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Tainmont : « Je ne veux pas que le foot décide de ma fin de carrière »

Libre depuis la fin de son bail à Malines (D1 belge) cet été, le Français Clément Tainmont (34 ans) a échappé aux radars durant le mercato et s’est fendu d’un cri du cœur sur les réseaux, ce jeudi, pour enfin trouver un point de chute. L’ailier formé à Valenciennes et rompu aux joutes de Ligue 2 le clame : il en a encore sous le capot.

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Ton message a beaucoup été relayé. Tu t’es dit que c’était la dernière solution après avoir vu le mercato se clôturer ?
J’étais dans l’attente d’un club, d’une solution, avec mes agents, je n’ai pas eu d’opportunités, et dans ce cas-là, tu dois trouver un moyen de te faire remarquer. Ça n’était pas le but au départ, mais il fallait que les gens, les clubs entendent ce que j’avais au fond de moi. Le seul moyen pour moi était de passer par les réseaux sociaux. J’ai pris le risque, même si c’était à double tranchant. Je n’avais rien à perdre : je n’ai pas su boucler le mercato avec mes agents, je devais prendre en main mon avenir. Ça a pas mal fait le tour, je suis agréablement surpris. On va voir où cela mène.


C’était une idée de tes agents, ou une initiative personnelle ?
C’est venu de moi. J’ai estimé que mes agents n’avaient pas fait le boulot nécessaire, sans leur manquer de respect. Quand tu prends un agent, c’est ce que tu attends de sa part. La veille au soir, impossible de dormir : j’ai cogité, et c’est venu comme ça. Ils étaient assez surpris que je fasse ça, et d’ailleurs des personnes dans le milieu des agents m’ont contacté. Les retours que j’ai, c’était : « Ta démarche est belle, on sent que tu as faim de retrouver les terrains. »

C’est pourtant toi qui avais inscrit le but de la montée pour Malines, en 2019. Tu t’es senti trahi au moment où ils ne t’ont pas resigné ?
Oui et non parce qu’à l’âge que j’ai, je sais comment le monde du foot est fait. J’ai joué, j’ai été décisif, j’ai marqué le but du titre qui permet encore aujourd’hui au club d’évoluer en D1, j’ai remporté la Coupe de Belgique en inscrivant quasiment le but de la qualif et en disputant la finale... J’ai quand même été très important à des moments-clés du club. L’idée était de prolonger, j’en avais envie, l’entraîneur (Wouter Vrancken) avait apparemment envie que je continue avec lui, mais sur la deuxième année, on m’a mis sur le banc, je n’ai jamais eu de temps de jeu.
« Peut-être que le championnat belge est sous-estimé. Quand on voit le parcours des équipes belges en Europe sur les dernières saisons, c’est en progression et il y a de la qualité. J’avais été voir Valenciennes jouer contre une D2 belge cet été, ils ont pris 3-0. »
Tu entres à la fin pour jouer la montre pendant que ton équipe a déjà fait le boulot, ça n’est pas évident de te mettre en valeur... Là, je pressentais que les dirigeants n’avaient pas envie de continuer avec moi. Ils ont même fait ça à des joueurs qui ont été titulaires toute la saison et qui ont été très bons. Il y avait peut-être des critères d’âge et de potentiel à la revente qui faisaient qu’on ne rentrait pas dans leur projet. La Covid est arrivée, je faisais mon programme comme tout le monde, j’attendais un retour du club jusqu’au jour où ils m’ont informé au téléphone, voire par message, de leur décision, fin avril début mai. C’est malheureux parce qu’il y avait quelque chose de bien avec les supporters, ils s’étaient vachement identifiés à moi comme celui qui avait fait remonter le club, et il y a eu beaucoup de réactions au moment où le club a annoncé mon départ, au même titre que d’autres. Je le redis : je ne suis pas égoïste, la situation est globale, il y a énormément de joueurs qui sont en train de subir ça. Le but de ma démarche, c’était aussi ça.



C’est à Malines que tu gardes pour le moment les meilleurs souvenirs de ta carrière ?
Émotionnellement oui : quand tu gagnes des titres, ça te marque. Mais quand j’ai commencé en France, j’ai fait trois montées d’affilée (de National en Ligue 1 avec Reims et entre les deux de National à Ligue 2 avec Amiens), c’est fort, même s’il n’y avait pas de coupe à soulever. Après, il y a eu Châteauroux et Charleroi, avec qui j’ai fait des playoffs 1, des gros matchs, des tours préliminaires de Ligue Europa. Il y a eu toutes ces expériences enrichissantes, puis les titres avec Malines, ce sont des moments gravés. J’ai laissé des bons souvenirs partout, et ça a été l’apothéose avec ce souvenir club.

Tu dis qu’ « aucun club n’a fait le nécessaire » pour t’engager. Tu as eu des touches quand même ? On disait que des clubs de D1 et D2 belges s’intéressaient à toi.
Personnellement non. Mes agents ont sondé les clubs, ils ont fait le tour. Il y a eu des clubs intéressés, et à chaque fois on n’avait plus de nouvelles après, c’est un peu l’histoire de ce mercato. Ce sont des choses que je ne contrôle pas : comment les agents gèrent avec les clubs, comment les clubs discutent de mon profil en interne.

« Après le 30 juin, j’ai continué de suivre le programme du préparateur physique, je faisais mon petit fitness en rentrant chez moi. Tu vas sur Youtube, tu achètes un peu de matos et tu fais ça dans ton jardin. »
Tu avais notamment dit que revenir à Valenciennes t’intéressait et que tu avais des contacts avec Fabien Mercadal à Dunkerque. Tu as pour objectif de revenir terminer ta carrière en France ?
L’idée, c’est ça. J’ai été formé à Valenciennes, j’y ai joué quinze ans, et à l’âge de vingt ans, ils ne m’ont pas gardé. Je suis passé par le foot amateur pendant deux ou trois ans, puis j’ai joué à Dunkerque pendant deux ans avec le parcours en Coupe de France, c’est à ce moment-là que j’ai été repéré, et après, j’ai basculé vers les clubs pros. C’était mon projet de boucler la boucle en rentrant là où je n’avais pas été gardé pour montrer ce que je vaux, et alors de finir dans un club dans lequel je me suis forgé de très bons souvenirs avant de passer pro, c’est pour cela que je me voyais bien finir dans ces deux clubs. J’ai longuement discuté avec l’entraîneur de Dunkerque, on se connaît, lui était chaud, mais les « décideurs » un peu moins. Valenciennes pareil, il y a eu de l’intérêt de la part de l’entraîneur avec qui j’ai joué, mais à cause de ceux qui ont les rênes, ça a freiné. Il y a plusieurs raisons, mon âge, mon temps de jeu, et peut-être le fait d’être parti à l’étranger et de ne plus avoir été assez visible en France. On se fait un peu oublier. Peut-être aussi que le championnat belge est sous-estimé, on dit que c’est trop facile. Quand on voit le parcours des équipes belges en Europe sur les dernières saisons, c’est en progression et il y a de la qualité. J’avais été voir Valenciennes jouer contre une D2 belge cet été, ils ont pris 3-0.

Tu t’es également inscrit sur LinkedIn. C’est nouveau pour toi, de te retrouver dans cette situation de recherche ?
Ça rejoint mon message. J’ai voulu ajouter d’autres cordes à mon arc au-delà du travail de mes agents en qui j’ai une entière confiance. LinkedIn, c’est venu de Baptiste Aloé, je suis tombé là-dessus, et mon frère qui est patron d’entreprise m’avait déjà dit de m’y mettre. J’essaie de varier les démarches. Et ça montre aussi que j’ai faim. Je ne veux pas que le foot décide de ma fin de carrière, c’est vraiment la chose que je supporte le moins.



Ton plan de carrière, c’était d’aller au-delà de 34 ans ?
Oui, car j’ai démarré sur le tard en professionnel, à 25 ans. Je n’ai pas eu le parcours classique, avec centre de formation et entraînement tous les jours : souvent, ces gens-là arrêtent parce que le corps est fatigué, tu t’es entraîné pendant des années et des années, ça joue sur la longueur. Et dans la gestion de ma carrière, j’ai toujours été hyper pro, fait attention à moi. Tu sens quand ton corps est fatigué et que tu dois dire stop. Là j’ai 34, mais physiologiquement, je sens que j’ai les capacités. Aujourd’hui, beaucoup de joueurs vont au-delà de ce que les standards du sport voudraient. Je me suis préparé à fond depuis six mois, et je n’attend que de réintégrer un vestiaire.

Comment tu t’es entretenu, depuis mars ?
J’ai tout fait tout seul. J’ai toujours fait à ma sauce. Quand la saison s’est arrêtée, j’avais le programme du préparateur physique de mon club, ça durait jusqu’au 30 juin, sachant qu’à Malines, on avait la réputation de bien travailler à ce niveau-là. Ensuite, j’ai continué de suivre ce programme, je faisais mon petit fitness en rentrant chez moi. Tu vas sur Youtube, tu achètes un peu de matos et tu fais ça dans ton jardin.


Ton dernier match date de février. Comment tu tiens le coup moralement ?
Au début je ne stressais pas. On nous avait bassiné le cerveau en nous disant que nous joueurs libres, on serait une aubaine pour les clubs, parce qu’on est gratuits et qu’avec ce qui s’est passé, les clubs n’ont pas le même budget transferts que d’habitude. Finalement, on est les perdants parce que la grande majorité des joueurs dans mon cas se retrouvent sans rien aujourd’hui, des joueurs qui ont parfois une bien plus belle carrière que la mienne ! Tu vois que rien ne se passe, tu travailles, il n’y a pas de récompense, et à force, tu prends un coup, même si mentalement tu es costaud. Un jour, tu flanches et tu te dis « j’abandonne » , puis le lendemain tu te remets dedans. J’ai espéré jusqu’au bout, mais le 5 octobre c’était pour moi la date fatidique, et là tu prends un coup de massue. Pendant deux ou trois jours, j’ai fait le point sur ce que je pouvais encore amener, puis je me suis dit « c’est parti » , ça a donné ça. Je suis déterminé comme jamais.

Propos recueillis par Jérémie Baron
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