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Soviet Suprem : « L'hymne de la Coupe du monde ? À chier »

De retour en 2018 avec leur deuxième album Marx Attack, le groupe Soviet Suprem suit la Coupe du monde en douceur. Même si le personnage de R-Wan, Sylvester Staline, n'est jamais très loin de reprendre le contrôle. Interview.

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Vous êtes nés en 1974 à St Petersguirec dans les côtes d’Armov. Ce Mondial à la maison, j’imagine que tu en rêvais depuis tout petit...
(Rires.) Le truc soviétique, c’est que, quand on a commencé Soviet Suprem, on a fait ça dans les Balkan Beats pour parler des ex-républiques soviétiques. Moi du coup, je suis métisse mi-américain mi-russe, alors que mon compère John Lénine est plus de l’ex-Yougoslavie. Niveau football, j’adorais comment jouait la Yougoslavie. La Serbie a d’ailleurs fait une belle entrée. La Russie, je n’ai pas trouvé qu’ils jouaient réellement bien (l’interview a été réalisée avant le match face à l’Égypte, N.D.L.R.). Dans le contenu, c’était assez faible.

Qu’est-ce qui vous a fait tomber amoureux du ballon rond ?
Je suis tombé dedans très tôt, je jouais dans un club à Vitry-sur-Seine qui s’appelait le club athlétique de Vitry. J’étais le seul à aimer le foot, mes parents n’aimaient pas du tout. C’est vraiment le club du quartier qui m’a fait adorer le foot. J’ai eu une révélation le soir de France-Allemagne 1982, j’avais alors sept-huit ans. J’ai pleuré devant le match. Il y avait sûrement un truc avec « l’Allemand » , puisque j’avais des grands-parents qui avaient connu la guerre... J’ai compris beaucoup de choses ce soir-là.


Y a-t-il un joueur ou une équipe en particulier qui a exacerbé ce sentiment ?
Moi, celui que j’aimais bien quand j’étais plus jeune, c’était Dasaev. Ça m’avait marqué parce qu’à l’époque, la barre de son but était en bois et il l’avait cassée sans scrupule. C’était hyper impressionnant, c’était déjà le culte de l’homme fort.

Tu as dit dans une interview que tu te repérais dans le temps en partie grâce aux Coupe du monde...
(Il coupe.) Et c’est vrai. Là récemment, je viens de changer de carte bleue et j’ai retenu les numéros de code parce que ça correspond à des dates de Coupe d’Europe et de Coupe du monde. En voyage, le football a toujours été pour moi la porte d’entrée pour parler avec les gens. C’est à la fois le sport le plus vicieux, le plus injuste, et en même temps le plus démocratique. Il y a d’ailleurs souvent une morale dans les matchs, où le plus faible peut battre le plus fort.


Même si c’est assez « français » d’espérer la chute du plus fort, comme en Coupe de France par exemple...
Alors en revanche, la Coupe de France, je m’en fous de ça. Le petit poucet, tout ça... Ça, c’est la franchouillardise que je déteste. Quand je te parle du pot de terre contre le pot de fer, c’est plus Cyrano de Bergerac. Là oui, c’est français, c’est le panache. En 1998 pour le coup, ça a opéré un changement dans la mentalité française.

On est un peu déçu que votre chanson « Vladimir » n’ait pas été retenue comme hymne de la Coupe du monde... On vous a donné une raison ?
Ouais, j’aurais bien aimé aussi... Déjà, il est arrivé deuxième lors d’une cérémonie à Berlin, battu par un clip sur Kim Jong-un d’un groupe russe. Surtout que cette Coupe du monde manque de musique, de cérémonies. Y en a eu une, d’ailleurs ? Moi, en tant que Sylvester Staline, je t’aurais foutu un grand défilé militaire sur la place Rouge avec des hélicoptères. (Rires.) Là, Poutine est resté sobre depuis le début de la compétition et je pense que c’est une tactique.

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Qu’est-ce que vous pensez de l’hymne officiel en tant que « chef de la police polyphonique » ?
Il est à chier. En revanche, je n’avais pas capté que la Russie avait gardé l’hymne soviétique, et j’ai été très ému quand je l’ai entendu. J’ai eu une larme rouge.


Il y a une équipe qui t’a plu depuis le début du Mondial ?
Le Mexique. En tant que Sylvester Staline, je devrais détester le Mexique vu qu’ils ont protégé Trotski que j’ai fait assassiner, mais il y a un côté très coco là-bas qui fait que j’aime bien la mentalité. C’est épicé.


Quel joueur de l’équipe de France est le plus soviétique ?
(Il réfléchit.) Le problème des joueurs actuels de l’équipe de France, c’est qu’ils sont assez jeunes. Maradona était carrément soviet' compatible, par exemple. Il fume le cigare comme le Che, il jouait à Naples qui est vu comme une ville abritant des pouilleux... Et c’est ça, le communisme. Rendre de la dignité au peuple.

Vous êtes considérés par beaucoup comme étant pros de la « dissimulation » . Quel conseil tu donnerais aux Bleus pour se faufiler sans trop faire de bruit jusqu’en finale ?
Il ne faut pas qu’ils soient discrets, je pense. C’est justement le jeu à la Deschamps, se faufiler, la « chatte à Dédé » . Je ne suis pas fan, c’est gagne-petit. Je préfère encore perdre avec la manière. Je ne crois pas au dicton qui dit que « seule la victoire est belle » . J’étais aussi heureux de suivre la France en 1986 et en 1992 qu’en 1998. En 2006, le match que les Bleus sortent contre l’Espagne, c’était avec la manière. J’ai jamais aimé le jeu à l’italienne, alors que c’est très soviétique. Avec les joueurs qu’elle a, l’équipe de France doit faire plus, car ce n’est pas avec sa défense qu’elle ira au bout.



Propos recueillis par Andrea Chazy
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