en avais pas, alors que je ne faisais pas forcément de mauvais matchs. On peut ne pas marquer et faire un bon match. Un attaquant, ce n’est pas que des chiffres, c’est aussi des appels dans le vide, du pressing... C’est un ensemble. Maintenant, un attaquant est recruté en fonction de ses stats, et souvent, s’il marque, on se fiche qu’il soit moyen dans le jeu alors que son rôle, c’est aussi d’aider ses copains avec ses déplacements.

« J’ai longtemps lutté contre le fait de stigmatiser les attaquants selon leurs stats. J’ai connu une période où je n’en avais pas, alors que je ne faisais pas forcément de mauvais matchs. On peut ne pas marquer et faire un bon match. »

Tu dis que les stats ne font pas tout, mais as-tu toujours réfléchi ainsi ?
Plus jeune, je pense que j’étais même encore moins focalisé sur les stats. Avec le temps, même si dans mon esprit ça ne l’est pas, j’ai quand même compris que c’était le plus important. Il faut s’adapter à cet élément, sinon un attaquant ne fait pas une longue carrière. À mes débuts à Sochaux, j’ai surtout évolué sur le côté, donc c’était un peu plus compliqué pour moi de marquer des buts. J’en marquais même très peu (5 buts marqués en 89 matchs toutes compétitions confondues, NDLR). Progressivement, j’ai travaillé là-dessus parce que j’ai compris que sans but, ce serait difficile pour moi de trouver des clubs. Cette saison, ça s’est vite débloqué, car j’ai marqué mon premier but avec la Berrichonne au bout de dix minutes.

On a le sentiment qu’il a fallu attendre que tu passes en National pour voir le vrai Thomas Robinet. Tu n’as pas de regret d’avoir dû descendre d’un niveau pour être davantage aligné à ton vrai poste, dans l’axe, plutôt que sur un côté ?
J’ai toujours ce petit « regret » . J’aurais bien aimé avoir la confiance d’un coach, jouer à mon poste, montrer que j’étais capable de faire ce que je fais aujourd’hui à Sochaux, mais à un moment donné, je suis arrivé à la fin de mon contrat. Il n’y avait pas grand-chose pour moi, je n’avais pas de stats, et je suis donc redescendu en National, à Villefranche, où ça s’est super bien passé. Je ne regrette pas du tout ce choix, et si j’avais su, je me serais peut-être fait prêter plus tôt en National pour pouvoir engranger de l’expérience et montrer à Sochaux que je pouvais être au niveau.



Le National peut quand même être le pire championnat pour un attaquant, d’autant plus pour un attaquant de Châteauroux, qui est l’équipe à abattre cette saison. Tu as souvent peu d’espaces, tu dois te battre entre des lignes très serrées...
C’est vrai que pas mal d’équipes nous attendent, mais on a aussi su se créer pas mal d’opportunités face à certains adversaires : Créteil, Avranches, Villefranche... Certaines équipes tentent quand même de proposer des choses, de s’ouvrir, mais globalement, oui, il faut travailler d’autres choses. En National, un attaquant doit avoir une palette très large pour pouvoir répondre à toutes les situations. Ce n’est pas le plus simple : il y a moins d’espaces, ton défenseur direct te tombe direct dessus... Tu dois varier ton jeu pour exister.

Aucun attaquant de la Berrichonne n’avait tapé la barre des treize buts depuis Titi Buengo, en 2009-2010. Tu prêtes attention à ces records ?
Pour moi, c’est forcément gratifiant. Je ne vais pas dire le contraire. Après, mon objectif n’est pas de terminer à treize buts. On fera les comptes à la fin de la saison. Je ne m’occupe pas trop des records, j’essaie de me concentrer sur mon jeu, de ne pas m’arrêter là, d’avancer...

Cette saison, l’OL n’a que la onzième attaque de Ligue 1. Ils ne t’ont pas rappelé ?
Malheureusement non ! (Rires.) Je suis toujours supporter du club. Lyon, ça reste ma ville, rien n’a changé. J’étais petit quand ça s’est terminé avec l’OL. J’allais rentrer en sixième. À cet âge-là, je ne devais pas être assez bon, tout simplement, même si je pense qu’à douze ans, tu ne peux pas vraiment donner de raisons footballistiques définitives. Ça a quand même été dur à avaler.

Surtout quand deux ans après, tu intègres un Pôle Espoirs...
J’ai fait une saison à Saint-Priest et j’ai rapidement signé à Sochaux, qui était le meilleur centre de formation de France à l’époque. Ça a été très vite. J’ai fait ma quatrième et ma troisième au Pôle Espoirs de Dijon. J’étais la semaine à Dijon et le week-end, j’allais jouer avec mon club, à Saint-Priest, puis j’ai intégré le centre de Sochaux ensuite.

C’est vrai que tu étais seul au lycée ?
J’étais en filière scientifique, donc oui, lors de mes deux premières années, j’étais tout seul du centre en S. Comme j’ai redoublé, j’ai ensuite vu de nouveaux mecs arriver, mais au départ, oui, ça faisait bizarre. J’entendais mes coéquipiers parler de leurs cours alors que moi... j’étais seul dans ma classe. Ça m’a aidé pour me concentrer, mais ça n’a pas suffi pour avoir mon bac. (Rires.)

«  Je trouve que la F1 est un sport fascinant, notamment sur l’aspect mental. Les mecs sont dans leur voiture pendant deux heures, ils roulent à 300 km/h et s’ils font un écart, ils sont cuits. Il faut un mental d’acier. »

Qu’est-ce que tu gardes de tes années à Sochaux ?
Il m’arrive encore de discuter de temps en temps avec Stéphane Mangione et Omar Daf. Avec Éric Hély, en revanche, on n’a pas forcément gardé de contacts, mais je sais que si on se croisait, ça serait très sympa. Je serais super content de le revoir. Il m’a donné beaucoup de confiance, j’ai été son capitaine en finale de la Gambardella en 2015 et en réserve. Il a appris énormément de choses à énormément de joueurs. Quand il y a une aventure comme celle que l’on a connu en Gambardella, ça unit. Je me rappellerai toujours de cette équipe, de ce coach, de ces moments... J’ai marqué et fait une passe décisive en finale, contre l’OL, qui ne m’a pas conservé quand j’étais plus jeune. Ça a été une petite revanche, même si je n’étais pas rancunier. T’es au Stade de France, il y a tes parents, ta copine, tu veux rendre fier tout le monde. Tous les joueurs n’ont pas réussi à le faire. Même si ce n’est pas en pro, ça fait partie de mon palmarès. De Sochaux, j’ai aussi gardé quelques contacts avec certains joueurs, notamment Karl Toko-Ekambi. On discute de temps en temps, il a toujours été de bon conseil.

Il paraît que tu es aussi un grand fan de F1.
Et depuis un moment ! Il y a beaucoup plus de suiveurs depuis qu’il y a eu la série sur Netflix. Je trouve que c’est un sport fascinant, notamment dans l’aspect mental. Les mecs sont dans leur voiture pendant deux heures, ils roulent à 300 km/h et s’ils font un écart, ils sont cuits. Il faut un mental d’acier. C’est pour ça que je suis fan de Lewis Hamilton. On l’a encore vu récemment : il n’a pas donné signe de vie, il est revenu déterminé, prêt à tout exploser, tout le monde lui est tombé dessus et je n'imagine même pas ce qu’il a subi sur les réseaux sociaux... C’est un exemple.

Est-ce que tu travailles le mental, toi ?
Peut-être que ça viendra, je sais que ça pourrait me faire du bien. À terme, je pense de toute manière que la plupart des clubs auront des personnes pour s’occuper du mental des joueurs. J’essaie pour le moment de me concentrer sur mes performances, la course à la montée, la réussite collective. Mon bonheur passera par cette réussite collective et enchaîner les buts.



Propos recueillis par Quentin Ballue et Maxime Brigand
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