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Zinchenko-Cancelo-Walker, les fous de Guardiola

Kyle Walker, João Cancelo et Oleksandr Zinchenko ont tous le point commun d'être couchés comme latéraux sur une feuille de match. Plus que jamais, cette saison, les voilà pourtant poussés vers le cœur du jeu par Pep Guardiola lors des phases avec ballon d'un Manchester City qui libère les ailes aux ailiers et cherche à faire encore grimper d'un cran son contrôle. Explications.

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Coincée dans les mémoires, la séquence est devenue un must pour les amateurs de Pep Guardiola. On y voit l’entraîneur espagnol de Manchester City en doudoune, enfermé dans un petit écran de Sky Sports, attendant les questions d’une brochette d’analystes costumés. City vient alors d’éliminer le Borussia Mönchengladbach de la Ligue des champions grâce à un aller-retour parfaitement maîtrisé (0-2, 2-0), mais Gary Lineker, Rio Ferdinand, Owen Hargreaves et Jolen Lescott se sont attardés une partie de la nuit sur le positionnement de João Cancelo, devenu arme fatale de Guardiola entre la fin d’année 2020 et le début d’année 2021. Une question : pourquoi un latéral gauche se retrouve-t-il dans cette position et quel est l’intérêt de lui demander de venir dans cette zone lorsque son équipe a le ballon ?



Moins de deux minutes de jeu et on voit Cancelo, latéral gauche sur la feuille de match, venir se positionner à l’intérieur pour aider à l’effacement de la première ligne de pression adverse en appliquant le principe du 3e homme.


Quelques minutes plus tard, on voit Cancelo, toujours dans le cœur du jeu, être une porte de sortie pour Ederson.


Après un petit rire, Pep Guardiola s’élance : « Cette idée me vient d’Allemagne. Le pays où lorsque tu perds le ballon, ils te tuent en contre-attaque quand tes latéraux sont écartés. C’est l’une des raisons de ce choix. Mais l’idée principale est d’avoir plus de joueurs à l’intérieur pour se passer le ballon, d’avoir quatre, cinq, six joueurs, pour enchaîner les passes courtes et gagner en contrôle. Le gros concept derrière tout ça est que nous défendons avec le ballon. Et nous devons avoir le ballon le plus possible et être ensuite agressifs quand nous ne l’avons pas. Les occasions viennent ensuite, après tout ça, car quand nous cherchons à nous créer des occasions immédiatement, c’est plus compliqué. Avec plus de joueurs au milieu, tu peux te créer encore plus d’occasions. » L’idée n’est évidemment pas nouvelle avec l’entraîneur catalan, lui qui avait déjà envoyé ses latéraux dans le cœur du jeu lors de ses années au Bayern et qui avait également utilisé Fabian Delph dans ce rôle sur quelques rencontres lors de la saison du titre à 100 points, en 2017-2018. Un match remporté à Chelsea (0-1) avait particulièrement marqué les esprits et a pu, rétrospectivement, servir de base à Guardiola pour mesurer les limites de son projet anglais.


Septembre 2017, à Stamford Bridge, et on retrouve les premières notes du 2-3-3-2 actuel du City de Pep Guardiola : deux centraux (Stones et Otamendi ce jour-là), deux latéraux (Walker et Delph) appelés à entrer à l’intérieur en phase de possession et donc à entourer la sentinelle (Fernandinho ici), deux milieux créateurs et un faux 9 (David Silva, Kevin De Bruyne et Gabriel Jesus) et deux ailiers (Sané et Sterling) pour occuper les couloirs extérieurs.

Les secrets du pentagone


Utilisé en fonction des scénarios et des profils disponibles la saison dernière, ce 2-3-3-2 avec ballon, construit sur le même modèle que celui déployé par Guardiola en avril 2014 avec le Bayern contre Manchester United (Lahm et Alaba rentraient alors autour de Kroos, pendant que Ribéry et Robben agitaient les couloirs extérieurs), est aujourd’hui devenu une norme à Manchester City, même si l’approche comporte une part de risques, ce que les trois buts concédés face à Leipzig (6-3) cette semaine en Ligue des champions sont venus rappeler. Dès la première sortie de la saison des Citizens lors du Community Shield perdu face à Leicester (0-1), on avait ainsi vu Benjamin Mendy et João Cancelo venir former un pentagone avec Nathan Aké, Ruben Dias et Fernandinho.


Le pentagone et l’importance des zones occupées par Gündoğan (en bas de l’écran) et son pendant à droite (Cole Palmer ce jour-là), qui doivent tous les deux dézoner vers l’extérieur pour engendrer du trouble dans l’organisation défensive adverse.


Preuve ici où le déplacement de Gündoğan empêche Ayoze Pérez de pleinement s’engager sur Mendy : City va en profiter avec l’installation du mécanisme du 3e homme pour trouver Fernandinho face au jeu et enchaîner ensuite entre les lignes avec Gündoğan.

Pep Guardiola mature sa réflexion depuis de longues années et est ici guidé par plusieurs désirs. La volonté de l’entraîneur catalan de voir son équipe faire de la tauromachie d’une part, celle d'amener au foot le « pick and roll » du basket d’autre part, mais aussi celle de pousser au maximum ses fantasmes avec les latéraux, progressivement devenus sur un terrain de football ce que sont les fous aux échecs : des armes de longue portée. Si, comme le disait Jamie Carragher au début de la décennie, peu de joueurs ont rêvé un jour « de devenir Gary Neville » , le poste a changé et son évolution a déjà été largement documenté. Ce qu’en dit Guardiola va dans ce sens : « Je ne veux pas de latéraux coureurs de fond, mais des latéraux intérieurs. Je veux des milieux qui deviennent des latéraux. Ça a été une évolution cruciale pour mon Bayern : la polyvalence d’Alaba, l’intelligence de Lahm, la versatilité de Rafinha, l’énergie de Bernat. Un trésor. (...) On ne peut plus seulement considérer les latéraux comme de braves gars qui défendent sur les côtés, et de temps à autre, montent donner un coup de main. » Reste ensuite à s’adapter à l’approche défensive de l’adversaire en variant les structures de relance (3+2, 2+2, 2+3).

Ce qui a changé au cours des dernières années dans la relation entre Guardiola, qui partage au fond de lui le rêve de son adjoint Juanma Lillo d’évoluer avec onze milieux de terrain, et ses latéraux est surtout la nature des éléments alignés. S’ils sont tous utilisés pour lancer en profondeur des chasseurs d’espaces comme Gabriel Jesus, pour offrir du temps à des joueurs déséquilibrants comme Jack Grealish ou pour libérer de l’espace à des milieux offensifs aventureux (Gündoğan, Silva, De Bruyne, Foden...), João Cancelo et Oleksandr Zinchenko sont des meneurs de jeu dans l’âme. Après six matchs disputés cette saison, le Portugais est d’ailleurs le meilleur dribbleur et le joueur qui a tenté le plus de passes dans l’effectif de City. Face à Leipzig mercredi soir, c’est ensemble que Cancelo et Zinchenko ont brillé.


On a alors retrouvé le 2+3 à la relance qui a embrouillé la structure défensive de Leipzig grâce à une occupation parfaite des zones. Ici, Aké, aidé par le déplacement de Bernardo Silva, peut trouver facilement Zinchenko, qui peut ensuite décaler Rodri.


Sur certaines séquences, City pousse la chose encore plus loin avec des latéraux qui combinent ensemble à l’intérieur pour s’appuyer ensuite sur Rodri, positionné un cran plus haut alors qu’on voit bien le rôle de Grealish, collé à la ligne de touche.


Et parfois, Cancelo se retrouve ainsi placé pour marquer.


La map des ballons touchés par Zinchenko contre Leipzig (49).


Celle des ballons touchés par Cancelo (84, 1er de son équipe).

Lors de la récente démonstration contre Norwich (5-0), le positionnement intérieur des latéraux (Walker à droite, Cancelo à gauche) dans les phases avec ballon avait aussi - et surtout - démontré la pertinence de cette configuration face à des blocs regroupés face auxquels Walker et Cancelo peuvent aussi faire parler leur qualité dans le jeu long. Un circuit clair avait alors émergé, et la rencontre avait démontré que Gabriel Jesus pouvait avoir un avenir brillant (plus que Mahrez ?) dans ce type d’animation.


Positionné dans le demi-espace droit, Walker assume pleinement son rôle d’arme à longue portée : ici, il profite du bel appel de Bernardo Silva pour faire sortir un joueur de Norwich de sa ligne défensive et peut lancer Gabriel Jesus dans le dos de Giannoulis (dans une position où il subit forcément le duel). Au bout, Grealish inscrira le but du 2-0.



À la 70e minute, même schéma, même conséquence.


Map des ballons touchés par Walker (99) contre Norwich, qui montre parfaitement toute sa zone d’influence.

Mettre le compact


Lors des premières semaines d'une saison qui a vu Gareth Southgate pousser le vice en titularisant un autre latéral brillant (Trent Alexander-Arnold) en position de relayeur, si l’approche doit toujours être affinée, elle offre jusqu’ici les fruits souhaités par Guardiola : City a marqué 17 buts en 6 matchs toutes compétitions confondues, affiche un taux de possession moyen de 66% en Premier League et enchaîne les flèches, alors que Jack Grealish réussit parfaitement à s’intégrer dans le moule. Malgré tout, elle a aussi montré quelques failles, que ce soit contre Leipzig (Mahrez et Grealish ont été réprimandés pour leur faible repli) ou lors de la défaite contre Tottenham (1-0) où le contre-pressing avait explosé à plusieurs reprises, notamment à cause d’un Fernandinho aux fraises sur plusieurs séquences (5 tacles réussis sur 11 tentés au passage). Utilisé pour ne pas prendre de baffes sur les transitions adverses, Manchester City en avait ironiquement concédé un paquet face à des Spurs malins.


L’approche défensive de Tottenham face au 2-3-3-2 de City : proposer un bloc le plus compact possible face à une organisation offensive elle aussi ultra compacte.


Exemple d’une situation compliquée à gérer après un contre-pressing raté. Le but de Tottenham viendra d’ailleurs d’une séquence similaire.


Dans un tout autre registre, face à Leipzig, on a pu voir que lorsque la compacité est maintenue...


... les conversations intérieures deviennent limitées.


On en revient ici aux réflexions qui portent Guardiola depuis le début : l’efficacité défensive d’une équipe est dépendante de sa structure offensive, d’où l’importance de rapprocher les latéraux dans le cœur du jeu. Ainsi, City réussit à contrôler le temps, le rythme des échanges et à se préparer à récupérer rapidement le ballon après sa perte grâce à une densité axiale renforcée qui favorise la compacité de son bloc équipe. Manchester City continue d’évoluer et Guardiola de jouer avec les frontières de sa réflexion au risque d’en payer le prix parfois, comme en finale de la dernière C1. Le PSG, qui retrouvera les Mancuniens prochainement en Ligue des champions, doit s’y préparer.

Par Maxime Brigand
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