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Sylvinho, tomber la chemise

Pendant tout l’été, Sylvinho a avancé dans l’ombre du binôme qu’il forme avec son compatriote Juninho, attelage choisi par Jean-Michel Aulas pour ouvrir une nouvelle ère. Mais, après trois matchs sans victoire en championnat et avec la Ligue des champions qui s’ouvre ce mardi face au Zénith, l’entraîneur brésilien va devoir sortir du bois pour son premier match européen en tant que numéro 1.


Il suffit de le voir évoluer dans son jogging blanc : Sylvinho ne sait pas fléchir. Sous le feu des questions des journalistes dans l’auditorium du Groupama Stadium, il ne dévoilera aucun sourire, mais plutôt une force charismatique, avec cette manière de répondre sans se départir de sa sobriété et de sa placidité. Cette rigueur évidente est l'une des rares caractéristiques qui a pu filtrer pour cerner Sylvinho, l’entraîneur. Avant son arrivée à Lyon fin mai, dans les bagages de l’icône Juninho, le Brésilien n’avait encore jamais dirigé d’équipe, à 45 ans. « Pour être honnête, je suis préparé à être numéro 1. Mais je n'ai pas eu d'opportunité correspondant à ma vision du métier, s’excusait-il. Même Tite me disait il y a quatre ans que je serais numéro 1 un jour. C'est une étape normale. » Jusqu'ici, il avait été adjoint dans des clubs comme Cruzeiro, Corinthians ou l’Inter, ainsi que trois saisons avec la sélection auriverde. Pourtant, c’est Juni en personne qui l’a choisi, pour en faire le premier entraîneur étranger de l’ère Aulas. « Sans vouloir comparer Sylvinho à Zidane, on a vu que de très grands joueurs pouvaient très vite s’inscrire dans des projets ambitieux. Et on a un projet ambitieux » , claironnait le patron lyonnais fin mai.


Lorsqu’il portait encore le short, l’ancien latéral trimbalait cette image de travailleur infatigable le long de sa ligne de touche, où son pied gauche lui permettait d’apporter le surnombre en phase d’attaque. Mais neuf ans après sa retraite, comment connaître les lignes directrices de son jeu, ses inspirations ou même ses convictions ? Lui, le double vainqueur de la Ligue des champions avec le Barça, tient cette semaine l’occasion de montrer quel genre de coach il est, dans une compétition qu’il connaît bien (34 matchs). « J’ai eu la chance de la disputer en tant que joueur, considérait-il ce lundi. Mais j’ai travaillé longtemps en tant qu’assistant, j’ai vécu une Coupe du monde sur un banc (en 2018), et même si je sais qu’être entraîneur principal est très différent, je n’ai pas d’autre pression que de faire un bon match face au Zénith. »

Notes d'intention


« Travail » . Voilà un autre credo du bonhomme. En préparation à Tignes, on l’avait vu noircir sans relâche un carnet qu’il ne lâchait jamais. « J'y note des idées, des concepts, des noms, tout ce qui peut me passer par la tête, confiait-il à L’Équipe. Il faut que j'écrive sinon j'oublie. Ce cahier fait partie de ma vie. » Sur la pelouse du Parc OL, pendant que Gérald Baticle gesticule dans tous les sens pour mener l’entraînement, lui reste à une distance raisonnable, tergiverse, les crampons ancrés dans le gazon, étant suffisamment proche du groupe pour pouvoir saisir l’ensemble des échanges et des connexions qui s’établissent entre ses joueurs. Ces liens invisibles, autrement appelés « la communication » , le Brésilien semble y accorder une attention toute particulière. « J'ai appris que je devais être clair avec mes joueurs, expliquait-il. Il faut qu'ils comprennent ce qu'ils doivent faire sur le terrain. Je n'ai pas de temps à perdre. J'ai une, deux, trois minutes pour parler à chacun d'entre eux tous les jours, parfois plus, parfois moins... mais je dois être clair. (...) Durant ma carrière, ce ne fut pas toujours le cas pour moi. On me disait juste "vas-y", alors que tu devais jouer contre Figo et le Real... »



Ce que les joueurs ont à faire sur le terrain, venons-y. Depuis le début de la saison, Sylvinho a toujours opté pour un 4-3-3, avec une sentinelle (Mendes ou Tousart). Et c'est un mélange entre le pragmatisme de Tite et l’organisation de Mancini, deux entraîneurs qu’il a secondés, mais aussi la volonté de posséder la balle comme il est coutume à Barcelone, qu'il cherche à proposer. Chose faite par séquence à Lyon, avec le souci de vouloir trouver le décalage (beaucoup plus que sous Genesio). Les Lyonnais ont su faire deux parties pleines (Monaco et Angers), mais lors des trois dernières sorties, c’est plus par leur inconstance et la fébrilité défensive qu’ils se sont fait remarquer, notamment à Amiens vendredi dernier (2-2). Et quand on demande à Sylvinho si le système doit être modifié pour redresser la barre avant la Ligue des champions, celui-ci balaye le rigorisme d’un revers : « Le système n’est pas ce qui m’inquiète le plus. Pour moi, ce qui est important, c’est le niveau de concentration, de dynamisme et d’intensité. » Comme une promesse que la progression de ce groupe jeune tient surtout au fait de passer un cap dans la tête.

Faire sauter les verrous


Le mental, un aspect rabâché à chaque match, que ce soit pour distribuer les bons points, comme après la démonstration face à Angers (6-0), soit pour expliquer les trous d’air. Pour Sylvinho, là est l’urgence. « Je suis satisfait de la manière dont les joueurs assimilent les concepts, ils répondent positivement. C'est plutôt la mentalité quand on perd des points qui me pose problème, grondait-il après le match de Bordeaux (1-1), dans les colonnes de L’Équipe. Sur le terrain, il faut avoir envie de gagner, de se battre. » Tenir les matchs jusqu’au bout, voilà une des consignes qui sera particulièrement martelée ce mardi face au Zénith.


Parce qu'une victoire à domicile, au-delà d’être déterminante dans un groupe aussi indécis, permettra d’ « emmener les supporters » dans son projet. Son adoption passera par là. C'est sur cette adhésion populaire que son prédécesseur Bruno Genesio a péché, et ce malgré l’exploit (à l’extérieur) face à Manchester City, la seule de la saison dernière en Ligue des champions, au milieu des cinq nuls concédés sur la phase de groupes. Sylvinho sait aussi que c’est par une belle campagne européenne qu’il pourra être autre chose que le « gars de Juninho » . Sa mission est claire : « Le président m'a demandé une seule chose : être en Ligue des champions à la fin de saison. » Mais c’était oublier que le même JMA, dans Le Parisien, avait posé d'autres conditions : « Le côté résultat est une chose, le côté qualité de jeu en est une autre, le côté ambiance et dynamique avec les supporters en est une troisième. On sera attentif à tous ces éléments. On évaluera à la fin de l’année 2019. » Et pour ça, Sylvinho devra défaire un bouton de sa chemise slim, se dévoiler un peu plus, offrir un sourire qui sait, et surtout débrider son équipe sur le terrain pour véritablement lancer l'opération séduction.



Par Mathieu Rollinger, à Lyon Propos de Sylvinho issus de conférence de presse et de L'Équipe.
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