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Thiago Silva le black listé, le PSG pour oublier ?

Écarté de l'équipe nationale brésilienne pour les matchs contre le Costa Rica et les États-Unis, Thiago Silva n'a jamais vu sa cote de popularité aussi basse au Brésil. Entre ses pleurs au Mondial et sa main contre le Paraguay en Copa América, le peuple brésilien ne veut plus rien lui tolérer. À tel point qu'il ne lui reste plus que le PSG pour se racheter une image.

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« Ici au Brésil, le machisme est encore un gros problème. Dans le football, dominé par l'idée de virilité masculine, le joueur doit s'imposer comme un homme. Il n'a pas le droit de pleurer, de montrer ses émotions. » Grand reporter pour la revue brésilienne Placar et auteur sportif, Breiller Pires raccroche la déchéance de Thiago Silva en Seleção à une affaire de larmes. Celles contre le Chili en huitièmes de finale du Mondial 2014 plus précisément, quand le défenseur du PSG craque nerveusement au point de refuser de prendre part à la séance des tirs au but. Sur les images d'après-match, son partenaire David Luiz n'apparaît pas moins ému, les yeux rougis par la tension dramatique de cet affrontement contre les futurs champions d'Amérique du Sud. Mais à la différence de son capitaine de l'époque, l'homme aux cheveux bouclés a su, lui, prendre son courage à deux mains et tirer le premier penalty de la fatidique séance.

« Thiago Silva a perdu sa crédibilité et son leadership à ce moment  » , analyse Breiller Pires, pour qui « la presse et le public n'ont pas oublié ni pardonné cette instabilité émotionnelle de celui qui devait les mener » , quand bien même il marque un but crucial en quarts contre la Colombie. Si sa place en Seleção n'est alors pas menacée, car « il est évident pour tout le monde ici qu'il est l'un si ce n'est le meilleur joueur du monde à son poste  » selon le journaliste brésilien, son statut de capitaine est en passe de lui échapper, car le nouveau big boss, Carlos Dunga, a alors décidé de rebattre les cartes en confiant le brassard à Neymar, plus jeune et surtout irréprochable au Mondial, d'autant qu'il a manqué, pour cause de blessure, le traumatisme du 7-1 contre l'Allemagne.

« Une erreur d'enfant » contre le Paraguay


C'est à ce moment précis que Thiago Silva commet sa deuxième erreur, peut-être la plus difficile à tolérer au Brésil : alors que l'opinion publique et les observateurs brésiliens accueillent le capitanat du joueur du Barça avec enthousiasme, le défenseur central se répand dans la presse. « Personne ne m'a parlé pour m'annoncer la décision, je ne suis pas heureux » , explique-t-il, allant jusqu'à dire qu'on lui avait pris quelque chose qui lui appartenait. Des propos qui provoquent une vive polémique au pays du Christ rédempteur. Dunga, de son côté, reste droit dans ses bottes, même s'il organise un tête-à-tête entre l'ancien et le nouveau capitaine : « En sélection, personne ne possède rien, il faut prouver jour après jour, seconde après seconde. »

Et lors de la discussion entre le jeune loup de Barcelone et son aîné du PSG, c'est le premier qui donne des conseils - notamment de faire attention à ses déclarations dans la presse - et se montre protecteur face aux médias. Une attention amicale balayée quelques mois plus tard lors de la Copa América. Alors qu'il réalise un tournoi de bonne qualité, Thiago Silva provoque le penalty de l'égalisation de Derlis González à la 72e minute, suivie une heure plus tard par l'élimination aux tirs au but. « C'était une erreur d'enfant » , estime Breiller Pires, dont l'opinion est alors partagée par tout le monde au Brésil, y compris le président de la CBF, Marco Polo Del Nero, qui se lâche alors devant les médias : « Nous avons été éliminés à cause de l'erreur d'un joueur, Thiago Silva. » En oubliant son devoir de réserve, le patron du football brésilien révèle alors la situation intenable du Parisien : peu populaire auprès des supporters depuis le Mondial, pas forcément dans les bonnes grâces de son sélectionneur, il est désormais lâché par sa Fédération.

Trop vieux pour le Mondial 2018 ?


La succession de mésaventures rend la mise à l'écart estivale du joueur bien moins surprenante au moment d'affronter les États-Unis et le Costa Rica. Même si Dunga s'est défendu de vouloir sanctionner quiconque : « Je n'ai rien contre Thiago Silva, nous ouvrons simplement le groupe. Nous connaissons déjà son rendement. » L'intéressé a expliqué ne pas avoir reçu le moindre coup de fil pour lui annoncer son absence des listes, un signe qui semble confirmer l'hypothèse d'une inimitié entre l'ancien capitaine et l'actuel sélectionneur brésilien. Ce qui rend les possibilités de retour en équipe nationale de plus en plus improbables. « Pendant la prochaine Coupe du monde, Thiago Silva aura 33 ans, il n'est plus un enfant. Alors que nous sommes encore sous le coup du 7-1 contre l'Allemagne, le football brésilien aspire à un renouveau et veut voir de jeunes joueurs comme Marquinhos » , précise Breiller Pires.

De là à penser que la carrière internationale du Parisien est terminée, il n'y a qu'un pas, même si, publiquement, l'ancien Lyonnais Juninho a pris fait et cause pour le pestiféré sur Twitter : « Thiago Silva est et continuera d'être le meilleur défenseur actuellement. Il semble que Dunga ait oublié 1990. Il avait été présenté comme le coupable et aujourd'hui, c'est lui qui désigne le coupable.  » Pour Breiller Pires, «  Thiago Silva doit prouver qu'il a retrouvé sa stabilité mentale tout en prouvant qu'il est un cran au-dessus de tous les autres défenseurs brésiliens » , ce qui passera par de grosses performances avec le PSG en Ligue des champions. Les intérêts du joueur et de son club n'ont peut-être jamais été aussi fortement liés.

Par Nicolas Jucha
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