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Tanguy, prêt à quitter le nid

Il devrait, selon toute logique, être l'une des surprises de la sélection de Didier Deschamps en vue des deux rencontres à venir face à l'Islande et l'Allemagne. Enfin, peut-on encore parler de surprise ? En réalité, tout le monde l'attend : Tanguy Ndombele sera Bleu à 14h. Tout sauf illogique.

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Elle n'est pas un peu bizarre, cette salle d’accouchement ? Tous les indispensables sont pourtant là : lumières blafardes, public jouant des coudes pour être au premier rang, et puis ces cris qui résonnent dans un brouhaha actif de gens affairés à donner la vie, rien que ça. Pendant soixante-quatre minutes ce 17 septembre 2017, dans cette drôle de pièce de travail au revêtement vert criard que l’on appelle Parc des Princes, une belle inconnue lyonnaise multipliera les contractions. Une toutes les deux à trois minutes environ, annonciatrices de l’évènement qui guète. Le papa, Bruno Génésio, transpire du front.


Soudain, on pourrait le jurer, voilà le haut du crâne, là, entre les cuisses de la belle ! Au détour d’un tacle dans les pieds de Neymar, les épaules jaillissent. Une feinte de corps bien sentie devant Thiago Motta et le bassin se dévoile, suivi de peu par des cuisses d’un bébé déjà bien trop grand pour les standards d’un premier jour d’existence sportive. Et puis enfin, après soixante-quatre minutes de jeu, donc, le premier cri : une frappe dantesque fracassée sur la barre d’Alphonse Areola, et voilà que l’on frottait la carcasse humide et luisante de Tanguy Ndombele, à 22h19 le 17 septembre 2017, date et heure de sa deuxième naissance, vingt ans et des brouettes après la première. Treize mois plus tard, voilà que déboule déjà la troisième : le gamin s’apprête à courir fêter sa première sélection en Bleus alors qu’il devrait encore se déplacer en glissant sur les fesses.

À la réception des « miettes »


Il faut le dire, puisqu'on parle parfois de chance pour réussir dans le métier. Si une mise au monde a son lot d’impondérables, il convient de reconnaître au milieu de terrain français un certain talent pour provoquer les coups de pouce divins : la blessure de Tolisso, d’abord, le comportement de Rabiot, ensuite, le flou entourant Kondogbia, enfin. Amusant, d’ailleurs, à l’heure d’un premier appel qui ne serait probablement pas venu aussi tôt sans les ligaments brisés du premier, de se rappeler que la première sélection de Ndombele en équipe de France Espoirs découlait déjà du corps endolori de Maxime Lopez. On était alors en août 2017, et le gamin jouait à Amiens. Bon sang, que les enfants grandissent vite. Trop vite ? Là, c’est un autre terrain : on passe aux performances.



Ici, force est de constater que le bonhomme mérite le coup d’œil. « Il est en train d’atteindre le niveau international » , prévenait déjà Bruno Génésio en marge de la rencontre face au Shakhtar Donetsk, louant au passage ses progrès « dans le volume de jeu, la récupération de balle et son utilisation » . Un côté « mon bébé est le plus beau de la terre » , mais pas que. Depuis son explosion au Parc, Ndombele endosse bien malgré lui le costume de la curiosité que l’on s’amuse à questionner, celui du phénomène rejeté par les centres de formation de Caen, Angers ou Auxerre, et gentiment mis de côté par Guingamp, la faute à « sept kilos en trop » , selon Nordine Baaroun, directeur du centre de formation de l’En Avant lors de son passage au club, entre 2011 et 2014. Et probablement quelques grammes de fainéantise indésirable, aussi. Il faut voir le gamin en conférence de presse : mains sur les genoux, là sans l’être vraiment, le peu de verbe employé pollué à cadence régulière par des « après » en trop grand nombre. Mixez le tout, et voilà sa réponse lorsque la question de la sélection lui était adressée en janvier dernier. Tôt, bien trop tôt : « On y pense, après ça reste un objectif à long terme. Après, moi, je suis pas pressé. Mais si après je suis appelé, je suis preneur. » Après, c’est pas faux.

Tolisso Junior, sergent Major


La présence de Ndombele dans le groupe Bleu – si tant est qu’elle vienne à se confirmer, réponse à 14h – répond autant à l’heure actuelle à une nécessité sportive qu’à la volonté de Deschamps de tester le fond du réservoir magique qui lui crache des talents à la gueule depuis bientôt trois ans. Houssem Aouar était également dans les petits papiers et aura sa chance, pour sûr, mais « paye » à l’heure actuelle sa bonne forme dans une position plus offensive à Lyon. Quand à Mattéo Guendouzi, milieu d’Arsenal, il devrait être laissé à disposition des Espoirs. Sans compter Morgan Sanson, Moussa Sissoko et Tiémoué Bakayoko, qui disposent d’un train de retard, là où Kondogbia semble, sauf énorme surprise, avoir tiré un trait sur les Bleus – ou réciproquement. Encore une fois, c’est une constante Deschamps : son effectif est peut-être l’un des plus jeunes du monde, mais ceux qui le composent ont déjà eu le temps de sortir de l’œuf et de se refaire une coquille.


Un an de gestation donc, pour le Lyonnais, lui dont la place aurait pu être celle de Nzonzi en Russie. Il en était question avant sa baisse logique de forme à l’automne, mais le timing était un peu trop court. Ndombele est surtout le petit nouveau au profil le plus semblable à celui de Tolisso – Rabiot excepté, mais il « faut peut-être attendre un peu » selon Guy Stéphan –, la frappe de balle en moins, seule marge encore fortement perfectible pour espérer s’installer durablement en EDF. On l’a vu à l’aise en 4-3-3, tranquille en 4-2-3-1, parfois fabuleux, comme face à City en C1. Et, bonne nouvelle : la récente formule à trois remplacements de la Ligue des nations limitant les essais cliniques, les tricolores ont eu la bonne idée de programmer un match amical face à l’Islande jeudi prochain au Roudourou. Une occasion trop rare pour ne pas être saisie au vol : assister au développement d'un bébé-éprouvette, ça fait toujours avancer la science. Alors pourquoi pas une équipe de France ?

Par Théo Denmat
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