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Steve Savidan : « Hugo Lloris a 100 sélections de plus que moi »

Steve Savidan a 40 ans. Il y a dix ans, il en avait donc 30 et honorait sa seule sélection en équipe de France face à l'Uruguay (0-0). Ce 19 novembre 2008, l'attaquant du Stade Malherbe de Caen mettait en transe les 80 000 spectateurs du Stade de France en tentant des folies à chaque touche de balle. C'était aussi la première cape d'Hugo Lloris. "Le nouveau JPP", comme l'avait baptisé Jean-Michel Larqué ce soir-là, marche en effet sur les traces de l'ancien attaquant des Bleus puisqu'il est le nouvel entraîneur du Bassin d'Arcachon. Steve Savidan commande "une noisette" et distribue les punchlines.

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Comment tu vis cette Coupe du monde ?
Un petit peu comme tous les spectateurs français, je pense : avec un peu beaucoup de détachement quand même. Heureusement qu’il y a les réseaux sociaux pour alimenter un peu toute cette vie des Bleus parce que je n’ai pas l’impression qu’il y ait une grande communion française. En Russie, vous devez vous en rendre compte... On est la nation la moins représentée des quarts de finale et je crois que ça a été ça pour un peu tous les autres matchs, ce qui est dommage, parce que tu te rends compte que tous les pays sud-américains sont représentés à fond. Tout le monde supporte la France, mais depuis la France.


Cette équipe de France te plaît ?
En fait, quoi qu’il arrive, on sait que ça va être très pragmatique, du Deschamps et bizarrement, j’ai l’impression que les gens découvrent qu’il aime la gagne.
« J’ai l’impression que les gens découvrent que Deschamps aime la gagne. »
C’est un système sérieux, avec des joueurs qui ont des consignes très claires et un rôle très défini. En revanche, c’est vrai que la part donnée au spectacle est très minime. C’est toujours la différence entre le jeu et l’enjeu : Deschamps a choisi l’enjeu.

Avant le Mondial, il était reproché à cette équipe d’être assez brouillonne offensivement et tout le monde était d’accord pour souligner sa solidité défensive. Contre l’Argentine, on a vu tout l’inverse.
Les Argentins nous ont facilité le job. Quand tu as en face de toi une équipe qui joue à cinquante mètres de ses buts et que tu possèdes deux TGV, c’est que ton adversaire n’a pas compris qui tu étais. Historiquement, l’Argentine est aussi une équipe solide défensivement et qui laisse souvent pas mal de liberté à ses éléments offensifs. Ce match a été bourré de paradoxes. C’est complètement bizarre parce que finalement, tu prends quand même trois buts, donc l’Argentine n’a pas non plus fait totalement n’importe quoi, mais ils en prennent quatre. Et quatre largement évitables. Des deux côtés, c’est un match difficile à expliquer : un 4-3 en huitième de finale de Coupe du monde, entre la France et l’Argentine, on ne parle pas d’un match entre un cador et une équipe qui est 100e au classement FIFA.



Tu juges cette équipe capable d’aller au bout ?
J’ai toujours dit que si la phase de poules se passait bien, l’équipe de France pouvait aller loin. Honnêtement, j’avais surtout peur de cette phase de groupes.
« C’est tout le paradoxe : on dit que les matchs de la France sont chiants, mais on demande aussi à ces mecs de gagner la Coupe du monde. »
Contre l’Australie, on aurait pu se faire avoir et on aurait pu, si on n’était pas qualifiés, se faire piéger par le Danemark. Des équipes plus en forme et avec plus de certitudes que nous se sont faites piéger. Nous, on a réussi à s’en sortir. C’est tout le paradoxe : on dit que les matchs sont chiants, mais on demande aussi à ces mecs de gagner la Coupe du monde. On est un peu sado-maso quand même !



Il y a dix ans, tu arrivais dans une équipe de France en plein bordel et tu venais honorer ta première sélection au stade de France, contre l’Uruguay (0-0). C’était quoi, avant ça, ton rapport aux Bleus ?
Très distant, même si j’étais supporter. Je suis de la génération 1998, j’avais vingt ans en 98 donc j’ai vécu pleinement la Coupe du monde, l’Euro 2000... Le soir de la finale de 98, j’étais sur la place du Ralliement, à Angers, et j’ai fini sur le toit du parking. À ce moment-là, c’était tout sauf une perspective pour moi : à l’été 98, je jouais à Angers, je n’avais jamais connu les sélections de jeunes, donc je n’avais aucun sentiment d’appartenance à ce maillot bleu. J’étais patriote, simplement.

Tu te rappelles le moment où Domenech t’a appelé ?
« J’ai appris ma sélection sur L’Équipe TV. J’étais chez moi, à Caen, je faisais la sieste avec mon fils, la télé était allumée... »
Justement, c’est l’une des particularités : je n’ai jamais reçu de coup de téléphone. J’ai appris ma sélection sur L’Équipe TV. J’étais chez moi, à Caen, je faisais la sieste avec mon fils, la télé était allumée et je l’ai appris comme ça. Je n’avais jamais reçu de pré-convocations. C’est d’autant plus une surprise quand tu n’es pas prétentieux à te dire que tu t’attends à une convocation parce que tu es performant. Dans ma tête, j’étais hors-concept.

Alors que tu es un international hyper légitime à ce moment-là.
Paradoxalement, j’ai toujours dit que j’étais légitime six mois avant : j’étais bien, on cassait tout à Valenciennes ! Et pour en avoir discuté avec le staff de l’équipe de France, ce qu’ils attendaient, c’était de me voir changer de club pour voir si j’étais capable de m’adapter à un nouvel environnement. Comme ça se passait bien avec Caen, ils ont considéré que je pouvais venir.

Et tu goûtes donc la seule sélection de ta carrière. Pendant le match, tu mets un petit pont à Martín Cáceres, qui devrait être de nouveau titulaire aujourd'hui...
Ouais, côté droit, à l’angle du poteau de corner. De mémoire, ça fait jeu long, contrôle, poteau de corner et je suis coincé : personne n’arrivait en soutien, Rod était trop loin. Je me retrouve là et je me dis allez, j’y vais : petit pont.



Pendant le match, on a l’impression que Rod Fanni te cherche en permanence.
C’était ce que m’avait demandé Domenech : prendre énormément la profondeur. Donc pendant mes 45 minutes sur le terrain, je n’ai fait que ça. Je n’ai jamais été le meilleur des techniciens, les passements de jambes, tout ça, ça n’a jamais été ma qualité première. En revanche, la vitesse, la conduite de balle, la frappe, c’était plus dans mes cordes.

C’était prévu que tu joues une mi-temps entière ?
Pas du tout.

Tu te dis quoi sur le moment ? Que c’est un one shot ?
Non. C’est le sport de haut niveau qui veut ça : tu crois en tes chances et tu te dis que tu peux revenir plus tard. On est en novembre 2008, un an et demi après, y a la Coupe du monde et tu te dis pourquoi pas. En arrivant à Monaco, Guy Lacombe m’avait dit que si j’arrivais dans ce club, c’était pour aller au Mondial et donc retourner en équipe de France.

Une équipe de France qui a finalement explosé en vol, à Knysna. Tu pouvais le sentir venir deux ans plus tôt ou tu as été surpris ?
Il n’y a pas si longtemps, Domenech a justement reparlé de la Une de L’Équipe, de Knysna, de ce qu’il s’est passé avec Anelka... Il a fait machine arrière plus de dix ans après, ce qui est dommage, mais il a surtout confirmé que ça ne s’était pas du tout passé comme ça dans le vestiaire. Cette période était particulière, c’était rock’n roll, et les joueurs ont été coincés entre une presse qui n’attendait qu’une micro-affaire pour la monter en épingle et une équipe de France un peu fébrile. Si tu y ajoutes la grosse pression médiatique avec des mecs qui en ont un peu ras-le-bol de tout ce qu’il se passe autour, tu avais le cocktail parfait.

Et toi, quand tu arrives dans ce groupe-là, avec ton histoire, tu te sens en décalage ?
Le décalage, ça n’a pas été là-dessus, il a plus été dans le fait que les joueurs se connaissaient tous depuis longtemps parce qu’ils ont été formés ensemble, ont fait les sélections de jeunes ensemble pendant des années, sortent tous de gros clubs... Moi, j’arrive, j’ai 30 ans, et tu te dis que c’est ta première. J’arrive avec des codes qui ne sont pas forcément les miens au quotidien donc oui, je suis un peu déstabilisé.

Surtout qu’on parle d’un milieu ultra-concurrentiel, notamment quand tu es un attaquant. Comment as-tu été accueilli dans cette équipe où le secteur offensif était composé de Thierry Henry, Nicolas Anelka, Karim Benzema, Franck Ribéry, Yoann Gourcuff, Samir Nasri et Jimmy Briand ?
Anelka, Henry, on était de la même génération, mais on ne se connaissait pas.
« Quand je suis arrivé à Clairefontaine, l’intendant m’a donné la clé en me disant : "T’es dans la chambre de Franck (Ribéry), il voulait être avec toi." »
En revanche, Franck Ribéry, on avait joué l’un contre l’autre en National pendant des Angoulême-Brest, on se suivait depuis un moment et donc c’est lui qui m’a le mieux accueilli à l’époque. Il faisait quand même partie des leaders et ça facilite les choses derrière. Franck, c’est un bon mec, vraiment, et je resterai toujours l’un de ses défenseurs. Il avait même demandé à ce que je sois avec lui dans la chambre. Quand je suis arrivé à Clairefontaine, l’intendant m’a donné la clé en me disant : "T’es dans la chambre de Franck, il voulait être avec toi." Je n’ai pas été surpris le connaissant et ça a rendu ce moment-là d’autant plus fort parce que quoi qu’il arrive, entre lui et moi, il y aura toujours une connexion même s’il a réussi plus tôt et plus longtemps que moi. Je sais d’où il vient : on a connu des galères similaires, des matchs de National dans des contextes pourris...


Tu aurais bien aimé le revoir chez les Bleus ?
Non, parce que je pense que la stratégie de Didier Deschamps n’a pas été si mauvaise que ça, même si finalement, il sera jugé sur les résultats. Il est reparti avec un groupe, qui a son identité, qui se fabrique son vécu et c’est la particularité d’une équipe nationale : les générations se suivent et faut assurer les transitions. Ce n’est pas toujours facile.

Avec quel autre joueur aurais-tu aimé passer ce stage à Clairefontaine ?
Je m’entendais bien avec des mecs comme Alou Diarra et Rod Fanni. Mais j’ai vécu pleinement mon stage. Je ne l'ai pas à la rigolade, mais disons que j’ai profité au maximum. Ton paquetage, on peut te le conserver là-bas en te le mettant dans un casier pour la prochaine fois. Moi, j’ai dit « attends, je vais peut-être le ramener chez moi, on ne sait jamais... »

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Le maillot, tu l’as gardé ?
Ah bah oui et je peux te dire que chez Adidas, j’en avais commandé 80. Le maillot de la première mi-temps, je l’ai échangé contre leur capitaine, Diego Lugano. C’est lui qui est venu me voir. Il me parle en espagnol, je comprends un peu. Il me dit : « J’ai bien aimé ton match, je sais que c’est ta première sélection, tiens, on échange. » J’avais trouvé ça super sympa. C’était aussi la première sélection d’Hugo Lloris, mais c’est moi qui ai eu le fanion du match.

Tu as donc eu ta première sélection en même temps qu’Hugo Lloris...
Ouais et maintenant, il a 100 sélections de plus que moi !

On retient forcément de ton match tes deux magnifiques ciseaux...
C’est la première fois que j’en ratais un ! C'est de la faute de mes chaussures. Je n’aurais pas dû prendre celles-là. J’avais hésité. C’était une paire neuve, j’aurais dû garder mes anciennes toutes pourries. N'empêche, le premier ne passe pas si loin.



En 2008, l’Uruguay était entraîné par Óscar Tabárez et comptait déjà dans ses rangs Edinson Cavani, Luis Suárez, Diego Godín, Cristian Rodríguez et Maxi Pereira, qui sont tous sur la feuille de match face à la France dix ans plus tard. Quels souvenirs gardes-tu d’eux ?
Je garde plus de souvenirs des joueurs avec qui j'ai joué que contre qui j'ai joué. Après, les gens te disent que tu as joué contre untel et untel. Je me souviens quand même que Cavani était entré à la mi-temps en même temps que moi. (Savidan avait remplacé Anelka et Cavani avait pris la place de Diego Forlán, N.D.L.R.)

Il y a un joueur avec lequel tu as été particulièrement fier de jouer ? Devant, tu as par exemple été sur le terrain en même temps que Benzema et Henry.
La fierté, c’était de jouer avec l’équipe de France, pas un joueur en particulier. Benzema, j’avais joué beaucoup de fois contre lui puisqu'il était à Lyon donc on se côtoyait sur les terrains. Après, quand tu remplaces Nico Anelka... On peut me dire ce qu’on veut, mais Nico Anelka, à cette époque-là, il faisait partie des trois meilleurs attaquants du monde.


Tu as senti un respect naturel à ton égard de la part des autres attaquants ?
« Les autres attaquants n’avaient pas trop les jetons de moi dans l’absolu. J’avais déjà 30 ans. Pour que je leur pique la place, fallait vraiment qu’ils fassent les cons ! »
Ils n’avaient pas trop les jetons de moi dans l’absolu. J’avais déjà 30 ans. Pour que je leur pique la place, fallait vraiment qu’ils fassent les cons hein ! Donc la crainte et la concurrence avec moi étaient assez limitées. Peut-être qu’ils ont revu à travers moi leur première sélection. Et puis quand on voit quelqu’un arriver avec la patate, c’est toujours agréable.

Quel rôle a joué Raymond Domenech dans ton intégration ?
Domenech, c’est à la fois beaucoup de distance et beaucoup de proximité. Tu sentais au travers de sa distance qu’il était très rassurant et puis j’étais pas un gamin quoi. J’avais 30 ans et pas mal bourlingué. Il m’a donné deux-trois consignes et il savait exactement ce que j’avais à faire. Je pense qu’il n’a jamais été surpris du rendement que j’ai eu ce jour-là. Je n’ai pas été plus choyé que les autres et je n’avais pas à l’être.

Comment s’est passé ton bizutage ?
Y a forcément le passage de la chanson, comme quand t’arrives dans n’importe quel club ou n'importe quelle entreprise. Je t’avoue que tu n’as jamais trop d’inspiration à ce moment-là. J’ai fait un truc bateau : je me suis mis debout sur la chaise et j’ai chanté la Marseillaise.

Te souviens-tu de ton trajet de Caen à Clairefontaine ?
C’est un de mes meilleurs souvenirs.
« On est arrivés à Clairefontaine, je suis descendu de la voiture, j’ai pris mon sac, Franck Dumas a fait marche arrière et il est rentré à Caen. »
C’est Franck Dumas, qui est quand même mon entraîneur à Caen à ce moment-là, qui m’a emmené et qui m’a ramené. C’était une fierté pour lui et pour Malherbe. Sur la route, je lui ai posé beaucoup de questions. Il m’a rassuré en me disant qu’il n’y avait pas une grosse différence entre la préparation d’un match en club et un match en sélection. On est arrivés à Clairefontaine, je suis descendu de la voiture, j’ai pris mon sac, il a fait marche arrière et il est rentré à Caen.



Comment as-tu abordé ton premier entraînement ?
Je m’étais mis une grosse pression.
« J’ai gardé des goodies ! Mes enfants ont encore le jeu des 7 familles du Crédit Agricole. »
Je n’étais pas tout jeune, je jouais dans un club qui n’était ni dans l’élite européenne, ni dans l’élite française, alors le but, c’était de ne pas passer pour un con. Après, ce qui m’a marqué, c’est qu’on avait peu de jours de stage et bizarrement, on n’allait pas beaucoup sur le terrain ! Il y avait toujours du monde autour de nous, des pubs à faire... Ce qui est bien, c’est que j’ai gardé des goodies ! Mes enfants ont encore le jeu des 7 familles du Crédit Agricole. J’ai aussi des conneries Danone...

Quel joueur t’a le plus impressionné ?
Pat Évra. Franchement, c’est un truc de fou. À côté de ça, les gens ne se rappellent peut-être pas du contexte, mais à l’époque, Anelka et Henry, c’est des top players. Du très costaud.

Tout à l’heure, tu parlais du paquetage. Il y a des choses dont tu te sers encore ?
Le sac de l’équipe de France me sert à mettre les affaires de ski, c’est pour te dire s’il est grand !

T’avais fait venir beaucoup de proches pour te voir jouer ?
J’avais pris environ 80 places. J’avais demandé à la fédé. Ensuite, tu avances les sous et c’est tes potes qui payent après.

Ils t’ont tous remboursé ?
Non. Mais je les ai vus ce week-end pour mes 40 ans et je leur ai rappelé.

Vu qu’il y a un France-Uruguay aujourd'hui, les gens te reparlent beaucoup de ton match ?
Ce qui est incroyable, c’est que la plupart des gens sont persuadés que j’ai marqué. C’est de la nostalgie, tout se mélange et il faut dire qu'on m'avait beaucoup vu sur cette deuxième mi-temps. J'ai bien fait de profiter puisque j’ai arrêté six mois après...

Tu as fait du hockey sur glace à un moment. C’est un sport qu'adorent les Russes. Tu aurais aimé venir ici ?
Oh ça fait longtemps que je n’ai pas mis les patins... Après, non, il y a des pays qui me font un peu plus bander que celui-ci.

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Propos recueillis par Maxime Brigand et Matthieu Pécot
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