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Tactique : Galtier à Nice, les premiers éclats

Arrivé à Nice cet été dans la foulée d’un titre de champion de France remporté avec Lille, Christophe Galtier vit un début de saison sans grande secousse avec sa nouvelle troupe et a déjà posé sa patte sur le jeu des Aiglons grâce à un modèle de jeu affirmé.

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Assis dans le fauteuil de son bureau de l’Étrat, Christophe Galtier, alors entraîneur d’un groupe d’homme verts qui se produisent au même moment à un peu plus de quatre kilomètres de distance, est face à un large écran. C’est une soirée d’octobre 2016 que le technicien stéphanois, suspendu, a décidé de vivre seul, dans sa bulle, loin des hurlements continus de Geoffroy-Guichard, armé de son carnet de notes. L’AS Saint-Étienne, dont il tient le volant depuis l’hiver 2009, a beau s’imposer sans lui face à Qabala (1-0), Galtier ne prend strictement aucun plaisir.

Plusieurs années plus tard, voilà ce qu’il garde de cette nuit, comme il l'expliqua la saison dernière à So Foot : « Cette soirée a été un déclic. J’avais décidé de voir la rencontre dans des conditions différentes plutôt qu’en tribunes après avoir pris conseil auprès d’Arsène Wenger. Là, je me suis dit : "Si je suis supporter de Saint-Étienne, je suis content parce qu’on a gagné 1-0, mais wow..." Après mon départ de Saint-Étienne quelques mois plus tard, j’ai revu d’autres matchs. J’ai aussi écouté ceux qui étaient devenus mes anciens joueurs. On a pas mal échangé durant mes six mois d’inactivité, et je leur ai demandé : "Les gars, j’ai la sensation qu’on s’est un peu emmerdés, non ?" Et ils m’ont répondu : "Oui, coach, on s’est emmerdés..." Derrière, j’ai refait le plein et j’ai voulu revenir à un football plus moderne. Un football de transition, rythmé, offensif, dense, intense... »

Un football vivant et ambitieux, qui a aidé le LOSC à progressivement retrouver des couleurs et à rafler son premier titre de champion de France depuis dix ans, au printemps dernier. Un projet de jeu qui a surtout excité les joueurs croisés par le natif de Marseille, mais aussi un paquet de décideurs, Galtier donnant finalement sa préférence à l’OGC Nice et à son ancien pote de padel et directeur du football chez les Aiglons, Julien Fournier. Pourquoi Nice, au juste ? Pour le projet, pour le groupe Ineos qui gagne partout où il passe ( « Ils sont sur la voiture la plus rapide en Formule 1. Ils sont sur les bateaux et les vélos les plus rapides du monde... » - Galtier à L’Équipe, au printemps), pour les hommes et les joueurs déjà en place, pour l’enveloppe donnée au technicien français afin de renforcer l’effectif en fonction d’un modèle de jeu très spécifique. Résultat : un peu plus de trois mois après son retour dans le sud de la France, Christophe Galtier a déjà une base de jeu solide, des résultats qui ne mentent pas et son OGC Nice est tranquillement posé sur le podium de Ligue 1 malgré un match en retard et un point retiré après les incidents du Nice-Marseille interrompu en août. Et personne ne s’emmerde.

« On a les idées claires »


Le mérite en revient ici, d’abord, forcément à Galtier, qui a refusé dès sa prise de fonction l’idée d’une saison de transition et a tout de suite fait basculer sa nouvelle troupe dans son moule tactique. L’été a été chargé, Hicham Boudaoui pointant fin juillet sur le site officiel de l’OGC Nice les changements apportés par son nouveau patron : « Les entraînements sont très différents. Beaucoup de choses ont changé, à commencer par le système qu’on travaille, qui n’est plus un 4-3-3, mais un 4-4-2. On bosse beaucoup le pressing, les retours, la manière de coulisser... Il y a énormément de tactique, le coach demande beaucoup d’agressivité et d’intensité. » C’est ce que le 4-4-2 du Galtier champion de France avec Lille exigeait et il n’est donc pas surprenant d’avoir vu l’ancien coach des Verts ressortir sa recette fétiche à Nice. La surprise vient surtout de la rapidité avec laquelle les idées de Christophe Galtier ont été injectées dans les têtes niçoises. Le secret ? « Le coach répète que si c’est dur la semaine, ce sera facile le week-end, soufflait Amine Gouiri (5 buts, 3 passes décisives depuis le début de saison) à L’Équipe mi-août. Avant le match, il dit à chaque joueur ce qu’il doit faire précisément sur le travail défensif, offensif, les coups de pied arrêtés. C’est un briefing par paires : les deux défenseurs centraux, les latéraux avec les ailiers, les deux milieux, les deux attaquants. On a les idées claires et quand on entre sur le terrain, on a la grinta. »

Preuve en est, l’OGC Nice se balade après huit journées de championnat avec la meilleure défense du pays (4 buts encaissés) et concède moins de trois tirs cadrés par rencontre. C’est évidemment le premier marqueur du Nice version Galtier, son LOSC ayant terminé meilleure défense de Ligue 1 la saison dernière avec un 4-4-2 en phase défensive notamment tenu par un carré axial souvent impénétrable. Ce qu’on retrouve aussi cette saison chez les Aiglons avec deux paires centrales brillantes : une première composée de Todibo et Dante en défense centrale, puis une seconde animée par Lemina et Rosario dans le cœur du jeu. Samedi soir, face à un Brest faiblard (2-1), c’est encore eux qui ont pris la lumière avec 40 ballons récupérés à eux quatre, dont 13 pour le seul Pablo Rosario, devenu en deux temps trois mouvements pour Galtier à Nice ce qu’était Benjamin André à Lille. Évidemment, l’efficacité de ce quatuor est également favorisé par le travail d'un bloc-équipe ultra compact, qui défend en avançant et est parfaitement propulsé par une première ligne de pression qui joue à merveille son rôle de bélier à l'avant du système le plus rationnel pour contrôler la profondeur et couvrir les différents espaces.


Ici positionné en bloc médian, l’OGC Nice prend une allure lilloise avec un Rosario avancé côté ballon et un Lemina installé en couverture. Stengs, à droite, et Kamara, à gauche, complètent ici le milieu à quatre. Gouiri et Delort, eux, ferment l’axe.


L’axe étant souvent verrouillé à double tour, l’adversaire doit progresser autour du bloc niçois. Ici, Bain va alors chercher à partir côté gauche vers Duverne : le bloc niçois coulisse et, au bout de la séquence, le ballon va être récupéré dans les pieds de Faivre.


Quelques minutes plus tard, autre séquence : Bain cherche cette fois à sortir avec Chardonnet, Nice va presser haut, Kamara sort alors au pressing à la place d’un Delort qui a compensé côté gauche...


... sous pression, Chardonnet doit dégager en catastrophe...


... et le ballon retombe dans les pieds de Lemina. Nice peut enclencher une nouvelle offensive.

Des marqueurs du LOSC champion de France


Solide sans ballon et souvent efficace dans son pressing (le match contre Brest et la victoire à Saint-Étienne, 0-3, ont été des modèles du genre), l’OGC Nice, dont le deuxième but inscrit face aux Brestois est d’ailleurs la conséquence d’une récupération haute d’un Melvin Bard intenable, a aussi su à plusieurs reprises depuis le début de saison enchaîner les vagues offensives (17 buts marqués, 2,12/match, 19,7xG, soit mieux que n’importe quelle équipe de Ligue 1, même si ce chiffre est gonflé par les 4,2xG record du match contre Brest). Cette équipe est surtout capable de varier les approches, même si sa grande force, Galtier restant Galtier, est de tuer la grande majorité de ses victimes sur des phases de transition rapides. Des phases où la malice technique, l’art de la déviation, la finesse dans le jeu en une touche et la générosité entre les lignes de plusieurs éléments (Stengs, Gouiri, Dolberg en tête) favorisent la variété et le rythme.


Exemple face à Bordeaux, avec un Gouiri qui décroche pour offrir une solution à Rosario et va pouvoir lancer Kluivert. Au bout de cette séquence, Gouiri inscrira le deuxième but de la rencontre.


Contre l’OM, c’est davantage Dolberg que l’on avait vu dans ce rôle, le Danois devenant même à plusieurs reprises une solution pour sortir les ballons avec Lemina et pour lancer Boudoui en profondeur dans son couloir.


Sur les phases avec ballon aussi, plusieurs marqueurs du LOSC champion ont pu être prélevés depuis le début de saison des Niçois, que ce soit le 3-2-5 en phase offensive (voire 3-1-6 face à l’OM sur certaines séquences), la proximité des éléments offensifs à l’intérieur, mais aussi les décrochages d’un milieu (André à Lille, Rosario à Nice) pour soutenir la relance, assurer une couverture en cas de perte et permettre à un latéral (Çelik à Lille, Atal ou Lotomba à Nice) de jouer un cran plus haut.


Le 3-1-6 face à l’OM avec Rosario qui décroche à droite de Todibo et les quatre offensifs resserrés à l’intérieur.


Autre approche face à Brest, avec toujours le décrochage de Rosario qui permet à Lotomba d’occuper le couloir droit plus haut, un joueur placé dans chaque couloir de jeu et un trio offensif Stengs-Delort-Gouiri resserré à l’intérieur.


Conséquence de cette approche : les centraux peuvent toujours avoir un accès direct, en fonction des mouvements, aux offensifs. Ici, Todibo peut toucher Delort...


... et les trois offensifs niçois peuvent combiner dans un espace réduit. Ce mouvement va se finir avec une belle frappe de Gouiri.


Seulement tombé une fois en dessous des 1,5xG (contre Reims, 0-0, lors de la première journée) et battu qu’une seule fois (1-0, à Lorient, même si la rencontre remportée à Nantes a aussi été un petit miracle), Nice progresse et avance très vite. Sa victoire du week-end face à Brest, bouclée avec 70% de possession de balle et une vingtaine de tentatives, en a été la confirmation. La saison est encore longue, mais on se dit que ces Aiglons pourraient avoir de belles cartes à abattre dans la course à l’Europe.

Par Maxime Brigand
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