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Star en Colombie, narcotrafiquant en Europe : la double vie d'Antony de Ávila

Ancien international colombien, star de l'America de Cali, Antony de Ávila a été arrêté le 21 septembre 2021 à Naples. Il était recherché par la justice italienne depuis 2004, pour production et trafic international de drogue.

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Le 22 juin 1994 est un jour tristement célèbre dans l’histoire du football colombien. Ce jour-là, la Colombie s’incline 2-1 face aux États-Unis lors du deuxième match de poule du Mondial 1994, avec notamment un but contre son camp d’Andres Escobar. Dix jours plus tard, le défenseur colombien « coupable » de l’élimination sera assassiné par Humberto Muñoz Castro, à Medellín. Ce 22 juin 1994, sur la pelouse du Rose Bowl de Pasadena, outre le malheureux Escobar, on retrouve des joueurs qui ont écrit la légende du football colombien, comme Carlos Valderrama, Freddy Rincón, Faustino Asprilla ou encore... Antony de Ávila.

Vidéo

Peu connu en Europe, cet attaquant de poche, surnommé El Pitufo (le Schtroumpf) pour sa toute petite taille (1,60m) n’est pas n'importe qui en Colombie. Il est le recordman de buts de l’America de Cali (169 pions), le sixième meilleur buteur de l’histoire de la Copa Libertadores, et un septuple vainqueur du championnat colombien. Il est même entré dans la légende en 2009 quand, dix ans après avoir pris sa retraite, il avait rechaussé les crampons pour un contrat de quelques mois avec l’América de Cali, à 46 ans. Et pourtant, on découvre aujourd’hui qu'Antony de Ávila avait une double vie. Footballeur star en Amérique du Sud et trafiquant de drogue en Europe.

Corps de ferme, trafic international de drogue et cartel de Cali


L’histoire est tout simplement improbable. Depuis sa deuxième retraite footballistique, en 2009, on n'avait pratiquement plus entendu parler d’Antony de Ávila. Quelques posts Instagram, tout au plus. L’ancien international semblait avoir opté pour une vie calme, paisible et rangée. Il y a quelques années, il avait racheté un vieux corps de ferme, qu’il a transformé en maison d’hôte. Il y vit encore aujourd'hui, y loue des chambres, et la petite entreprise tourne grâce à sa réputation.

Sauf que, ce 21 septembre 2021, la police de Naples annonce que De Ávila a été arrêté à Naples. Et là, les informations s’enchaînent. Le joueur était en réalité recherché depuis 17 ans par la justice italienne. Les faits qui lui sont reprochés ? Production et trafic international de drogue, rien que ça. Jamais personne n'en avait parlé, jamais l’enquête n'avait fuité. Le seul lien connu entre De Ávila et le trafic de drogue, jusqu’ici, était une dédicace qu’il avait faite en 1997, après un but marqué lors d’un match Colombie-Équateur. Ce but avait été dédié aux frères Rodríguez Orejuela, deux gros poissons du cartel de Cali, détenus à l'époque à la prison de Bogotá. Il s’était justifié en expliquant que les frangins l’avaient aidé lorsqu'il était plus jeune. « Je n'ai pas peur de ce que les gens peuvent penser de ma dédicace, avait-il alors déclaré. Si je fais une erreur, Dieu me jugera et j'accepterai la punition. Je me suis souvenu d'eux (les frères Rodríguez Orejuela, NDLR) pour les conseils qu'ils m'ont donnés quand j'avais 19 ans, et je voulais partager ma joie avec des gens qui traversent maintenant une mauvaise passe. » En réalité, la relation entre les trois hommes était bien plus profonde. Ils étaient amis, mais aussi partenaires de « travail » , déjà à l’époque.


Arrestation en maillot de l'America de Cali


Mais les faits qui sont véritablement reprochés à De Ávila, ceux pour lesquels il était poursuivi, remontent à 2001. Ils auraient été commis à Naples et à Gênes, selon le Corriere della Sera. À cette époque, la police de Naples croit savoir que De Ávila est lié à un gang de narcotrafiquants sévissant aux Pays-Bas. Ávila est alors accusé de prétendue production et trafic international de drogue, et va même passer quelques jours en prison sur le territoire italien. Il est néanmoins libéré rapidement, faute de preuves contre lui. L’enquête s’est toutefois poursuivie, et de nombreuses informations concordantes ont permis de l'identifier comme l’un des hommes au centre du trafic. Son nom figurait notamment dans les archives du groupe qui importait de grandes quantités de drogue chez nos voisins néerlandais. Un mandat d'arrêt pour « trafic et production de drogue » a donc été émis à son encontre le 22 décembre 2004, assorti d'une peine de prison de douze ans. L'ancien joueur était donc officiellement recherché depuis par la justice italienne.

Cette cavale a duré 17 ans, et s'est interrompue ce 21 septembre, lorsque De Ávila a été arrêté lors d'une opération menée par les enquêteurs du commissariat Vicaria-Mercato, qui l’ont pris en filature et chopé non loin de la Porta Capuana. De Ávila était accompagné de deux trafiquants de drogue napolitains, avec lesquels il avait été déjà lié des années auparavant. Toujours selon le Corriere della Sera, la rencontre aurait eu pour but de reprendre les contacts entre le Colombien et les trafiquants. Dans un entretien accordé à l’émission Blog Deportivo, de BLU Radio, le journaliste du Mattino (quotidien napolitain) Giuseppe Grimaldi raconte que lorsqu'il a été interpelé, De Ávila « portait le maillot de l’América de Cali et a essayé d'expliquer son séjour dans le pays en disant qu'il n'était qu'un touriste. Il a dit qu'il aimait beaucoup l'Italie, mais la police savait exactement qui il était, et qu’il s'agissait d'une personne recherchée. »


Un message lunaire


Encore plus étrange, juste après son arrestation, les médias colombiens ont diffusé une vidéo extraite du smartphone de De Ávila, tournée il y a quelques semaines... aux Pays-Bas. On y voit l’ancien international, seul dans la rue, s’adresser à la caméra comme s’il s’adressait à quelqu’un. Mais qui ? Son discours est pour le moins lunaire. « Salut mon ami, comment vas-tu ? Je suis en Hollande, à Amsterdam, assis sur un trottoir dans un quartier où il y a une zone commerciale. Je me suis assis ici pour profiter de la vue et de l'oxygène que Dieu nous donne, partout dans ce monde. Il y a une réflexion très importante : dans la vie, nous ne sommes rien, c'est un étrange mirage. La vie dans tous les coins du monde est la même, où que vous alliez. L'être humain en vaut la peine, pas les choses matérielles. Vous pouvez avoir des millions et des millions, vous pouvez avoir les voitures que vous voulez, les femmes que vous voulez, mais la loyauté et la spontanéité de l'être humain est la chose la plus importante, avec la spiritualité. Une fois que vous vous sentez bien, le reste, en ce qui concerne les choses matérielles, n'a pas de sens. Je me sens bien ici, assis sur ce trottoir et je suis heureux, bye ! » Bref, la drogue, c’est mal.



Par Éric Maggiori
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