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Tactique : comment Griezmann a retrouvé le sourire face à Villarreal

En galère depuis plusieurs semaines, Antoine Griezmann a retrouvé son plus beau costume dimanche soir, à Villarreal, où le Barça s'est baladé (1-4) et où le Français a inscrit un but merveilleux. Replacé dans l'axe, soudainement, le Griezmann du mondial 2018 renaît.

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15 juillet 2018. Adil Rami, fraîchement champion du monde et armé d’une moustache devenue porte-bonheur, déboule dans un couloir du stade Loujniki, à Moscou. Et tire : « Les gars, pour raconter Grizi, les actions parlent plus que les mots... Regardez bien. » Deux jours plus tôt, Antoine Griezmann était déjà venu le raconter en personne, au cours de l’une des dernières conférences de presse du mondial où il était venu expliquer au monde entier qu’il n’était plus le gosse insouciant de l’Euro 2016. « À l’époque, j’étais meilleur buteur et on a perdu. Cette fois, je me suis dit que j’allais marquer moins de buts pour voir si ça changerait quelque chose, s’était alors poilé l’international français. Mon jeu change, je cherche plus à mettre le rythme désormais, à savoir s’il faut garder le ballon ou accélérer. Si je marque, tant mieux, mais je suis plus un joueur qui pense à l’équipe qu’à mettre des buts. » À ce petit jeu, Griezmann s’en est très bien sorti et était reparti de Russie avec un nouveau statut, de nouveaux regards posés sur le joueur mature qu’il était devenu, et plus personne ne doutait de sa capacité à faire des châteaux de sable avec de la poussière. Après la compétition, son entraîneur à l’Atlético, Diego Simeone, était alors venu louer un « cerveau » d’une valeur jugée « inestimable » avant de prendre dans ses bras l’un des seuls joueurs au monde  capable selon lui « de comprendre et d’interpréter le football » d’une telle manière. Soit comme un mec en constante recherche du bon angle, de la bonne passe, du bon décalage, du geste juste. Que pouvait-il lui arriver ? Aux yeux de tous, aucun soupçon : ce type était une île de beauté dans un monde qu’on cherche en permanence à chiffrer.



Griezmann ne se lit pas ainsi. Le Barça, considéré comme le paradis du jeu, était alors un monde parfait pour lui. Comment en vouloir à l’un des meilleurs joueurs de sa génération de chercher à se frotter à la concurrence de l’un des clubs les plus joueurs du monde ? On ne peut pas. Surtout que Griezmann avait réussi son décollage – deux buts inscrits face au Betis lors de son premier match au Camp Nou – et semblait en passe de faire glisser les sceptiques dans ses chaussettes. Trop simple. La suite est connue : Antoine Griezmann s’est progressivement éteint, est devenu un casse-tête et un héros ne brillant que par bribes. Il y a une semaine, son coach au Barça, Quique Setién, a même estimé qu’il lui était compliqué de « faire jouer Griezmann sans déstabiliser l’équipe » . Derrière, une foire : le père du joueur, Alain, a attaqué la direction sur les réseaux sociaux, la sœur, Maud, également agent du bonhomme, a provoqué une réunion avec les responsables du club catalan. On le croyait mort pour le Barça, réduit à un rôle ramasse-miettes. Puis, dimanche soir, à Villarreal, Antoine Griezmann est revenu. En patron, dans sa version la plus cool et au meilleur moment, puisque le Barça restait sur trois nuls lors de ses quatre dernières sorties et qu’il ne peut plus se foirer s’il souhaite rattraper un jour un Real qui semble malgré tout intouchable.


Nouveau système, retour du couteau suisse


Il y a eu le score (1-4) et un but, inscrit avant la pause et qui a déjà fait le tour du monde : une merveille de lob lâché à l’entrée de la surface après une talonnade d’un Lionel Messi qui était il y a encore quelques jours « incompatible » avec le Français (un tiers des buts inscrits par Antoine Griezmann en Liga l’ont pourtant été après une passe de l’Argentin, N.D.L.R.). Une douceur qui ne peut résumer à elle seule ce qui a été vu dimanche à la Ceramica, où l’on a retrouvé ce mec capable de crever dans l’herbe et de nettoyer le moindre ballon. Cela s’explique d’abord par le choix de Setién de bousculer son schéma en passant à un 4-4-2 losange, avec Messi en 10 et un Griezmann associé à Suárez devant (sur certaines séquences le Français n’a pas hésité à prendre la place de l'Argentin en meneur de jeu). Antoine Griezmann s’est alors retrouvé au milieu de son terrain d’expression favori – au cœur du jeu – et a pu se balader à sa guise pour toucher un nombre de ballons à la mesure de ses désirs (56, contre 22 face à Leganés mi-juin, N.D.L.R.). Changement d’apport automatique : soudain, Griezmann a rayonné dans toutes les zones, a pris des initiatives et a profité des moindres espaces laissés par un Villarreal aventurier.



Griezmann a commencé la partie à droite de Suárez, à l’avant du 4-4-2 (ou 4-3-1-2) de Setién. Défensivement, il a parfaitement gêné les relances de Villarreal, se plaçant systématiquement sur la ligne de passe entre Pau Torres et Alberto Moreno.



Dans la construction, son rôle a été multiple. Ici, trouvé par Busquets, il vient aider à la formation d’un triangle avec Vidal, avec qui Griezmann a beaucoup échangé dimanche soir, afin de permettre la progression du bloc.



Trouvé entre les lignes par Piqué, Griezmann a cette fois la possibilité de se retourner et se sert de l’appel de Suárez pour écarter côté gauche.



Autre circuit : Griezmann part en profondeur et sert de relais à Lionel Messi, qui va ensuite pouvoir tourner le jeu à droite.



Pour l’une des premières fois depuis son arrivée au Barça, on a retrouvé le Griezmann lubrifiant, et Setién s’est félicité après coup de lui avoir offert « une position plus confortable » , qui lui permet de ne plus être cantonné sur un côté et de marcher un peu moins sur les pieds de Messi. Cette fois, le trio Suárez-Messi-Griezmann a été très complémentaire et a pu combiner à plusieurs reprises dans les petits espaces. Le but inscrit par le Français en est d’ailleurs la preuve.



Sur l’action du but de Griezmann, Suárez trouve le Français plein axe, qui va dans un premier temps être une rampe de lancement pour Messi.



Messi va ensuite s’enfoncer plein axe, attirer deux joueurs de Villarreal sur lui et talonner pour Griezmann, qui n’a ensuite plus qu’à lober Asenjo.



Au-delà de son but, Griezmann a été impliqué dans la majorité des nombreuses occasions du Barça, notamment celle qui a conduit au but inscrit contre son camp par Pau Torres après trois minutes de jeu. On l’a ensuite vu parfaitement servir Vidal après avoir été à la récupération du ballon devant sa surface.







Partout offensivement, capable de compenser les déplacements de Messi et Suárez, faux attaquant retrouvé, Griezmann a aussi attrapé les regards grâce à un investissement défensif précieux, sa capacité à résister dans les duels et des tacles tous réussis.





Imbattable depuis la reprise, Villarreal pouvait enterrer définitivement le Barça dans la course au titre. Les hommes de Javi Calleja ont finalement permis au club catalan de briller dans une nouvelle formule, qui pourrait être rapidement revue et qui aide les trois offensifs à être être plus proches que dans le 4-3-3. Mieux, selon Piqué, cette approche « sécurise » aussi défensivement le Barça. Elle permet surtout à Griezmann de pouvoir agiter son cerveau dans son costume préférentiel : celui de couteau suisse. Comment s’en plaindre ?



Par Maxime Brigand
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