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Thomas Müller, l'homme sans âge

À 30 piges, Thomas Müller termine la décennie exactement comme il l'avait commencée : avec son éternelle gueule de post adolescent, son physique de joueur de World of Warcraft et ses célébrations de buts sorties tout droit des années 1970. Mais aussi et surtout avec son QI footballistique, au côté duquel n'importe quel joueur passerait pour un attardé. La marque d'un type vieux avant l'heure et sur lequel le temps semble n'avoir aucune prise.

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L'Homme sans âge n'est ni le film le plus connu, ni le plus réussi de Francis Ford Coppola. Dans ce long métrage de 2007, le réalisateur d'Apocalypse Now et du Parrain déroule l'histoire d'un vieux professeur de linguistique, frappé par la foudre et qui perd miraculeusement 50 piges, pour retrouver le physique fringant de ses vingt ans. Vingt ans, c'est l'âge où Thomas Müller, alors talent montant du Bayern, explosait à la face du monde, lors du Mondial sud-africain. Le Wunderkind plantait notamment cinq pions avec la Mannschaft, s'affirmant comme le meilleur buteur de la compétition. Dix ans plus tard, rien n'a changé, ou si peu : Thomas Müller joue toujours au Bayern et continue de cartonner dans les moments qui comptent. Ce vendredi face au Barça, c'est même lui qui a lancé l’équarrissage en règle des Blaugrana, en ouvrant le score, d'une frappe du gauche vicelarde. Avec exactement le même rôle que lors de l'humiliation du Brésil en 2014.

La beauté de l'étrange


Un pion qui résume tout le joueur qu'est Thomas Müller, aussi bien dans la construction que dans la finition des actions. Son une-deux avec Lewandowski est d'abord la marque d'un joueur de classe, cérébral, dont l'intelligence collective n'a peut-être pas d'équivalent depuis de nombreuses années. Son tir enchaîné, bizarrement frappé, mais diaboliquement efficace, épouse lui le style si particulier, presque baroque, de l'attaquant bavarois. De fait, douze ans après ses débuts en professionnel, Thomas Müller continue d’être un joueur parfaitement à part. Capable de conjuguer l'étrange et le génial, le beau et le moche, l'ancien et le nouveau.


Polyvalent comme se doivent de l’être la plupart des joueurs dans le football moderne, l'Allemand peut dépanner sur une aile, mais n'est jamais aussi dangereux que quand il est aligné en retrait d'une pointe. Ce fut le cas ce vendredi face au Barça, comme souvent par ailleurs cette saison. Bilan : deux pions, une passe décisive et le trophée d'homme du match, dans une équipe qui endosse le costard d'archi-favori de la Ligue des champions.


Müller du temps


Que dire de plus d'un tel match ? Pas grand-chose, tant le Bayern a éparpillé façon puzzle le Barça le plus faible de la décennie. Quelques images, en surimpression, dominent néanmoins le paysage, et impossible de ne pas inclure Thomas Müller dans le cadre, tant son rôle, sportif et symbolique, est majeur au sein de ce Bayern-là. Pourtant, voilà dix ans que le monde observe cet homme, sans vraiment le regarder.


Avec sa gueule d'enfant-lune et son physique de joueur de Donjons et dragons, le meilleur passeur de la Bundesliga 2020 (21 services décisifs) continue de susciter relativement peu de passion, hors des frontières allemandes. On préfère généralement se pâmer devant les pas de chat de Dybala, les inspirations de Benzema et les arabesques de Messi. Autant d'attaquants axiaux et polyvalents, qui ne seront pas au rendez-vous des demies cette saison. Müller, lui, peut encore glaner sa seconde C1 avec le Rekordmeister, après celle qu'il avait conquise en 2013. C'était il y a sept ans, soit rien du tout ou presque, pour un type qui semble décidément imperméable au passage du temps.

Par Adrien Candau
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