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Tabanou : « Aujourd'hui, je suis plus professionnel »

Après avoir connu l’échec à Swansea et Grenade, Franck Tabanou, 29 ans, tente de rattraper le temps perdu à Guingamp. L'homme reçoit chez lui, dans son pavillon de la banlieue de Saint-Brieuc, avec en fond sonore, la pluie battante sur les carreaux et les cascades de James Bond sur les basses de la télé.

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Dimanche, c'est Rennes-Guingamp. Toi qui as connu les Lyon-Saint-Étienne, tu sens vraiment de la tension avant le derby breton ?
Oui, il y a quand même une petite rivalité. Les supporters ne le montrent pas trop, mais dans le discours des dirigeants, tu comprends que c’est important pour eux. Au match aller, je n’ai pas ressenti plus de pression que ça sur le terrain, surtout que ça reste deux publics gentils et deux équipes gentilles.

Est-ce qu’un derby doit se jouer avec l’émotionnel ou bien faut-il garder la tête froide ?
Certains ont besoin de sentir cet engouement pour se surpasser. D’autres préfèrent rester dans leur coin pour se concentrer. Moi, j’aime bien quand ça bouillonne autour de moi. Quand il y a les supporters la veille de match avec leurs fumigènes autour du terrain d’entraînement, c’est extraordinaire ! Et le jour du match, ça se ressent. Il y a des frictions, des contacts à chaque duel, des regroupements...

Toi qui aimes la ferveur, le Roudourou, ça te plaît ?
Ce n’est pas le stade le plus chaud de France, mais il est plein à chaque match, c’est un stade à l’anglaise avec les supporters proches de nous. C’est un vrai stade.


L’ambiance britannique dont tu parles, tu ne l’as connue qu’en pointillé à Swansea, en disputant seulement trois matchs officiels de juillet 2015 à janvier 2016. Pourquoi tu n’as pas su t’imposer là-bas ?
Il y a eu un changement d’entraîneur assez rapidement à cause des mauvais résultats. Au début du championnat, c’est le Gallois (Neil Taylor, ndlr) qui jouait. Ce qui était normal puisqu'il sortait d’une belle saison. Quand le titulaire à ton poste est meilleur et que les résultats sont là, tu prends ton mal en patience. Mais ce n'était pas le cas, donc je me suis dit que je méritais de jouer un match ou deux pour me situer. Je n’ai pas eu cette chance et c’est ça qui m’a frustré. Je me suis braqué et au bout de six mois, j’ai décidé de revenir à Saint-Étienne. La préparation s'était super bien passée, mais à partir du moment où j’ai vu que le coach (Garry Monk, ndlr) ne comptait pas sur moi, je savais que ça allait être compliqué. J’ai lâché aussi de mon côté, parce que j’estimais qu’on ne me donnait pas ma chance. Quand tu sais que tu ne joueras pas le week-end, tu ne fais pas les efforts qu’il faut pendant la semaine. Les torts étaient partagés. Finalement, je pense que cette expérience m’a fait grandir, sur le plan mental.

Quelles leçons en as-tu tirées ?
Déjà, je travaille. Dans ma vie de tous les jours, je suis plus professionnel, je fais plus attention à mon corps. Et ça, je l’ai appris avec le temps.

Tu veux dire qu’avant, tu avais une mauvaise hygiène de vie ?
Non, mais c’est compliqué de remplacer un match. Tu es obligé de travailler de ton côté. J’avais pris un préparateur physique personnel pour combler ce vide. Parce qu’en Premier League, dès qu’on fait appel à toi, il faut être tout de suite opérationnel. Au mois de décembre, j’ai été titularisé pour la première fois depuis six mois. J’étais carbo. À partir de là, j’ai décidé de me prendre en main.


Tu déclarais dans le passé que tu ne t’entraînais jamais vraiment à fond. Tu en as eu marre que des mecs te mettent des boîtes sans leur rendre ?
Je ne suis pas le genre de joueur qui pense qu’on joue comme on s’entraîne. Je reste sérieux, mais je ne mets pas l’intensité que je peux avoir en match. Mais, finalement, c’est moi qui étais perdant parce que je ne jouais pas.

Après un retour à Saint-Étienne, tu es parti encore en prêt à Grenade. Tu retiens quoi de ton passage en Espagne ?
C’était une belle expérience, déjà parce que je jouais. Mais je me suis blessé en novembre et on a connu quatre coachs cette année-là (Paco Jémez, Lluís Planagumà, Lucas Alcaraz et Tony Adams, ndlr). On était 18 joueurs prêtés. Donc, bon, qu’on gagne ou qu’on perde... Tu savais que tu allais rentrer dans ton club. Ce n'est pas un hasard si on est descendus cette année-là. En janvier, ils voulaient que je rentre à Swansea parce que j’avais un salaire conséquent pour eux et ils voulaient faire venir d’autres joueurs. J’ai refusé parce que mes enfants étaient bien à l’école, je ne pouvais pas partir toutes les cinq minutes. Je suis resté, mais je n’ai plus joué pendant six mois.

Comment tu l'as vécu ?
Par rapport à Swansea, j’ai pris ça avec plus de philosophie. Je savais inconsciemment qu’on ne jugeait pas mes qualités de footballeur, mais que c’était une décision politique. Je ne vois pas l’intérêt de payer un joueur et de ne pas le faire jouer... c’était leur choix. Je me suis préparé tranquillement pour revenir cette saison.

Tu as connu Tony Adams à Grenade. Tu as donc vu la vidéo folle qui tournait sur internet ?
Celle de l’entraînement ? Ils avaient mis la musique de Michael Jackson ou la Macarena par-dessus ? Mais Tony Adams, c’est un ouf. Il était en train de mimer un exercice, et il se donnait à fond. Je n’étais pas fan de ses entraînements, mais il était marrant, lui.

Vidéo

Il y a pas mal de joueurs comme toi qui sont partis en Angleterre et qui sont revenus en France sans grand succès, Max-Alain Gradel, par exemple... Pourquoi ?

Quand tu arrives là-bas, tu repars de zéro. Pour eux, c’est comme si tu sortais du centre de formation et tu dois faire tes preuves tout le temps. Mais j’ai manqué de patience. Certains ont réussi parce qu’ils ont su attendre leur tour. Je pense que c’est la clé. Il faut travailler et se battre, surtout que les Britanniques aiment vraiment ça.

Tu étais revanchard en arrivant à Guingamp ?
Ouais. Mais je voulais surtout reprendre du plaisir, parce que je n’avais pas joué pendant un an et demi. J’aurais pu partir dans des pays exotiques, prendre plus d’argent, mais je ne l’ai pas fait parce que je voulais vraiment jouer au foot.

Quels sont tes rapports avec le coach Antoine Kombouaré ?
Sincères, comme avec la plupart des coachs que j’ai pu avoir. On se dit les choses quand c’est bien, quand ce n’est pas bien. C'est aussi quelqu'un de sanguin. Quand ça ne lui plaît pas, il peut te rentrer dedans, mais ça reste toujours constructif. Quand on en a pris six à Monaco, il m’a sorti à la mi-temps parce que j’avais été catastrophique. Même si je m’en étais rendu compte par moi-même, il a su revenir sur ce match dans les jours suivants avec délicatesse.


Quel est coach qui t’a le plus marqué ?
Alain Casanova, parce qu’il m’a fait confiance en premier. Il y avait du monde à l’époque à Toulouse et je ne faisais pas partie des premiers choix. Il m’a lancé et j’ai énormément progressé avec lui. Et il y a Christophe Galtier aussi, on s’écrit encore aujourd’hui. Je marche à l’affectif. Tout le monde a besoin de se sentir important dans un vestiaire pour donner le meilleur de lui-même. Et ces deux entraîneurs ont réussi à le faire.


Comment tu te projettes dans un club comme l’EAG ?
Je ne sais pas. (Il soupire.) Franchement, avoir une nouvelle expérience à l’étranger, ça ne me déplairait pas. J’ai adoré voir des choses nouvelles, ça permet aussi à mes enfants de s’ouvrir et ils arrivent à s’adapter.

Si tu y retournais, tu changerais quoi par rapport à la dernière fois ?
Déjà, je parlerais avec le coach. Pour me sentir vraiment important à ses yeux.

Propos recueillis par Florian Lefèvre et Mathieu Rollinger, à Plérin
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