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Comment Jürgen Klopp a construit son Liverpool

Arrivé à Liverpool en octobre 2015 avec son gegenpressing sous le bras, Jürgen Klopp vient de remporter le premier titre de champion d'Angleterre de sa carrière au bout d'un peu moins de cinq ans d'évolutions tactiques et d'un apprentissage progressif du football de possession. Dépliage d'un monstre.

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Il faut le vivre pour le croire et s’attarder sur le regard des victimes pour comprendre. Le 24 août 2019, Arsenal prend un bouillon à Anfield. L’expérience est violente, brutale, bien plus traumatisante que ce que le score (3-1) racontera au bout de la rencontre. Dani Ceballos, qui vit ce jour-là son dépucelage chez les Gunners, livrera son ressenti quelques semaines plus tard au Guardian : « Je n’ai jamais vu ce que j’ai vu à Anfield. Je n’ai jamais vu une équipe qui joue mieux que ça, qui presse comme ça, avec la manière dont les supporters poussent les joueurs... Ils vous privent d’air. On passe tellement de temps à défendre et quand vous voulez faire quelque chose avec le ballon, quand vous voulez respirer, ils sont de retour sur votre dos. »
«   Je n’ai jamais vu ce que j’ai vu à Anfield. Je n’ai jamais vu une équipe qui joue mieux que ça, qui presse comme ça, avec la manière dont les supporters poussent les joueurs... Ils vous privent d’air.   » Dani Ceballos
Cette sensation est ce que Jürgen Klopp cherche depuis le premier jour, lui qui expliquait il y a huit ans à Die Zeit savourer « l’intensification totale, quand les détonations surviennent de partout, cette phase de "tout ou rien", quand on a la sensation que les gens n’osent pas respirer. » Ainsi va le foot selon le technicien allemand : à ses yeux, ce sport est un jeu qui se cuisine à l’étouffée. Cette vision vient de loin, notamment de ses années passées en tant que joueur à Mayence, où son entraîneur Wolfgang Frank lui a un jour fait comprendre, avec des vidéos du Milan de Sacchi à l’appui, que la clé sur un terrain était de maîtriser la distance.



« En maîtrisant la distance, tu décides de la taille du terrain, de ses dimensions, détaillera Klopp à So Foot bien des années plus tard. Toi, et personne d’autre. Le terrain est le même pour les deux équipes, mais si tu décides de l’espace dont tes adversaires vont disposer, c’est en quelque sorte toi qui fixes ce qui leur reste pour s’exprimer. » C’est avant tout grâce à cet élément central de sa philosophie qu’il a construit son succès et qu’il a conquis, jeudi dernier, le premier titre de champion d’Angleterre de sa carrière, le premier des Reds depuis 1990. Alors que l’on ramasse encore les bouteilles vides dans Liverpool, il est l’heure de décrypter ce cocktail magique, fait d’une conquête parfaite de l’espace et du temps, d’un pressing intense, d’un contre-pressing étouffant, de contres supersoniques et d’un peu moins de cinq ans de boulot intense pour retaper un club dont l’entraîneur le plus mythique, Bill Shankly, avait pour rêve de « construire une équipe invincible au point qu’il faudrait faire venir des foutus Martiens » pour la battre. Soit exactement ce qu’a réussi à mettre sur pied Jürgen Klopp depuis son arrivée en ville, en octobre 2015.


Gegenpressing et « terrains gras »


Premier boulon essentiel de la machine. L’important, selon Klopp, n’est pas d’avoir le ballon, mais de ne jamais perdre le contrôle, ce qui passe par une parfaite exécution de ce qu’il a un jour érigé en « meilleur meneur de jeu du monde » : le gegenpressing. Interrogé sur Sky Sports à son arrivée en Angleterre, voilà comment le vantait l’Allemand : « Notre approche n’est qu’une question de timing, une réflexion sur l’opportunité donnée. Si vous jouez haut, l’adversaire ne peut pas jouer, c’est la clé. » Grâce à cette stratégie d’usure de l’adversaire, où l’on cherche à récupérer le ballon haut pour surprendre l’adversaire au beau milieu d’une phase de transition afin de sauter l’étape du replacement, un football de chasseurs se met en branle.
« Si j’avais vu étant enfant le football pratiqué par l’Espagne à l’Euro 2012, qu’elle a pratiqué avec tout le mérite du monde, j’aurais fait du tennis. » Jürgen Klopp
Helmut Gross, le théoricien du contre-pressing en Allemagne, compare la chose à « un essaim d’abeilles s’abattant sur l’adversaire » . Klopp, lui, le justifie par la volonté de voir s’agiter sous ses yeux un football « vivant » : « J’aime ce sport parce qu’il faut courir d’un bout à l’autre du terrain, pas pour le côté "je prends le ballon et je vais t’apprendre à jouer au football". Il existe un courant de pensée qui dit que le vrai champion est celui qui prive l’adversaire de ballon. Si j’avais vu étant enfant le football pratiqué par l’Espagne à l’Euro 2012, qu’elle a pratiqué avec tout le mérite du monde, j’aurais fait du tennis. Moi, j’aime le football combatif, pas le football de maîtrise. Alors, le meilleur moment pour regagner le ballon selon moi, c’est immédiatement après l’avoir perdu. En évoluant de la sorte, je veux qu’à la fin du match, mes joueurs rentrent chez eux en se disant qu’ils ne pourront plus jouer pendant quatre semaines. Mon football, c’est celui des terrains gras. »


Au fond, quoi de plus jouissif que l’effort partagé ? Rien. Pour Klopp, c’est aussi avant tout la façon la plus « économe » de jouer au football. « Si vous ne contre-pressez pas, vous courez beaucoup plus, soufflait-il à RMC Sport en novembre 2018. Si vous récupérez le ballon haut, c’est peut-être dix ou quinze mètres de course pour deux ou trois joueurs. Mais si vous ne le faites pas là, vous avez dix joueurs qui doivent courir soixante-dix ou quatre-vingt mètres, donc... » C’est aussi une manière de ne pas se soucier de l’adversaire : peu importe qui se présente face à elle, une équipe de Klopp jouera de la même manière. Ainsi, aucune place n’est laissée au hasard. À Mayence, certains éléments étaient déjà présents : si Jürgen Klopp avançait en 4-4-2, il demandait déjà sa première ligne la plus avancée d’empêcher les transmissions vers les milieux axiaux adverses et à ses joueurs de presser dès la passe déclenchée vers le latéral ennemi. Le milieu droit sortait alors, par exemple, sur le latéral gauche adverse, et ses coéquipiers fermaient toutes les solutions autour tout en réduisant également l’espace de jeu (le milieu gauche se recentrait alors vers l’axe du terrain). En arrivant à Dortmund, Klopp a répété la chose, comme on le voit ici lors de la finale de Pokal 2012 remportée brillamment (5-2) face au Bayern Munich.



En phase défensive, le BvB s’organise en 4-4-2 avec une première ligne Kagawa-Lewandowski chargée d’empêcher les transmissions axiales.




Les deux attaquants ne pouvant couvrir toute la largeur du terrain, l’ailier droit sort sur le latéral adverse, et les attaquants coulissent pour aider à l’enfermer sur le côté. Derrière, il n’y a souvent que trois issues : soit le latéral doit reculer vers son central ou le gardien ; soit il perd le ballon ; soit il balance et perd généralement le ballon face à la puissance dans le jeu aérien des défenseurs centraux de Klopp.


En arrivant à Liverpool en octobre 2015, Klopp a alors commencé par ne pas toucher à cette structure. Lors de sa première victoire en Premier League, à Chelsea (1-3), on peut voir le 4-4-2 en phase défensive avec une paire Firmino-Lallana pour assurer la première ligne avec une petite variante dans la répartition des rôles : si Firmino est chargé de chasser l’axe central des Blues, Lallana, lui, s’intercale principalement entre les deux récupérateurs de Chelsea, Mikel et Ramires. Pour le reste, c’est du Klopp à 100%, avec toujours la même idée à la perte du ballon expliquée par Alberto Moreno à l’époque : « Le coach nous a rapidement expliqué que l’idée centrale, à la perte de balle, était de tout faire pour encercler le ballon et le regagner aussi vite que possible. »





Dès la perte de balle, Moreno jaillit pour fermer la transition de Chelsea et enclencher une nouvelle offensive de Liverpool.


C’est justement sur ce secteur – le pressing – que Jürgen Klopp va d’abord évoluer en passant progressivement au 4-3-3. S'il a ramené en Angleterre son gegenpressing, le technicien allemand va légèrement transformer son approche : ce nouveau système lui a permis de voir ses joueurs presser un cran plus haut, mais est aussi plus exigeant physiquement pour les milieux, qui doivent couvrir à trois (et non plus à quatre) les espaces en cas de passe réussie par l’adversaire dans l’entrejeu.





Le 4-3-3 demande aussi un respect de tous les instants du contrat social établi par l’entraîneur avec ses joueurs : plus que jamais, le foot est un sport qui se joue à dix joueurs de champ et où personne ne peut se planquer au risque de faire disjoncter l’organisation collective. Cette organisation demande aussi une grande intelligence tactique, indispensable pour parfaitement contrôler les différentes zones du terrain : en phase défensive, Sadio Mané et Mohamed Salah doivent ainsi fermer les potentielles phases intérieures, mais aussi couvrir une solution dans leur dos (leur latéral respectif), pareil pour Firmino (qui doit surveiller le six adverse). Derrière eux, les milieux s’adaptent et sont aidés par les latéraux, Alexander-Arnold et Robertson, deux types progressivement apparus lors de la saison 2017-2018 et rapidement devenus vitaux au système des Reds. Avant eux, Klopp demandait déjà les mêmes choses à ses latéraux, comme ci-dessous face à Chelsea, mais l’animation offensive de l’époque – un drôle de 2-4-4 avec lequel il était difficile de prendre de la vitesse et de la profondeur – était souvent trop stérile, notamment face aux petites équipes du championnat. Avec Klopp, Liverpool a d’ailleurs d’abord eu cette allure « solskjaerienne » de fort contre les forts, faible contre les faibles.


« Sans la vitesse, il n'y a pas de bonne équipe »


Puis, l’Allemand a avancé pas à pas et a réussi à faire comprendre à ses hommes – mais aussi à ses dirigeants – que « sans la vitesse, il n’y a pas de bonne équipe » . Vitesse dans la récupération du ballon, vitesse dans l’exécution : un cocktail entre le Barça de Guardiola et le Dortmund de Klopp. « Offensivement, il faut de la technique et de la vitesse, lançait-il, toujours à RMC Sport, en novembre 2018. À 100%, il faut être plus rapidement que l’adversaire dans les bonnes positions. » C’est ce qui amène au second boulon de la machine : les transitions. Puisque là où Liverpool s’en était sorti à Chelsea en novembre 2015 grâce à deux ballons envoyés sur Benteke, Klopp va rapidement comprendre, soit dès une victoire à City quelques semaines plus tard (1-4), qu’il possède dans son effectif un joueur capable de tout changer : Roberto Firmino, aligné pour la première fois en faux neuf dans un 4-3-3 en novembre 2015. À l’Etihad, le Brésilien sera de quasiment tous les buts et va enfiler son double costume : celui de première rampe de pressing et celui de facilitateur offensif. Là où il évoluait avec un neuf classique à Dortmund (Lewandowski), Jürgen Klopp a doucement monté, avec les arrivées de Salah et Mané, deux joueurs qui aiment partir de loin et danser dans les espaces, un trio polyvalent où Firmino stationne systématiquement entre les lignes adverses de façon à faire sortir des défenseurs et ouvrir des possibilités à ses deux potes cannibales. Klopp tient sa vitesse. Et son Liverpool va rapidement devenir une équipe redoutable, car multiple et donc imprévisible, beaucoup plus qu’avec Coutinho, dont le technicien allemand ne savait à la fin plus trop quoi faire. Salah et Mané sont deux pions qui collent parfaitement à sa philosophie (plus de 110 buts inscrits à eux deux depuis l’été 2017) et qui vont apporter une puissance affirmée aux Reds en contre-attaque (vingt-quatre buts inscrits sur cette phase de jeu en Premier League lors des trois dernières saisons, N.D.L.R.).

Explosion des latéraux, CPA et jouissance collective


Troisième boulon : en janvier 2018, Klopp a récupéré Virgil van Dijk, qui a eu la bonne idée de se fondre instantanément dans son nouveau moule tactique grâce à une qualité supérieure dans la couverture, une propension à ne jamais se jeter au sol et une maîtrise totale dans les airs. En ajoutant quelques mois plus tard un gardien fiable (Alisson), ce que Liverpool n’avait plus depuis Pepe Reina, Jürgen Klopp a obtenu plusieurs choses et une essentielle : la sécurité. Van Dijk et Alisson ont rassuré leur monde et ont soudainement libéré certains joueurs comme Matip ou Robertson, enfin libre de monter d’un cran sur le terrain sans craindre de laisser des boulevards dans son dos. Lors du match face à Arsenal, il est possible de parfaitement voir la structure offensive de ces nouveaux Reds – un 2-5-3 – et de constater que huit joueurs sont quasi en permanence impliqués dans les phases offensives.



Autre élément chiffrable : aujourd’hui, les joueurs qui touchent le plus de ballons, qui font le plus de passes et qui délivrent le plus de passes-clés de l’effectif sont justement les latéraux, Alexander-Arnold et Robertson. Lors de ses premiers mois en Angleterre, Klopp expliquait précisément l’importance de ces deux pions : « Aujourd’hui, les latéraux sont comme des milieux de terrain. Ils doivent jouer dans les half spaces, ils doivent jouer très haut, être capables d’être des ailiers ou des milieux centraux... C’est aussi ce que je leur demande. » Un match est parfait pour comprendre l’importance de l’Anglais et de l’Écossais : le Liverpool-Watford (5-0) de février 2019, lors duquel Robertson avait délivré deux passes décisives, Alexander-Arnold trois. Depuis l’été 2018, ils en ont déjà lâché plus de cinquante à deux.

Vidéo

Ces différents changements ont surtout fait de Liverpool une équipe tout-terrain, intense et capable de tenir le ballon là où pendant longtemps, les Reds se cassaient les dents sur les défenses regroupées et n’arrivaient plus à s’amuser lorsque l’adversaire les privait d’espaces. Affronter un bloc bas est « le plus grand défi pour n’importe quelle équipe de football du monde » selon Klopp, et l’Allemand n’a évidemment pas tort. Ainsi, les décrochages de Firmino pour apporter une supériorité numérique au milieu et faire office de liant entre les différentes lignes, la variété de Fabinho dans les transmissions et son goût pour les renversements caramels, l’apport des latéraux, la qualité dans le jeu long de Van Dijk – qui a oublié l’ouverture du score de Mané à Munich ? – ont fait du gang de Klopp un monstre complet. Si un homme a énormément évolué durant cette période, c’est bien Jordan Henderson, placé dans un rôle de milieu central droit chargé de bouffer les half spaces lorsque Mohamed Salah rentre à l’intérieur depuis le printemps 2019. Klopp s’est même excusé d’avoir autant tardé à le faire évoluer dans ce nouveau registre. Son match contre Arsenal en août dernier permet de voir toute la variété de sa palette :





Sur ces deux phases, Henderson devient un support offensif et un relais pour Salah ou Firmino.




En phase défensive, Henderson se joint aux trois offensifs pour gêner la relance adverse.




Henderson s’est également parfaitement fondu dans le contre-pressing et aide à l’enfermement des adversaires.


Dernière arme de la bête : les coups de pied arrêtés, où Trent Alexander-Arnold excelle notamment, ce qui n’est plus à prouver. Liverpool est l’une des meilleures équipes du continent dans ce secteur et a inscrit 17% de ses buts en Premier League cette saison sur ces phases (22% la saison dernière, auxquels il faut ajouter ceux marqués en C1, notamment celui lors de la demi-finale retour contre le Barça à Anfield). « J’aime marquer sur coup de pied arrêtés, expliquait Klopp en février 2019. Il y en a beaucoup durant un match, et il faut les utiliser. » C’est par exemple grâce à un corner que les Reds avaient débloqué une situation complexe à Wolverhampton en début d’année. Là encore, pas de secret : si Liverpool est devenu aussi dominant sur CPA, c’est notamment grâce à l’arrivée dans le staff de Thomas Gonnermark, un spécialiste du secteur et des combinaisons sur corners.

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Après un peu moins de cinq ans de boulot, Jürgen Klopp tient donc son titre et va le célébrer jeudi en affrontant, comme un clin d’œil, le Manchester City d’un Pep Guardiola qui l’a empêché d’être champion la saison dernière. Le succès de Liverpool n’est pas qu’une quête, c’est une mise à mort – 28 victoires, 2 nuls, 1 défaite, deuxième meilleure attaque, meilleure défense –, et la victoire d’une équipe plus que jamais flexible, où les premiers attaquants sont les latéraux, où les buteurs sont les ailiers, où les attaquants axiaux sont les premiers défenseurs et où tous les joueurs ont surtout marché physiquement sur cette saison. Rarement une équipe aura à ce point réussi à combiner le fait d’écraser son championnat avec un style aussi excitant émotionnellement pour les observateurs. C’est la victoire d’une idée, d’une approche : celle d’un football « jouissif » . En octobre, Klopp le disait à sa manière à So Foot : « Rester forts et confiants en ce que l’on fait quand les choses tournent mal fait partie du voyage. Mais le foot, ce n’est pas de l’aérospatiale, quand tout se met en place, c’est brillant à voir. » Voilà sa troupe au sommet.

Par Maxime Brigand