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Strass et Bayat

Depuis plus de quatre ans, l’influent Mogi Bayat est au centre du recrutement du FC Nantes, sans pour autant être salarié du club. Omniprésent, l’agent a posé une main de maître sur l’effectif des Canaris, dont il contrôle désormais majoritairement les allées et venues. Soupçonné dans l’affaire dite du « Footbelgate » , il continue d'avancer avec des méthodes qui ne font pas franchement l’unanimité auprès des supporters.

Deux ans. Deux longues années que Mogi Bayat ne s’était pas exprimé publiquement et aussi longuement. Lui, l’homme de l’ombre qui ne veut surtout pas donner du biscuit aux médias, l’a pourtant fait, ce lundi soir au micro de RMC. Pendant près d’une demi-heure, l’agent franco-belgo-iranien a livré une partition presque lunaire pour éclairer sur sa fonction. Entre comparaison avec Nelson Mandela et réponses souvent à côté des questions qui fâchent, l’homme d’affaires a fait joujou avec la rhétorique. Comme lorsqu'on lui rappelle que les journalistes et agents belges lui reprochent d’avoir tué le football national, à cause de son omniprésence dans tous les dossiers, lui dont le petit frère Mehdi est à la fois propriétaire de Charleroi et président de la Fédération belge : « Sur les dix dernières années, j’ai peut-être fait plus de 400 millions d’euros de transferts (sur les ventes de joueurs des clubs belges, N.D.L.R.), rétorque-t-il. On a fait grandir le football belge. Aujourd’hui, la Belgique est numéro un mondial au classement FIFA. » C’est tout cela, Mogi Bayat. Un communiquant hors pair, bavard et malin, qui a la grande force de toujours retourner la situation à son avantage.

« Je ne souhaite pas être le directeur sportif du FC Nantes »

L’arrivée au FC Nantes de Guillaume Gillet en janvier 2016 a donc marqué le début de la collaboration entre Bayat et le clan Kita. Depuis, le natif de Téhéran – accompagné de son importante filière belge – n’a cessé d’agrandir son officieuse place au sein du club des bords de l’Erdre. À tel point que, sur le mercato estival 2019, le dossier de Mehdi Abeid aurait été le seul – arrivées et départs confondus – à ne pas être tombé dans les griffes de l’agent de 45 ans. Et forcément, cet interventionnisme dans toutes les décisions interroge, alors que Bayat n’a aucun rôle officiel dans l’organigramme du club. « Un agent de joueurs quasiment directeur sportif, ça ne choque personne ? » avait-on notamment pu lire dans les tribunes de la Beaujoire en janvier. « Je ne souhaite pas être le directeur sportif du FC Nantes et je ne souhaite être le directeur sportif d’aucun club » , répond Bayat. Il faut souligner qu’il aurait tort de dire l’inverse. D’abord, la pratique d’avoir recours à un agent extérieur pour « chapeauter » le recrutement est légale et courante dans plusieurs clubs. Dans des proportions moindres qu’à Nantes, certes, mais elle existe. Surtout, elle lui permet de continuer à travailler avec d’autres formations que le FCN et donc de multiplier ses commissions un peu partout. Il l’affirme d’ailleurs : le club jaune et vert représente « moins de 10% de son chiffre d’affaires » . C’est dire.


Pourtant, Bayat se refuse à dire qu’il est la plaque tournante du recrutement nantais. « Aucun joueur ne vient à Nantes sans qu’il ne soit validé par la cellule de recrutement, par l’entraîneur, par l’adjoint, par tout le monde ! » lance-t-il. Une affirmation avérée la plupart du temps, mais à prendre avec des pincettes. Le dossier de l’attaquant Renaud Emond, arrivé en janvier du Standard de Liège, aurait notamment été approuvé du bout des lèvres par Christian Gourcuff, une fois la signature officialisée. Malgré cette histoire, le coach breton continue d’entretenir une bonne relation avec l’homme d’affaires, avec qui il communique régulièrement. Mais cette entente pourra-t-elle tenir sur la durée ? La question se pose, Bayat représentant en effet parfaitement la figure d’un foot business que Gourcuff n’a cessé de dézinguer pendant le confinement. Sur le plan purement sportif, il y a du bon (Moses Simon) et surtout du moins bon (Anthony Limbombe, Molla Wagué, Cristian Benavente...) dans les idées du sulfureux agent. Qu’importe, ce sont surtout ses qualités de négociateur qui plaisent à la famille Kita. Parmi ses faits d’armes les plus importants, il a notamment déficelé le départ de Valentin Rongier à Marseille alors que le dossier allait droit dans le mur, réussi à attirer Alban Lafont grâce à son important réseau en Italie, ou encore revu à la hausse le prix de départ de Diego Carlos l’été dernier vers Séville (15 millions). Ne représentant ni officiellement le club, ni le joueur (partant ou arrivant), reste désormais à savoir comment Bayat est rémunéré. Récupère-t-il une part sur le montant du transfert ou se partage-t-il le gâteau avec l’agent du joueur en question ? Rien ne filtre vraiment là-dessus. Reste que cette omniprésence freine bon nombre de joueurs (conseillés par les agents, forcément) à signer à Nantes.

2018 : passage à la case prison

Il faut dire que tout n’est pas rose dans le passé de Mogi Bayat. En plus des nombreux ennemis qu’il possède en France et en Belgique, le plus influent des agents du Plat Pays est passé par la case prison, en octobre 2018, pour des soupçons de « blanchiment » et « participation à une organisation criminelle » . La fameuse affaire du « Footbelgate » . Il lui serait notamment reproché d’avoir créé des montages financiers visant à maximiser ses commissions, ou encore d’avoir acheté pour près de huit millions d’euros de montres frauduleusement dédouanées afin de s’en servir comme cadeaux d’affaires. Lors d’une perquisition à son domicile, seules les boîtes vides de ces précieux biens avaient d’ailleurs été retrouvées. « Mon client est collectionneur de boîtes de montres de luxe depuis toujours. C’est son droit » , avait alors expliqué à l’époque son avocat Me Mayence. Après une quarantaine de jours passés derrière les barreaux, Bayat avait été libéré sous caution. L’enquête est toujours en cours, et l’homme d’affaires, rappelons-le, y reste présumé innocent : « Nelson Mandela a été en prison, soutient-il pour sa défense dans une comparaison osée. Il y a des gens mauvais qui n’ont jamais été en prison de leur vie, et des gens bons qui ont été, pour un ou trente jours, en prison. »



Quoi qu’il en soit, le passif judiciaire de Mogi Bayat sème la confusion en interne depuis pas mal de temps. Plusieurs salariés du club s’interrogent notamment sur l’interventionnisme exacerbé de l’agent dans le fonctionnement du club. Et ils ne sont pas les seuls. Dans une nouvelle banderole déployée cette semaine devant le stade Marcel-Saupin, antre des Canaris avant la Beaujoire, certains supporters ont une nouvelle fois fait part de leur colère : « Hier, le FCN c’était des joueurs talentueux au service d’un collectif vertueux. Aujourd’hui, ce sont des agents véreux au service d’intérêts douteux. Bayat, Sanogo, Lemsagam, McKay, cassez-vous loin du club ! » était-il inscrit en faisant référence, en plus de Bayat, à trois représentants plus ou moins proches du club (Willie McKay avait notamment joué un rôle important dans le transfert d’Emiliano Sala à Cardiff, N.D.L.R.). Un trouble encore un peu plus accentué à l’heure où Waldemar Kita, toujours aussi impopulaire aux yeux des fans nantais, est inquiété par le fisc. Pour rappel, son yacht avait d’abord été confisqué avant de lui être rendu contre une somme d’argent équivalente (environ 2,5 millions d’euros). Difficile de savoir comment la collaboration entre les deux hommes va évoluer. Mais au regard de la réputation de chacun, la probabilité que leur histoire se termine bien est à peu près aussi élevée que celle de revoir le FC Nantes truster les premières positions du championnat.



Par Félix Barbé Tous propos de MB tirés de RMC.
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