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Suède Dreams

Victorieuse à la maîtrise de la Suisse mardi, la Suède s’est ouvert pour la première fois depuis vingt-quatre ans la porte d’un quart de finale de Coupe du monde grâce à une rigueur tactique militaire et au pilonnage de l’individualisme.

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Deux hommes, un bout de papier et une bagnole garée sur un parking. Devant eux : un chantier, celui d’une sélection dégagée en trois coups de cuiller à pot d’un championnat d’Europe, et d’où Zlatan Ibrahimović, figure d’une ère de dictature éclairée au sein du foot de son pays, vient de partir. Là, devant un Biltema, le secrétaire général de la Fédération suédoise file les clés du camion à un coach au CV en construction (un titre de champion de Suède gratté en 2015 avec l’IFK Norrköping). Il s’appelle Janne Andersson et se contente au départ de « cartographier » ce qu’il est possible de faire. Sa vision est claire : rayer le passé, cogner dans le présent, tout en intégrant dans l’encadrement de la sélection un conseiller psychologique et en nommant Andreas Granqvist, un Golgoth, pour capitaine. Aujourd’hui, où en est Andersson ? « C’est un peu surréaliste d’être à Saint-Pétersbourg. Je trouve ça extraordinaire évidemment, mais aussi un peu étrange... » Plus précisément : le natif d’Halmstad, meilleur buteur de l’histoire de l’anonyme Alets IK, vient de déposer la Suède sur le palier d’un quart de finale de Coupe du monde. Son premier depuis son aventure jusqu’en demi-finales du Mondial 94, aux États-Unis. Oui, c’est immense.

« On va se concentrer sur une chose à la fois »


D’autant qu’en regardant dans le rétro, il est facile de mesurer d’où revient le pays : d’une page blanche, sur laquelle Andersson a souhaité faire infuser l’idée que tout part d’une relance propre et d’un collectif soudé au millimètre. Sur sa route jusqu’en Russie, la Suède a ainsi dégagé les Pays-Bas sans les battre (1-1, 0-2 lors de la phase de qualification), battu la France (2-1), éjecté l’Italie des barrages (1-0, 0-0) et voilà qu’elle est arrivée pour foutre le souk au Mondial en filant sous le nez de l'Allemagne. Tout ça tient peut-être à l’histoire finalement : la dernière fois que les Scandinaves avaient touché un quart de finale, la Bulgarie faisait partie de son groupe de qualifications. On y est : des planètes s’alignent. Ainsi, un autre rêve se met à germer dans les têtes blondes : savez-vous ce qu’il s’est passé la dernière fois que la Suède a battu le Mexique lors d’une phase de poules 3-0 ? Elle a été jusqu’en finale, chez elle, en 1958, où elle avait été remise en place par le Brésil de Vicente Feola (5-2). Mardi, à Saint-Pétersbourg, elle n’a strictement rien changé : un bloc bas, compact, des contres éclair, Berg envoyé pour croquer les mollets des centraux adverses, Forsberg qui distribue les plats et repart avec le trophée d’homme du match, et c’est la Suisse, incroyablement réduite au silence, qui a été logiquement balancée par-dessus bord (1-0). Il ne faut plus s’en surprendre.



C’est d’ailleurs le message qu’est venu passer après la rencontre Janne Andersson : « Je suis l’entraîneur de cette équipe et vous ne pouvez pas savoir à quel point j’en suis fier. Ce résultat, c’est celui d’un ensemble, d’un tout. Le foot est un sport d’équipe, on mérite nos victoires, on a bossé pour en arriver là. Maintenant, ce que pensent les autres nations de nous, ce n’est pas notre problème. » Légère pique forcément adressée à Juan Carlos Osorio, coach d’un Mexique séché par les Blågult il y a quelques jours (0-3), qui n’avait pas hésité à « respecter le style suédois sans l’admettre » . Sauf que ça passe, que ce groupe semble imperméable à la pression tout en étant en permanence remonté – « Si on commence à se relâcher, on n’ira nulle part » – et pourrait emmerder la Colombie ou l’Angleterre samedi, à Samara. Un éventuel sacre ? « On va se concentrer sur une chose à la fois, sourit Andersson. On ne sait même pas encore contre qui on va jouer ! » En attendant, l’histoire s’écrit sur le terrain. C’est mieux que sur un parking.




Par Maxime Brigand, au stade Krestovski
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