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Terry-Lampard, destins croisés

John Terry et Frank Lampard ont en commun d’être des anciennes légendes de Chelsea, d’avoir épousé une nouvelle carrière d’entraîneur l’an dernier et d’avoir emmené leur formation en finale des play-offs de Championship disputée ce lundi (16h). La comparaison s’arrête là, le boss de Derby County et l’adjoint d’Aston Villa n’ayant pas grand-chose de similaire dans leur style et la façon d’exercer leur nouveau rôle.

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Il flottera comme un doux parfum de Stamford Bridge ce lundi après-midi à Wembley, lorsque Derby County et Aston Villa se retrouveront pour obtenir un précieux sésame, celui de l'accession à la Premier League. À gauche : John Terry, et l’attaquant Tammy Abraham pour porter l’étendard des Villans. À droite : Frank Lampard, son adjoint Jody Morris (ancien coéquipier du Lamp's chez les Blues de 2001 à 2003), l’ex-taulier Ashley Cole et les produits pas encore manufacturés Mason Mount et Fikayo Tomori du côté des Rams. Sympathique, cette petite réunion des anciens de l’association Chelsea ouverte aux nouveaux. Sauf que le meeting ressemblera davantage à une lutte fratricide qu’à un pot autour de plusieurs verres, les carrières des uns et des autres étant en jeu. Et plus particulièrement celles de Lampard et Terry, qui ne pourraient rêver mieux que de regoûter à leur chère Premier League pour entrer dans un cercle fermé qu’ils connaissent encore à peine : celui des chefs étoilés.

Terry, le patient Anglais


Pour l’ancien défenseur central, l’aventure a commencé à la vitesse de l’éclair. Trois jours seulement après sa retraite en tant que joueur, Terry devient l’adjoint de Dean Smith, nommé en octobre dernier à la tête d’un Aston Villa en perdition (quinzième de Championship). Une reconversion express qui n’a guère surpris Christophe Lollichon, ancien entraîneur des gardiens de Chelsea de 2007 à 2016 et désormais coordinateur du poste chez les Blues : « On en a parlé plusieurs fois avec John, de son désir de devenir entraîneur. Pour lui, c’était très clair : c’était ce qu’il voulait, après avoir raccroché les crampons. »


Lampard, lui, a attendu un an pour passer ses diplômes d'entraîneur et faire quelques gammes sur les terrains d'entraînement de Chelsea avant d'accepter le poste de numéro un à Derby County. Peut-être parce que ce n’était pas une évidence pour lui ? « À l’époque, il n’avait pas ce même intérêt (pour la fonction d’entraîneur) comme pouvaient l’avoir certains joueurs » , confiait à la BBC Jimmy Floyd Hasselbaink, qui a joué avec les deux légendes de Chelsea jusqu’en 2004. Christophe Lollichon va même plus loin : « Je pense qu’à terme, il se destinera plutôt vers un rôle de manager alors que Terry est beaucoup plus joueur dans l'âme. À mon avis, il préférera ne pas être en contact direct avec les autres. Pour avoir du recul sur les choses, un peu à la Ferguson. »

Mais qui est le plus intelligent ?


Pas fait pour être entraîneur dans le sang, Frank Lampard ? Le Londonien n’a en tout cas pas pris de gant en acceptant d’être catapulté entraîneur principal d’un club de haut de tableau de Championship, sans même passer par la case adjoint. « Le Championship est une division compliquée, et Frank n’a pas d’expérience à ce niveau-là. C’est une décision à risque, assure Christophe Lollichon. Mais c’est quelqu’un de très intelligent, qui fera toujours attention à ne pas se mettre en danger. » Au petit jeu des comparaisons, John Terry ferait ainsi presque figure d’enfant modèle, patient et mature - un comble pour l’ancien défenseur le plus détesté d’Angleterre en dehors de Stamford Bridge.


« C’est malin d’avoir commencé comme adjoint, pose l’ancien capitaine de Chelsea Dennis Wise auprès du Sun. Ça signifie qu’il peut écouter certaines conversations dans le bureau du manager, des conversations qu’il ne pouvait pas entendre en tant que joueur et où on parle préparation, planification, analyse tactique... » Mais surtout, le plan de carrière prudent de l’homme aux 78 sélections avec l’Angleterre répond avant tout à une nécessité : canaliser la personnalité controversée d’un défenseur, qui traîne plusieurs casseroles sportives et extra-sportives.

Leader de caractère vs leader de jeu


« John est très émotionnel. Contrairement à Frank, qui n'avait peut-être pas besoin de passer par ces étapes, souligne Christophe Lollichon. Il doit apprendre à se protéger de ses réactions, et a donc besoin d’être bien entouré. » À vrai dire, Lampard aussi : « Ce sont deux joueurs qui pouvaient profiter de leur statut pour vous écraser. Par exemple, Frank ne laissait pas aux autres la possibilité de prendre un penalty parce qu’il était centré sur sa performance. » Concernant l'ex-milieu buteur, le besoin de disposer d’un bon adjoint à ses côtés doit aussi compenser une personnalité moins transcendante que celle du défenseur. « Frank n’était pas vraiment un leader de caractère, pas quelqu’un qui remontait l’équipe. À l’inverse de John » , confie Christophe Lollichon.


« Terry a une personnalité extraordinaire. Je ne crois pas avoir connu quelqu’un qui motive mieux les joueurs, glisse Pat Nevin, ancien joueur de Chelsea, auprès de la BBC. Et pas seulement en matière de gueulantes, je parle de toutes les manières possibles de le faire. Il met les gens à l’aise, les relaxe. » Un saint, John Terry ? A priori plus abordable que l’image de bad boy qu’on lui prête, en tout cas. Sauf qu’avec l’enjeu de la finale des play-offs, Derby County ne devrait pas se retrouver face à la version good cop. Ça tombe bien, Lampard ne sera pas là non plus pour déconner. « C’étaient deux joueurs qui se donnaient toujours à 150%. Un jour, à l’entraînement, John a ouvert la jambe de Čech la veille d’un match parce qu’il avait tardé à dégager. Avec cet état d’esprit, vous pouvez imaginer ce qu’ils vont demander à leurs joueurs » , rapporte Christophe Lollichon. Préparez les ambulances, à Wembley !

Par Douglas de Graaf
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