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Stade à vendre sur Paris, joli quartier ...

Nathalie Kosciusko-Morizet et Anne Hidalgo sont au moins d'accord sur une chose : l'idée de vendre le Parc des Princes n'est plus un «  sujet tabou » (pour reprendre l'expression de la candidate socialiste lundi dans L'Équipe). On ne savait pas la ville de Paris si mal en point financièrement... À moins qu'il ne s'agisse simplement d'une preuve supplémentaire que le PSG représente de moins en moins le club des Parisiens et de plus en plus celui de la marque Paris ?

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Petit rappel d'abord. Le Parc des Princes est aujourd'hui « loué » dans le cadre d’une convention d’occupation du domaine public d’une durée de trente ans, avec une redevance, récemment réévaluée, qui rapporte au minimum 1 million d'euros par an à la ville. Dans ces conditions, « la première question que l'on doit se poser, explique Boris Helleu, maître de conférence à Caen, c'est de savoir combien peut bien valoir cette infrastructure sportive. Et aussi, évidemment, les modalités de transfert de propriété. » Une simple rétrocession gratuite semble exclue, et l'intérêt pour le PSG apparaît, dès lors, évident. L'actif d'un club de foot repose sur une marque et des joueurs. « Un grand club y ajoute son stade. Aujourd'hui avec le bail emphytéotique, le PSG est quasiment propriétaire sans l'être véritablement, avec certes un proprio sympa qui le laisse longtemps dans la place et mener à bien les travaux qu'il désire, poursuit Helleu. Cependant, cela reste un bail. Ce serait pour QSI l'occasion de franchir une étape dans son développement. Et pour revenir à la question principale : à quel prix ? D'une certaine manière la localisation du stade vaut peut-être plus cher qu'un stade neuf. »

Quelle urgence ?

Nul doute en effet que le fonds d'investissement qatari salive déjà et que ce ne sera pas, pour les actuels propriétaires du club parisien, un problème le jour où il faudra sortir le chéquier. Toutefois, on peine à comprendre l'urgence ou les motivations du côté de l'Hôtel de Ville - d'ailleurs, Bertrand Delanoë n'en a jamais soufflé mot -, au risque de bâcler le dossier. « On peut imaginer que la mairie de Paris, quel que soit son bord, pourrait être heureuse de se débarrasser de ce stade coûteux qui peut donner l'impression à l'opinion publique qu'elle finance un club de milliardaires, détaille l'économiste Bastien Drut, auteur du livre 20 questions improbables sur le foot à paraître en mars. Si le prix de vente est suffisamment élevé, cette transaction pourrait faire beaucoup de bien aux finances de la mairie. Il est difficile de comprendre pourquoi les Français (contrairement aux Anglais, par exemple, ndlr) n'ont historiquement pas essayé de créer les conditions qui auraient permis aux clubs de devenir propriétaires de leur stade. Du coup, cela a beaucoup pesé sur les dépenses publiques françaises.  »

De fait, si une telle éventualité venait à se confirmer, il s'agirait d'une première en France. Un événement que le groupe de travail sur le football durable dirigé par le socialiste Jean Glavany n'a même pas pensé à envisager dans ses conclusions, par ailleurs très timides sur la question des stades. Cette approche strictement pécuniaire risque néanmoins d'échouer à convaincre les partisans d'une vision « sociale » et « culturelle » de la place du foot, et du sport en général, notamment à Paris. « C'est choquant à entendre, se désole Jérôme Bénadiner, co-réalisateur du documentaire Parc. Le Parc représente tellement pour Paris, et pas seulement pour le PSG... Pour les supporters, il existe un lien très fort entre la ville, le club et son stade. Et puis ensuite ? Qui en serait propriétaire ? Qu'est-ce qu'il en fera ? » En 2012, Philippe Broussard, auteur du mythique Génération Supporter, avait lancé une pétition afin que le PSG reste au Parc quand l'idée de son déménagement fut avancée. «  C'est un sujet tabou. Le Parc relève du patrimoine de Paris et des Parisiens. On ne vend pas la Tour Eiffel ou le Louvre, on ne doit pas vendre ce stade, pose le journaliste. Cela peut faire hurler ceux qui ne connaissent rien au sport, mais c'est ainsi. Au même titre que le PSG doit jouer au Parc, le Parc doit demeurer entre les mains de la ville de Paris, ce qui permet au passage à cette dernière de conserver en outre un petit droit de regard sur ce qui s'y passe. Qu'il y ait des arrangements d'ordre capitalistes, ok, mais pas davantage… Peu importe que le ou les propriétaires soient du Golfe ou Microsoft, c'est juste impensable. »


«  Comment défendre l'abandon du patrimoine des Parisiens ?  »

Le vieux dilemme du foot pro à la française se trouve condensé dans ce paradoxe. Pour rapporter, le foot doit incarner quelque chose de plus qu'un banal produit commercial, d'asseoir ses bénéfices sur une plus-value affective et historique. Ce qui nécessite également de ne pas considérer les supporters comme de pauvres clients, sans oublier qu'ils sont aussi les citoyens de la ville dont les stars « taxées à 75% » portent, paraît-il fièrement, les couleurs. «  Déjà que la ville avait reculé sur le Plan local d'urbanisme à l'occasion du renouvellement de bail, abandonnant des prérogatives réservées normalement aux élus à un groupe privé... soupire un ancien porte-parole de LPA (Liberté pour les abonnés). Et voilà que désormais on parle de la vente du Parc ? Finalement, quelque part, QSI reprend les vieux projets de Colony. Cela ne va pas être simple à justifier. Pour NKM, il va falloir qu'elle explique son choix auprès des associations de droite du quartier, qui sont contre les projets immobiliers de QSI. Pour la gauche, après l'abandon des supporters, et les concessions aux Qataris, comment défendre l'abandon du patrimoine des Parisiens ? En tant que citoyen de Paris, tu ne peux parfois plus te rendre dans ton stade alors que les proprios du club, parfois avec des avantages fiscaux, peuvent faire ce qu'ils veulent... » Pour rappel, il n'est pas pour l'instant prévu de céder le Stade Déjerine au Paris FC.

Par Nicolas Kssis- Martov
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